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Ganaderia "La Paluna " : La passion pour moteur

 

la paluna

Si les origines de la ganaderia "La Paluna" remontent à 1994, avec la création de l'élevage par Michel Fare et Robert Venant à base de sang Guardiola par Riboulet, c'est en 1998 que les premières vaches d'origine "Cebada Gago" portant le fer de "Paradis" sont achetées à Patrick Laugier, confirmant les nouvelles orientations souhaitées par Michel Fare. La séparation avec Robert Venant intervient quelques mois plus tard, le cheptel étant alors partagé en deux troupeaux distincts.

En 2003, les terres du Mas d'Auzières sont inondées par le Rhône, et la ganaderia est en partie décimée. Toutefois, Michel Fare qui peut désormais compter sur son fils Vincent, ancien élève du Centre de Tauromachie de Nîmes, repart de l'avant et fait l'acquisition de nouvelles vaches, toujours d'origine "Cebada Gago".

Le semental "Enganito", d'origine "Piedras Rojas", faisait initialement partie du lot lidié par Patrick Laugier en Arles, lors de la Feria de Pâques 2004. Un problème de vision l'ayant éliminé, il se revèlera excellent dans la placita de tienta du Mas et dans la muleta du Matador de Toros Julien Miletto, le torero maison. Ce qui convaincra les deux ganaderos d'en faire l'acquisition, pour assurer la descendance de l'élevage, office qu'il remplit encore parfaitement.

Désormais, ce sont dix neuf vaches de ventre et un semental qui constituent le cheptel, en attendant de tienter un des produits mâles "à la branche", pour affirmer ainsi la marque de l'élevage. Un joli berendo très typé "Cebada" a d'ailleurs été pré-sélectionné. "C'est une peinture", nous précise Vincent, "et il faut désormais penser à la consanguinité. J'aime le toro Cebada Gago car il correspond à la tauromachie que j'aime. Il faut que le toro serve, mais il faut aussi qu'il ait du moteur et de la mobilité. En lidiant les produits à deux ans, on n'a pas les mêmes différences de caractère qu'à quatre ans. Pour nous, c'est plus facile à gérer. Pour l'instant, nos deux sorties en public se sont très bien passées." Quant à l'avenir, "Nous ne souhaitons pas avoir un trop grand nombre de bêtes. Avec vingt vaches, tu te retrouves rapidement avec quatre vingt têtes sur les terres et il faut arriver à vendre. Notre ambition pour l'instant, c'est de lidier en non piquée. Donc, nous faisons en sorte de sortir de beaux produits pour la catégorie et nous nous en contentons. Même si j'aimerai bien sortir dans quatre ou cinq ans un exemplaire en novillada concours. Mais ce n'est pas encore d'actualité".

Pour cette année, trois érales sont disponibles, qui pourraient bien retrouver le ruedo des arènes Emile Bilhau. Et dix sept vaches attendent d'êtres tientées dans les prochains mois par Julien Miletto, ce qui n'est pas pour lui déplaire, lui qui a l'exclusivité du bétail maison. "Mais les temps sont durs pour les ganaderos français. Et heureusement que nous avons la placita et la salle pour nous aider financièrement" déplore Vincent Fare. "Pourtant, les ganaderos français ont démontré leur sérieux et la qualité de leurs produits. "Virgen Maria" est quand même sorti à Madrid après Barcelone, et les figuras Ponce et Juli qui viennent tuer une corrida de Margé à Palavas après Castella et Bautista l'année passée à Béziers, ça devrait suffire aux organisateurs pour nous faire confiance. Mais ce n'est pas encore le cas."

L'avenir nous dira comment les français se sortiront de cette crise. Pour l'instant, malgré les contraintes sanitaires et les aléas de la vie ou les intempéries, inlassablement, ils continuent à écrire leur histoire avec la même passion.

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photographique : El Tico photos deloye

 

 

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