bandeau haut
 
 
 
 

 

observatoire

 

LOGO

Christophe Yonnet : Un lourd héritage...

 

yonnet

Photo : El Tico

Dès la prise de contact, le ton est donné : "Pour la ganaderia, maintenant, c'est Charlotte qu'il faut voir". "Quinquin" a beau être la Présidente en exercice de l' "Association Française des Eleveurs de Taureaux de Combat", les "Héritiers de Christophe Yonnet" ont trouvé une nouvelle représentante en la personne de l'aînée de ses deux enfants. Avec Joseph, le fils cadet, les deux femmes ont hérité de la ganaderia après le décés prématuré de Christophe Yonnet, fils d'Hubert, le patriarche du campo bravo hexagonal.

C'est lors d'un tentadero organisé dans des conditions climatiques épouvantables au "Mas de Carrelet", chez Bruno Blohorn, que nous avons pu converser avec Charlotte et constater que la devise de la famille Yonnet : "Je maintiendrais", n'est pas simple à assumer. "Nous avons 60 vaches et deux sementales d'origine Yonnet. Cette année, nous fournirons une novillada non piquée aux arènes d'Arles ; deux novillos en concours à Saint-Martin de Crau et un pour une Fiesta Campera. Nous avons aussi une corrida de 5 ans qui partira dans la région de Valencia, dans les rues", nous précise la jeune ganadera.

"Mais il nous restera une corrida ; une novillada piquée et trois non piquées qui n'ont pas trouvé preneurs pour l'instant". La période est difficile pour les éleveurs français. "Nous allons essayer autre chose, en parallèle, tout en gardant notre sang à part. Ma mère a acheté vingt cinq vaches d'origine "Marquis de Domecq" à Patrick Laugier. Nous avons en prêt un semental de Jalabert et on va voir si ça nous plaît. Mais les vaches, je ne les ai pas vues naître, je ne les connais pas...". On comprend donc que les nouvelles arrivées partent avec un sérieux handicap aux yeux de Charlotte.

D'ailleurs, la première vache marquée du fer maison et qui porte du haut de ses quatre ans les caractéristiques physiques de ses origines, ne tarde pas à confirmer que la qualité est là, celle que l'on recherche quand on s'appelle "Yonnet". Par six fois, elle ira ferrailler avec le groupe équestre dirigé par Alain Bonijol himself, avant de charger au ralenti, bouche close et répondant à tous les cites de la muleta de "Juan Bautista", le cousin, qui ne tarira pas d'éloge sur sa première adversaire : "Enhorabuena, grande vache, Charlotte !". "Alors c'est vrai, tu vas tuer une de mes corridas ?...", lui rétorque-t'elle avec un sourire complice. Les deux autres se montreront un peu moins bonnes, mais se laisseront dans la flanelle du technicien Arlésien, avant d'autoriser de belles séries au jeune "Mateo Julian".

Un bon tentadero, plein de promesses pour la jeune éleveuse de Salin de Giraud. "Depuis quelques temps, les tientas sont régulières et les vaches sortent souvent comme ça", conclut le Maestro Arlésien. De quoi ravir Charlotte Yonnet, héritière d'un patronyme des plus prestigieux de la cabana brava française, et désireuse de maintenir au plus haut la devise de son élevage.

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photographique : El Tico photos

 

Quant à "Juan Bautista", après son triomphe lors du festival de Cordoba, nous le retrouverons :

- Le samedi 13 mars à Valencia, en compagnie de Arturo Macias et Miguel Tendero devant des toros de "Valdefresno"

- Le dimanche 14 mars à Fitero, en compagnie de Salvador Cortés et Miguel Tendero devant des toros de "Los Recitales"

- Le vendredi 19 mars à Ontur, en compagnie de Joselito Adame et Miguel Tendero face à des adversaires de "Martin Lorca"

- Le lundi 5 avril en Arles, aux côtés d' "El Juli " et Matias Tejela devant des toros du "Puerto de San Lorenzo"

- Le samedi 1er mai à Palavas, en compagnie de Matias Tejela et Mehdi Savalli devant une corrida de "Torrestrella".

- Lors de la Feria de Pentecôte à Vic Fezensac, où il fera un nouveau "geste" en s'affichant devant les toros de "Victorino Martin".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RETOUR

 

occterra