bandeau haut
reportages 2006 2007 2008 2009 2010 campo
lequipe
cartels archives liens mentions legales

 
 
 

 

 

 
 

 
 
contact
 

 

LOGO
Saint-Gilles (30) - 09/10/2010 - Finale de Graines de Toreros 2010 : Une après-midi bien maussade ...

 

ma romero

Photo : El Tico

L'édition 2010 de "Graines de Toreros" n'aura donc pas de vainqueur... Ainsi en a sagement décidé le jury du jour après quelques sifflets dans le public à la seule annonce d'une éventuelle remise de prix en piste.

Certains se plaindront des toros... C'est souvent une solution de facilité. Les Fernay d'aujourd'hui étaient sérieux, encastés, les deux premiers se révélant plus compliqués. Mais les autres demandaient à ce qu'on leur fasse bien les choses. Et personne aujourd'hui dans le ruedo ne semblait en mesure d'y parvenir... Au final deux fois trois avis ; des mises à mort laborieuses et des accrochages qui auraient pu avoir des conséquences dramatiques. Car c'est avec la santé de ces jeunes gens que l'on joue en ces après-midi qui devraient être de fête, mais qui pourraient virer au cauchemard.

Seule motif de satisfaction, les belles prestations des subalternes Marc-Antoine Romero, appelé à saluer après deux paires de banderilles supérieures, et El Santo, que l'on a revu avec plaisir dans notre Sud-Est.

"El Tico"

La chronique de Marie Barcelo :

C'est une après-midi maussade que nous avons vécu lors de cette finale qui aurait dû être la course révélatrice de jeunes espoirs de la tauromachie. Cependant ces derniers ont rencontré en l'espace de deux heure trente bien des obstacles : adversaires exigeants, échecs répétés à l'épée, accrochages. Qu'il est difficile d'avoir un tel rêve, de relever un tel défi ! Cette après-midi aura au moins servi à nous le rappeler, et le public semble l'avoir compris. Respectueux, il s'est montré compatissant lorsque Carlos Ojeda et Alejandro Rubio ont écouté trois avis, et reconnaissant lorsqu'il a perçu des efforts sincères. Mais les jeunes n'ont surement pas été les seuls déçus. Car si leur profession est ardue, celle de ganadero l'est tout autant. Car après une saison extraordinaire de la part des éleveurs arlésiens et des résultats toujours plus satisfaisant, nul ne s'attendait à être déçu aujourd'hui. Heureusement, cela ne remet rien en cause, et que les défaitistes et autres dramaturges relativisent en se disant que nous avons simplement assisté à une suite d'accidents malheureux.

Carlos Ojeda: Après avoir brindé son adversaire au public, il réalisa dès les premières passes de muleta que la tâche n'allait pas être aisée. Se retournant court, ce becerro obligea notre espagnol à s'imposer toujours plus en avant sur la corne droite, la gauche étant impossible. Il ne fut réellement quieto que sur une série droitière méritoire. Il échoua ensuite aux aciers, écoutant les trois avis.

Son second becerro invalide fut changé par un bon sobrero. Il profita de cet adversaire plus mobile pour poser sa marque par un jeu de cape enjoué et varié. Prêt à exploiter ses qualités, il lia avec propreté, prenant soin entre chaque série de laisser respirer l'animal, afin de prolonger sa faena. Une atravesada, une trois-quart de lame basse et une entière.

Alejandro Rubio nous offrit un réception de cape un ton bien en dessus. S' apercevant lors des banderilles que cet exemplaire ne s'annoncait pas beaucoup plus commode que le précédent, il mit les bouchées doubles à la muleta, et tenta par des toques énergiques et une main basse de ralentir et adoucir ces charges agressives. A tant s'y efforcer il se fit d'ailleurs violemment accrocher avant de le tuer de trois pinchazos et une trois-quart de lame.

Il ne parvint pas à convaincre face à son second.

Maxime Curto ne parvint par à se poser face à son premier. Il réalisa pourtant les meilleures véroniques de l'après-midi face à son second, le plus intéréssant du lot, même s'il montra de meilleures manières à gauche. Et lorsque Maxime s'en rendit compte, cette finale prit enfin l'ampleur attendue. Très doux et relâché, il distilla tout en finesse quelques naturelles à la saveur artiste incontestable. Deux pinchazos, une entière, une demie-lame et descabello.

Le prix du vainqueur de graine de torero ne fut pas décerné pour la première fois en sept ans.

Marie Barcelo

Reportage photographique : El Tico photos

 

 

RETOUR