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Palavas : Enrique Ponce ; El Juli et Robert Margé a hombros

 

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Photo : El Tico

Il est des jours où l'improbable se produit... Robert Margé aurait certainement signé des deux mains si on lui avait dit au soir de la présentation des cartels, que le 8 mai 2010 il accompagnerait à dos d'hommes Enrique Ponce et El Juli au terme d'une corrida des plus entretenue, au cours de laquelle ses toros ont laissé 5 oreilles et une queue sur le sable Palavasien. Cette tarde ne s'annonçait pourtant pas sous les meilleurs auspices. Il n'avait pas arrêté de pleuvoir depuis le matin sur la région Montpelliéraine. Mais au moment du paseo, retardé de 10 minutes pour cause d'affluence bienvenue à la taquilla, le sable des arènes était parfait sous un soleil radieux pour le cartelazo de la Feria de la Mer 2010. Improbable vous avais-je dit...

Les toros de Robert Margé, de présentation très correcte pour la catégorie des arènes, bien roulés mais sans excés de poids, se sont révélés maniables dans l'ensemble, nobles et plutôt braves sous le fer, prenant leur unique pique les reins mis avec application. Supérieur, le quatrième s'est vu honoré d'une vuelta al ruedo posthume .

Enrique Ponce s'est vu opposer un premier adversaire plutôt bon, qui ne lui refusait rien en tous cas, bien qu'accusant un poil de faiblesse. Le Valencien, élégant en diable, avait conquis la première oreille de la course qu'il perdit aux aciers, échouant à deux reprises avant de devoir user du descabello. Le quatrième arriva un peu affaibli dans sa muleta après avoir pris une bonne pique et s'être infligé une vuelta de campana. Patient et comptant sur la race de son adversaire qui reprit rapidement le dessus, le Maestro de Chiva lui construisit une faena douce et cadencée, soulignée par un solo de trompette de la Pena "La Gardounenque" de catégorie qui fit rugir les tendidos de plaisir... Tout y passa de l'habituel répertoire du Maître Ponce : "Cornets à poisson", circulaires genou en terre, jusqu'à l'estocade un peu en arrière, mais efficace, l'issue de laquelle les arènes blanchirent... Les trophées maximum pour Ponce, et une vuelta chaleureusement fêtée pour le ganadero, qui ne pouvait retenir une petite larme en savourant l'instant.

El Juli vit sortir du toril un premier adversaire un peu plus réservé que le précédent, mais qui se révéla de plus de transmission dans sa muleta au troisième tiers. Impérial, le madrilène profita du bel allant de ce beau combattant pour faire étalage de sa technique et de sa puissance, concluant les débats d'une belle entière à l'effet rapide après une série de cinq muletazos pieds joints sur un timbre-poste. Le cinquième du jour était un peu plus compliqué, sortant haut des leurres et le mettant souvent à l'épreuve en le toisant. Mais il finit tout de même par obéïr dans la flanelle du Madrilène, qui le roula dans le sable d'une entière suivie d'un descabello.

Julio Benitez "El Cordobes" apparut un peu emprunté dans ce cartel de haut niveau, derrière les deux monstres, et ce malgré son monstre de père qui a donné son nom à la plaza. Il a accueilli son premier adversaire d'une larga de rodillas, mais s'est ensuite déconfié et n'a jamais paru en mesure de renverser la vapeur face à un toro qui n'en finissait pas de lui gagner du terrain. Accroché, bousculé, le Cordouan ne trouva malheureusement jamais le sitio. Pour son dernier combat, il toucha un bon toro mais l'étouffa un peu par ses demi-passes à la "Cordobes". Il tenta malgré tout d'inverser la tendance lors d'un final tremendiste, au fil des planches et à genou, sous les exhortations de son père visiblement peu satisfait de la prestation du rejeton.

Laurent Deloye "El Tico"

Quasi lleno - Beau temps inespéré...

Enrique Ponce : Saluts / Deux oreilles et queue après avis

El Juli : Deux oreilles / Oreille

Julio Benitez "El Cordobes" : Silence / Silence après avis

Reportage photographique : El Tico photos

 

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