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Alès (16/05/2010) : Dure corrida d'Adolfo Martin - Oreille pour Sanchez Vara et Iván Fandiño

 

sanchez vara

Photo : El Tico

La Feria de l'Ascension 2010 d'Alès s'est terminée sur une dure corrida d'Adolfo Martin, une de celles dont on a l'habitude dans les hauts cantons Gardois. Lorsque l'on est en quête du Toro-Toro, il faut s'attendre à ce qu'il sorte parfois (...) comme ça.

Fernando Robleno a rempli son rôle de chef de lidia, mais a hérité du lot le plus désagréable. Lui qui, hier matin, ne se doutait certainement pas qu'il devrait livrer aujourd'hui aussi grande bataille...

Sanchez Vara n'a pû brinder son premier toro au public, quelques individus lui faisant payer l'attitude peu goûtée de son picador lors du tercio de varas. Bizarre aficion Cévenole... Il coupera l'oreille du meilleur toro de la course, sorti (pour ne pas faire mentir l'adage..) en cinquième position, ce qui lui vaudra de remporter le prix (..?) du meilleur lidiador de la tarde de façon étonnante...

Etonnante car pour moi, le héros du jour a bien été cet Iván Fandiño que l'on avait déjà vu bon à Vergèze il y a quelques saisons, et qui demande à être revu dans d'autres circonstances tant il a convaincu aujourd'hui en terres cévenoles face à deux adversaires pour le moins incommodes, dont le premier lui infligea une sévère voltereta.

Entrées satisfaisantes mais météo délicate... A l'année prochaine pour une nouvelle fête sauvage au pied des anciens crassiers...

Laurent Deloye "El Tico"

Fernando Robleno: Première pique en poussant sur une seule corne, deuxième de plus loin. A la muleta son toro se defendit et recula plus qu'il n'attaqua, le tout pimenté par un vent violent. Robleno dût donc se rabattre vers les planches, mêlant les querencias du toros à sa technique courageuse. Très vite dans les cornes, il n'eut d'autre option que de le tuer rapidement. Une demie-lame.

Son second toro réfléchit énormément dès sa sortie du toril, refusant se répondre au moindre toque. Par contre au cheval celui-ci poussa avec une puissance désarmante, mettant le cheval au sol. Complètement arrêté, il fallut quasiment lui toucher le museau avec la muleta pour espérer pouvoir dessiner quelques vaillantes passes. Une demie lame efficace.

Sanchez Vara tenta de beaucoup baisser les mains à son premier à la cape. Cet exemplaire-ci montra aussi de gros signes de réflexion dès le départ. Il poussa fort dans le peto lors de la première rencontre et sortit seul lors de la deuxième. A la muleta les courtes fusées droitières de ce toro obligèrent le petit Vara à user d'une technique irréprochable, sans cesse mesurée. Il gagna en intensité lors d'une série droitière arrachée avec audace. Une entière et descabello.

Servit une excellente réception de cape face à son second, se posant par véroniques sans réfléchir. Cet expert avait en fait décelé en ce toro le plus maniable du lot. Première pique: cheval à terre, deuxième en poussant peu. En effet il se révéla plus collaborateur dans la muleta du torero qui saisit cette opportunité et put afficher un échantillon de son talent. Tel un sage guerrier il ne se fit jamais toucher la muleta et trouva un rythme ranimant les trompettes. Une entière, une oreille.

Ivan Fandino: Première pique mettant le cheval au sol, deuxième sans relief qui sembla plus vouloir se déplacer dans le leurre mais qui attrapa le torero dès le deuxième muletazo. Sans y faire cas il se posa à nouveau à droite de trois-quart la muleta toujours devant, mais son adversaire l'avertit à nouveau, impossible à droite. Ainsi à gauche il reussit à lui voler trois naturelles scandaleuses et surtout inattendues. Un pinchazo, une entière.

Il fut le plus artiste à la cape sur quelques véroniques et une demie ressentie, les mains basses et relachées. Première pique sans pousser, deuxième poussant légèrement plus. A la muleta le torero nous délecta rapidement de ses derechazos stylés, chacuns dans une optique de don de soi et rématés par des pechos ralentis et exécutés à 100%. Sans pour autant pouvoir baisser la main il enchaina avec goût, tenant ainsi l'oreille au bout de l'épée. Un pinchazo, une entière, une oreille.

Marie Barcelo

2/3 arène - Temps ensoleillé et Mistral violent

6 Toros de Adolfo Martin, bien présentés mais ne laissant que peu d'option aux piétons. Meilleur le 5ème, et à un moindre niveau, le 6ème.

Fernando Robleno : Silence / Ovation

Sanchez Vara : Silence / Oreille

Ivan Fandino : Ovation / Oreille

 

Reportage photographique : El Tico photos

 

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