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Nîmes (23/05/2010 - matin ) : Et Nîmes se rendit à Morante...

 

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Photo : Daniel Chicot

Toutes les conditions semblaient réunies pour que l'on passe une superbe matinée de l'Art : Un ciel d'un bleu limpide, pas de vent et deux toreros d'inspiration. Oui mais voilà, jusqu'au sixième (huitième...) Juan Pedro Domecq, le spectacle a cruellement manqué de toros... Et même ce huitième, s'il possédait indéniablement les qualités requises pour un toro de combat, était juste de force, mais sa race a largement compensé, et sauvé la matinale du naufrage. Et de quelle façon...

Les toros de Juan Pedro Domecq, "toros artistes" s'il en est, se sont révélés des collaborateurs zélés dans les flanelles des deux diestros du jour. Nobles et braves, répondant à toutes les sollicitations, ils ont cependant pêché par manque de force et ont plombé une bonne partie de la course. Douze piques en tout et pour tout.

Javier Conde avait revêtu un superbe traje d'inspiration picassienne, dessiné par Christian Lacroix. Il ne le remettra certainement pas, car il a été mis en lambeaux par son deuxième adversaire, qui l'a spectaculairement accroché. Le malagueno n'a pas trouvé ce matin d'adversaires avec un moteur suffisant pour l'accompagner dans ses envolées lyriques. Quelques passes isolées à son crédit et une inspiration au point mort. Dommage, mais sans adversaire...

Morante de la Puebla a enfin conquis le coeur de l'aficion Nîmoise... Il a fallu attendre quelques années et sept toros pour qu'enfin la connexion se fasse. Décidé, le sévillan a fait l'effort sur tous ses toros ce matin, tirant le maximum qu'il pouvait le faire avec ses deux premiers opposants, coupant une forte oreille au premier. Mais c'est avec l'ultime que le miracle se produisit : Morante avait décelé les qualités de l'adversaire qui lui était proposé et après une précieuse réception par véroniques au capote, il s'est assis sur une chaise pour entamer la faena de muleta... Main basse et relâchée, duende de tous les instants et regard de braise, il aspira les tendidos dans les plis de sa muleta sous des "olés" profonds, mais aussi jubilatoires. Lorsqu'il mit son toro en suerte, avant d'entrer a matar, le silence se fit et tous les doigts des arènes se croisèrent pour qu'il ne pinche pas... C'était une faena de rabo et le rabo, Nîmes voulait le lui donner... Il l'a eu.

Laurent Deloye "El Tico"

2/3 d'Arène - Temps estival

6 Toros de Juan Pedro Domecq, taillés pour la circonstance, braves et maniables en général mais faibles, certains accusant quelques défauts de pattes et un certain manque de race. Meilleur le dernier, de plus de race. Les 3ème et 4ème ont du etre changés par des sobreros du même fer.

Javier Conde : Silence après avis / Salut / Silence

Morante de la Puebla : Oreille / Ovation / Deux oreilles et queue

 

Reportage photographique : El Tico photos

 

 

 

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