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Nîmes (18/09/2010 - soir) : Ponce l'enchanteur...

 

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Photo : Daniel Chicot

Depuis maintenant de longues années, tarde après tarde, Enrique Ponce a pris pour habitude d'ensorceler l'Aficion Nîmoise. Parfois, le résultat statistique n'est pas à la hauteur des émotions ressenties... Comme aux dernières Pentecôtes devant les Samueles pour cause d'épée défaillante. Le bras n'a pas tremblé aujourd'hui et le Valencian a coupé les trophées maximum sur son premier toro, tuant la course dès le deuxième exemplaire de Victoriano del Rio.

Drôle de corrida qu'avait envoyé le ganadero de Guadalix de la Sierra. Bien présentés sans excés de poids, les armures commodes pour la plupart (à l'exception du 6ème supérieurement armé), les toros Madrilènes ont donné du jeu en restant à mi-hauteur et sans transmettre réellement d'émotion. Seuls les premiers et sixième, tous deux échus à Juan Pablo Sanchez, se sont révélés plus nobles, mais faibles. Et à ce petit jeu là, c'est souvent Enrique Ponce qui gagne...

La longue histoire des toreros retiendra que le Mexicain Juan Pablo Sanchez a passé son doctorat devant Cochabanba, de Cortes un tostado portant le n°157 et pesant 475 kgs. Le nouveau matador lui servit une faena propre mais sans relief, le toro montrant quelques signes de faiblesse. Il l'occit en deux fois, d'un pinchazo suivi d'une entière tendida suffisante. Même son de cloche avec l'ultime de l'envoi, avec un résultat toutefois plus accroché et brouillon.

Enrique Ponce a donné une nouvelle leçon d'élégance torera en cette après-midi Nîmoise. Ce toro qui avait provoqué une chute spectaculaire du groupe équestre sur la première rencontre, arriva mobile mais tête à mi-hauteur dans la muleta du Maestro. Qu'à celà ne tienne, quelques minutes plus tard, après les dernières passes circulaires données genou fléchi qui sont désormais une de ses marques de fabrique, Enrique Ponce couchait son adversaire d'une entière foudroyante. Dans l'euphorie générale, le palco lui accordait les deux oreilles et la queue, rendant très compliquée la tâche de ses compagnons de cartel. Mais il fallait bien cela pour matérialiser l'explosion ressentie par chacune des vieilles pierres de l'amphithéâtre romain lorsque le toro roula dans le sable... Il fit un gros effort face à son deuxième adversaire, âgé de cinq ans, qui s'est montré violent dès les premiers lances de cape. A noter, en fin de faena, quelques séries gauchères de catégorie qui ont précédé une mort en deux envois.

Sebastian Castella s'est tout d'abord signalé par un beau quite par chicuelinas face à son premier, qui allait se révéler bon et plutôt noble. Lors de la faena de muleta, le biterrois raccourcit rapidement les distances pour finir sur un hallucinant numéro de touche-touche avant de devoir s'y reprendre à deux fois pour coucher son adversaire. Le cinquième du jour chargeait également tête haute. Castella lui servit une faena au long cours, mais sans arriver à réellement faire monter l'émotion. Il l'acheva d'une épée basse et d'un descabello après pinchazo.

Laurent Deloye "El Tico"

 

Nîmes - 18 septembre 2010  - 5ème de Feria

9/10ème d'arène - Temps couvert sans précipitations.

6 toros de Victoriano del Rio (1er Toro de Cortes), bien présentés, nobles, donnant du jeu mais manquant de noblesse et de transmission en général. 12 rencontres avec la cavalerie Philippe Heyral.

Juan Pablo Sanchez (qui prenait l'alternative) : Salut / Silence

Enrique Ponce : Deux oreilles et queue / Salut après avis

Sebastian Castella : Oreille après avis / Salut après deux avis



Reportage photographique : El Tico photos

 

 

 

 

 

 

 

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