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Nîmes : Aparicio en triomphe majeur

 

julio aparicio

Photo : El Tico

Les arènes s'étaient remplies dans l'attente de José Tomas et c'est Alejandro Talavante qui le substituait. Mais c'est de Julio Aparicio qu'est venu le salut... Le génial artiste sévillan a fait rugir les arènes de Nîmes lors d'un deuxième combat empreint de temple et de domination à la beauté sauvage. Une faena dont on reparlera encore longtemps, n'en doutons pas...

Côté bétail, les très attendus (eux aussi) toros de Núñez del Cuvillo ont soufflé le chaud et le froid, présentant des comportements assez inégaux allant du manso second au très brave et noble quatrième. En général présent sous le fer, ils ont occasionné deux chutes de la cavalerie armée par Philippe Heyral, au cours des douze rencontres de la soirée. Trois des six (3ème ; 5ème et 6ème) se sont arrêtés en cours de faena.

Julio Aparicio a tout d'abord écourté les débats face à un premier qu'il trouva un poil violent à son goût. Mais lorsqu'il revint en piste pour son deuxième combat face à "Ropalimpia", beaucoup plus charpenté, ce fut pour servir des véroniques engagées qui placèrent d'emblée sa prestation sur orbite. Après deux piques prises en brave (chute sur la première), le toro arriva encore mobile dans la muleta du sévillan qui l'accueillit genoux en terre, et ne le lâcha plus, asseyant sa domination sur des muletazos d'une insondable profondeur, le moindre temps de la passe étant ressenti. Couché d'une entière d'effet foudroyant, les arènes blanchissaient, le bicho voyait s'envoler ses deux oreilles et partait pour un tour de piste accroché aux mûles. Un grand moment assurément.

Sébastian Castella avait choisi le centre du ruedo pour toréer son manso premier. Il fut de ce fait passablement incommodé par le vent. Le toro chargeant sans classe mais avec transmissionn uniquement sur le piton droit, c'est de ce côté que le biterrois lui servit les plus beaux muletazos, décrochant une oreille après une entière un poil basse.

Que ce fut dur de passer après Aparicio... Pour son deuxième combat, Castella débuta son troisième tiers par cambio au centre, dans le sens longitudinal de la piste, faisant ainsi monter l'ambiance et jouer la musique. Mais les muletazos suivants furent trop accrochés, peut-être par envie de trop bien faire, trop vite, et la tension retomba en même temps que le toro s'arrêta. Le biterrois tenta alors d'aller arracher un second pavillon entre les cornes, comme il y a quelques années, mais le public ne se laissa pas prendre.

Alejandro Talavante est reparti une nouvelle fois inédit des arènes de Nîmes. Après avoir réceptionné à la muleta son premier par statuaires relâchées, il s'installa entre ses cornes lorsque le toro baissa de ton pour lui servir des muletazos ultra-ajustés dans l'indifférence quasi générale, avant un final par manoletinas serrées. Il salua néanmoins après un pinchazo et une entière un peu basse. Le jabonero qui clôturait l'encierro mit au sol le groupe équestre. "Ils ont bonne mine les toristas !" me confia mon voisin de callejon, l'artiste-peintre franco-sévillan "Loren". Mais ce fut malheureusement tout faute de combattant, car le magnifique Núñez arriva parado au troisième tiers, le torero de Badajoz connaissant en plus la déroute aux aciers.

Laurent Deloye "El Tico"

Arènes pleines - Temps ensoleillé, Mistral soufflant en rafales

6 Toros de Núñez del Cuvillo, correctement présentés, plus discrets les trois premiers, donnant un jeu desigual. Meilleurs les 1er ; 2ème, supérieur le 4ème, "Ropalimpia", honoré d'une vuelta al ruedo.

Julio Aparicio : Sifflets / Deux oreilles

Sébastian Castella : Oreille / Salut

Alejandro Talavante : Salut après avis / Silence après avis

 

Reportage photographique : El Tico photos

LA VIDEO CHEZ NOS AMIS DE FERIA.TV

 

 

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