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Istres (19/06/2010) : Espartaco et Sebastian Castella triomphent

 

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Photo : El Tico

Deuxième corrida de la Feria, et déjà quatre toreros a hombros. La cuvée 2010 s'annonce très bonne. Les deux héros du jour ont été récompensés dès après le paseo par la Municipalité Istréenne. Le biterrois pour ses dix ans d'alternative, et le torero d'Espartinas pour l'ensemble de son oeuvre. On pouvait craindre pour ce dernier, qui ne torée plus que quelques courses "évènements" et venait à Istres pour "l'amitié et l'admiration qu'il voue à son compagnon de cartel", qu'il n'ait à souffrir de la comparaison avec son cadet. Mais au final, le vétéran sans s'élever vers les sommets, tint plus que correctement son rang et son triomphe, bien qu'un peu surévalué, n'en est pas moins parfaitement mérité.

Les toros d'Albarreal, taillés pour la circonstance, correct de présentation (plus discret le second), ont fait preuve de beaucoup de noblesse dans l'ensemble, mais ont manqué cruellement de force et de race. Le plus mobile s'avéra le 2ème, plus léger. Le sixième développa genio et violence, et il fallut un grand Castella pour le rendre à la raison. 7 rencontres avec les groupes équestres armés par la cavalerie Philippe Heyral.

Juan Antonio Ruiz Román « Espartaco » ne put rien faire de son très faible premier, qui ne lui autorisa que trois séries droitières verticales laissant cependant augurer des bonnes dispositions du Maestro.   Ce qu'il confirma avec le troisième, débordant de noblesse mais accusant lui aussi un poil de faiblesse. Conscient de ne pouvoir lier les séries, Espartaco distilla alors quelques muletazos isolés, d'une précision chirurgicale, dont quatre naturelles de face particulièrement esthétiques. Un pinchazo et une entière plus tard, il décrochait sa première oreille. Le cinquième était plus compliqué, mais toujours faible à l'instar de ses camarades d'encierro. Espartaco démontra une grande technique pour l'obliger, puis le coucha d'une grande entière sin puntilla après pinchazo, et se voyait récompensé de deux pavillons. Un aurait suffit, nous semble-t-il... Mais ne boudons pas notre plaisir, car l'opposition de style entre l'ancien et le nouveau, tous deux figuras del toreo, valait le détour par Istres aujourd'hui.

Sebastian Castella coupa les deux oreilles de son premier opposant, un petit toro mobile et pas toujours très clair. Irrésistiblement attiré par les planches, l'Albarreal se retournait aussi très vite à droite et mit à plusieurs reprises le biterrois en danger sur ce piton. Au terme d'une faena techniquement parfaite, il le couchait d'une grande entière. Le quatrième faible et sans transmission, passait sans conviction quoiqu'avec noblesse. Mais l'ensemble resta plat. En revanche, le sixième du jour, supérieur en présentation, se signala d'emblée en faisant sonner les étriers du piquero de service. Doublé par le bas en début de faena, le toro confirma néanmoins sa tendance à la violence. Il poursuivit son combat avec une pointe de genio mais ne destabilisa pas le français, qui opposa à ce mauvais caractère un calme à toute épreuve et une domination de tous les instants.

Laurent DELOYE "El Tico"

Istres - 2ème de Feria

Nuageux avec vent / Lleno

Six toros d'Albarreal de présentation correcte pour la catégorie de la plaza (inférieur le 2ème, plus mobile), nobles, mais manquant de force. Le sixième développa de la violence et du genio.

Espartaco : Silence / Une oreille / Deux oreilles

Sebastian Castella : Deux oreilles / Silence / Deux oreilles.

 

Reportage photographique : El Tico photos

 

 

 

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