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Arles (10/09/2010) : Triomphe d'Alberto Aguilar - Oreille et beaux gestes pour Diego Urdiales

 

alberto aguilar

Photo : Daniel Chicot

Petite entrée pour cette première de Feria, malgré une affiche prometteuse, le blessé Sergio Aguilar ayant été substitué avec beaucoup d'à propos par Diego Urdiales, un des hommes en forme du moment.

Mais il faut croire que l'aficion arlésienne n'est plus ce qu'elle était, comme en témoigna l'ambiance très désagréable qui régna en fin de corrida, alors que le jeune Alberto Aguilar peinait à mettre en suerte un adversaire particulièrement pénible et dangereux. Cette aficion était peut-être dépitée de ne pas assister au combat de rue que le cartel promettait. Mais les toros de La Quinta, très bien présentés dans le style Santa-Coloma, ont dans l'ensemble déçu.

Rafaelillo toucha deux toros mobiles, mais à la noblesse un peu niaise. Comme à son habitude, le Murciano donna beaucoup de sa personne pour tenter de forcer son destin. Un estoconazo sur son premier et une entière en bonne place sur son second ne lui permirent que de saluer.

Diego Urdiales fut l'auteur des plus beaux gestes de la tarde. Il repart avec une seule oreille dans son escarcelle, pour cause d'épée basse en fin de premier combat. Dommage, car le torero d'Arnedo avait dominé un premier adversaire dangereux, avant de toréer avec beaucoup de goût et de classe un cinquième noble mais fade.

Alberto Aguilar a les défauts de ses qualités. Son enthousiasme et son implication de tous les instants rendent son toreo rapide et parfois électrique. Malgré-ce, le madrilène a une nouvelle fois livré une grande prestation devant son premier, de vuelta al ruedo, qui venait dans sa muleta comme un TGV en début de faena. Il parvint cependant à s'accorder avec ce fameux "Mesonero", malgré quelques passages très serrés sur le piton droit. La couture de la jambe droite de sa taleguilla en fut témoin. Son dernier était imbuvable. Alberto fit l'effort mais fut contraint de s'en débarrasser dans une ambiance délétère.

Laurent Deloye "El Tico"

 

La chronique de Marie Barcelo :

Certains me blameront peut-être de précher pour ma paroisse mais il est un point sur lequel beaucoup s'accorderont au sujet de cette corrida, c'est que si les toreros donnèrent le meilleur d'eux même et se montrèrent à la hauteur, les toros pour la plupart déçurent par manque de transmission et parfois même de dangerosité extrême comme le dernier exemplaire.

Malgré ce le héros de l'après-midi Alberto Aguilar tira son épingle du jeu, coupant les deux appendices de son premier adversaire et passa à deux doigts de l'oreille de son second.

Rafaelillo: Son premier impressionna par sa force à la pique à deux reprises mais moins par sa bravoure. Dans la muleta ce toro aussi grand que lui chargea ensuite avec une certaine douceur bien que souvent indécis et très exigeant. A droite, corne la plus exploitable, il domina les débats avec intelligence et fermeté puis tua d'une formidable entière. Il salua.

Il chercha à donner du goût à son jeu de cape avant de voir son deuxième exemplaire s'endormir à deux reprises sous la pique. Il prit ensuite le temps de faire les choses bien, de donner la priorité à la douceur face à ce toro qui, une fois encore, fut plutot noble mais ne transmit aucune émotion. Une entière. Salut.

Diego Urdiales fut sublime dès les premiers derechazos face à ce toro des plus imposants qui l'avait attrapé violemment à gauche à la cape. Il sur profiter pleinement de la mince coopération de cet adversaire distrait en fin de passe mais très doux. A gauche cependant il s'avéra très étrange et dangereux. Une entière. Salut.

Son second prit deux piques dont la second plus légère. Mais malgré un début à la muleta prometteur cet adversaire aussi fut dépourvu d'émotion et la finesse et l'esthétisme du torero primèrent. Que ceux qui s'attendaient à voir une corrida dure et un bon vieux combat brutal se détrompent, c'est de l'art à l'état pur que nous offrit Urdiales. Il coupa une oreille.

Alberto Aguilar: Malgré trois piques son premier arriva frais comme un gardon dans la muleta du jeune-homme qui ne baissa pas la garde sous peine de se mettre davantage en danger. A droite une énorme série vint donner une crédibilité supérieure: la main basse et armé d'un mando exceptionnel, il mena ce toro loin derrière, liant avec vibration, réglant comme par magie les problèmes de vitesse de ce toro ainsi adouci. Il le tua d'une énorme épée et coupa deux oreilles.

Son second fut le pire du lot. Infame dès les banderilles il coupa la route à chaque péon et fonca tout droit sur le torero à la muleta. A gauche, en ligne droite et à mi-hauteur tout en se croisant à outrance, Aberto parvint à réaliser l'incroyable à force de courage et de fermeté, le tout dans une ambiance nauséabonde. Il tua d'une entière habile et salua. Une oreille n'aurait pas été de trop.

Marie Barcelo

Arles - 10 septembre 2010

1/3 d'arène - Beau temps avec vent non génant.

6 Toros de La Quinta, bien dans le type, très bien présentés, mobiles en général mais manquant la plupart de transmission. Supérieur le 3ème, "Mesonero", n°56, honoré d'une vuelta al ruedo. 13 rencontres avec la cavalerie Alain Bonijol.

Rafaelillo : Salut au tiers après avis / Ovation

Diego Urdiales : Salut / Oreille

Alberto Aguilar : Deux Oreilles / Salut au centre

 

Reportage Photographique : El Tico photos

 

 

En ouverture de la Feria, jeudi 9 en nocturne, était proposée une classe pratique de l'Ecole Taurine d'Arles :

Andy nous met du baume au cœur, Clementito nous fait de belles promesses
 
Les aficionados arlésiens ont eu de belles surprises dans le cadre magique des arènes d'Arles de nuit toutes illuminées. Les jeunes élèves de l'école taurine arlésienne ont tout donné face aux becerros du Laget, surtout beaucoup de plaisir aux gradins, dans une ambiance très chaleureuse. Clementito, inscrit aux aficionados practicos a déjà tout d'un grand. Il fut effarant d'aisance et de toreria à la cape, toreant par véroniques stylisées. A la muleta il dut tout d'abord sortir son adversaire qui avait pris querencia aux planches. Les débuts à droite s'avérèrent difficile tant le becerro sérrait. A gauche, a corne la plus profitable, il dévoila une technique étonnante pour son jeune age. Jamais dépassé, il troua à chaque retour de charge trop violent un recours, de manière esthétique qui plus est. A droite il inventa finalement une série droitière à force de volonté et courage. Il coupa une oreille symbolique.
Yoann Martinez se montra aussi fougueux que son becerro pourtant faible. Bien qu'il ne manqua surtout pas d'envie, une pointe de douceur arait été la bienvenue, de manière à soigner d'avantage l'animal. Une oreille. Fabien Sanchez lança la compétition en allant à puerta gayola. A la muleta il révéla un style travaillé et s'efforça d'allier toreo profond et variété. Cependant si l'animal fut noble au départ, il devint peu à peu impossible à droite, attrapant le jeune homme à plusieurs reprises. Une mise à mort laborieuse le prise d'une oreille. Salut. Lilian Ferrani lui aussi se présenta à genoux devant le toril et ajouta ensuite deux largas aux planches. A la cape il embarqua son excellent adversaire de manière prometteuse par véroniques avant d'executer deux cambios au centre dont il n'eut pas à rougir. Il sut profiter pleinement des qualité de mobilité et noblesse du becerro qui chargeait de loin. Enchainant avec une liaison pure et entrainante, il se relacha complètement sur quelques derechazos admirables. Le clou du spectacle ce fut à coup sûr le tout jeune Andy Younes. Survolté dès la cape il bénéficia d'entrée de la tendresse du public. A la muleta il mit en scène un véritable show, adoptant même quelques postures inspirées. Il lia finalement une série droitière formidable, saupoudrant le tout de molinetes et autres passes de dédain, le tout relevé de mimiques d'entrega et de plaisir euphorisantes. Un garçon imprévisible et émouvant qui nous rappelle a quel point c'est beau un rêve, surtout celui d'être torero... Il coupa les deux oreilles et la queue symboliques.

Marie Barcelo

 

 

 

 

 

 

 

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