bandeau haut
 
 
 
 

 

observatoire

 

jacques lanfranchi
"Je suis parce que nous sommes"

photo

Photo : Bombita Granero, Pierre Pouly, Marquez, Chicuelo et Rafael El Gallo

Sur cette photo des années vingt Pierre Pouly peut avoir le sourire vu son entourage, il répond à pas mal d’aficionados français pratiquant l’oxymore (1) entre le terme français et torero.

Comme d’autres d’ailleurs pensaient qu’un champion du monde de judo ne pouvait être que japonais sauf quand Anton Geesink, hollandais sera lui aussi une contre preuve en 1964.

Pierre Schull troisième Pierre de la Préhistoire taurine française (avec Cazenave et Boudin) fut un des premiers à participer à des spectacles taurins à visée caritative, nous citerons celui au profit des victimes de l’inondation de Nîmes ou celui de la catastrophe de Fréjus. (1959)

L’histoire ne retient que l’intention et les cartels pour le fun : Antonio Bienvenida, Julio Aparicio, Luis Miguel Dominguin, Chamaco, Diego Puerta, les frères Giron !

Jean Baptiste Jalabert pour les sinistrés d’Arles œuvrera autant dans le ruedo qu’en dehors pour un résultat plus que positif en 2004.

Les gains obtenus pour les sinistrés étant ce qu’ils sont , ont surtout le mérite d’être !

Bien sûr le jeudi 13 mai 2010 à Nîmes les toros n’avaient pas des « pitons de Hostia », ni un trapio de Madrid, Sébastien s’est plus appliqué sur les deux Garcigrandes, il a un répertoire corto, il pleuvait, il y avait seulement 4000 personnes, il aurait pu le faire pour la Vendée etc…

Mais Sébastien Castella a un sitio, une distance, una planta torera qui l’ont déjà classé comme figura del toreo depuis quelques années . Sous sa chaquetilla à gauche, il n’a pas qu’un portefeuille mais aussi un cœur.

Je m’inscris en faux contre un certain thuriféraire (2) à géométrie variable spécialiste en analyse taurino-financière, voire philosophico-commerciale, sur la dépréciation de la valeur marchande d’un torero par rapport au montant de la recette.

C’est le syndrome du capitaine Achab qui pensait être seul capable de s’occuper du cachalot blanc Moby Dick, vous connaissez la fin du livre.

Certains pensent être les seuls à détenir la vérité et les règles de ce milieu taurin, un peu monstrueux qui les broiera un jour.

Je vous laisse le soin de deviner le nom du capitaine Achab.

Nous finirons par une autre photo avec une palette d’intervenants de la Tauromachie française ; tous ceux qui ont écrit une lettre, un mot, une phrase, un chapitre de cette belle histoire qui perdure .

Sébastien les a mis à l’honneur et je pense que son long brindis peut se résumer à ce proverbe bantou « je suis parce que nous sommes »

Jacques Lanfranchi

18 Mai 2010

  1. oxymore : alliance de deux mots de sens incompatible

  2. thuriféraire : littéralement flatteur

sabastian castella

Photo : El Tico - Nîmes 13/05/2010

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RETOUR

 

occterra