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Arles (11/09/2010) : La fête de l'Aficion...

 

arles

Photo : Daniel Chicot

Quelle belle après-midi d'Aficion...

Par un temps superbe, répondant à l'appel de la Direction des Arènes, les aficionados ont tout d'abord noirci le parvis des arènes avant que la plupart d'entre eux, après les discours de Mrs Hervé Schiavetti, Maire d'Arles ; Michel Vauzelle, Président de Région et de Mme "Quinquin" Yonnet, Présidente des ganaderos français, ne s'en aillent rejoindre leur place sur les tendidos. Et ils n'allaient pas être déçus...

Après une entame musicale très appréciée pouvait débuter cette Goyesque 2010 qui déjà avait la saveur toute particulière du triomphe : Celui de l'Aficion retrouvée dans des arènes pleines.

Nous passerons sous silence la prestation du jeune rejoneador Manuel Manzanares, frère et fils des deux autres, qui n'a pas eu la réussite escomptée en ce jour de fête.

Les toros de Daniel Ruiz, plutôt charpentés et correctement armés, se sont admirablement comportés pour la plupart, accordant noblesse et caste lors d'embestidas de grande transmission. Le mayoral de l'élevage sera légitimement invité à sortir a hombros en compagnie des deux héros du jour.

El Juli retrouvait son élevage fétiche. Celui de son alternative. Celui de son solo Nîmois qui reste encore dans toutes les mémoires. Il s'appliqua tout d'abord à canaliser la charge désordonnée de son lourd premier, qui s'engouffrait dans les étoffes avec violence après avoir mis au tapis son picador sur la première rencontre. Ceci fait, il le roula d'un premier "Julipié" qui fit déjà mouche. Son second était de grand son et c'est au rythme du paso " Davila Miura" qu'il dansa autour du madrilène avant de s'effondrer, couché d'un deuxième estoconazo d'effet rapide. Mais c'est avec le cinquième, le plus noble du lot que le Juli atteint les sommets. Et encore pour finir un troisième "Julipié" foudroyant celui-ci, qui fit blanchir les arènes réclamant l'octroi de deux trophées supplémentaires pour un triomphe majuscule.

Lorsqu'il a été certain que José Mari Manzanares ne pourrait tenir son poste en Arles ce samedi, la question inévitable de son remplacement s'est posée. Mais alors que le titulaire défaillant semblait en mesure de tenir le rythme de ses compagnons de cartel, qui d'autre aurait pu le faire aujourd'hui ? La prestation de Juan Bautista prouve qu'outre les engagements des toreros de même statut qui ne pouvaient donc être présents en Arles, la solution du mano a mano était la plus logique dans le contexte actuel.

Juan Bautista traverse toujours ce grand moment qui, quelques dates mises à part, dure depuis son triomphe Madrilène. Capote de soie et muleta de velours, l'Arlésien n'a pas tiré le meilleur lot au sorteo (même parmi les bons, il y a des meilleurs...), mais a su s'adapter à la condition de chacun de ses adversaire. On l'a vu répondre au quite d'El Juli, accueillir deux de ses toros un puis deux genoux en terre en début de faena et au final, répondre du tac au tac au monstre madrilène qui connaît également une temporada exceptionnelle. Et comme ce dernier, il ne lui aura fallu que trois coups d'épée pour rouler dans le sable ses trois adversaires, plus faibles les 2ème et 6ème, très bon le 4ème.

Une après-midi qui fait décidément beaucoup de bien aux aficionados que nous sommes...

Laurent Deloye "El Tico"

 

 

Arles - 11 septembre 2010

Plein - Très beau temps

1 novillo de Palla pour Manuel Manzanares, trop peu châtié qui posa pas mal de problème au cavalier. Celui-ci connut en sus quelques soucis aux aciers : Silence.

6 Toros de Daniel Ruiz, charpentés, armés commodes, mais cornes intactes, maniables en général. Meilleurs les 3ème, 4ème et 5ème. Désordonné et violent le 1er ; sans charge le 2ème ; plus bas de race le 6ème, un peu faible. 12 rencontres avec la cavalerie Alain Bonijol.

El Juli : Oreille / Deux oreilles / Deux oreilles

Juan Bautista : Oreille / Deux oreilles / Deux oreilles

Reportage Photographique : Isabelle Dupin (rassemblement aficionado ; Daniel Chicot (paseo) ; El Tico photos

 

 

 

 

 

 

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