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Istres (18/06/2010) : El Juli et Sebastian Castella a hombros pour l'ouverture

 

istres

Photo : El Tico

Le cru 2010 de la Feria d'Istres a débuté sur les bases les meilleures qui soient avec un noy hay billetes pour la sortie a hombros d'El Juli et de Sebastian Castella à l'issue de la corrida d'ouverture.

Les toros de Torrehandilla se sont révélés inférieurs à leur niveau de l'année passée. Il faut dire que la barre avait été placée très haut. Mansotes et manquant pour certains de force, ils se sont toutefois signalés par leurs bonnes manières dans l'ensemble et n'ont pas refusé grand chose à leurs matadors. Le premier est resté inédit, Javier Conde doutant de son piton droit. Le troisième, violent et distrait, causa pas mal de problèmes à Sebastian Castella. Tous les autres possédaient des options de succès, diversement exploitées. Le meilleur du lot était sans doute le second, qui se molesta sur une vuelta de campana et que l'on n'aurait certainement pas pû apprécier à sa juste valeur avec un autre qu'El Juli.

Grand plein sur les gradins et soleil de circonstance : La Feria 2010 est lancée...

Laurent Deloye "El Tico"


La Chronique de Marie Barcelo :

Vendredi 18 Juin

Istres

6 toros de Torrehandilla 6

pour

Javier Conde

El Juli

Sebastien Castella

 

Javier Conde: Son premier ne s'employa jamais complètement dans son capote. Il fut peu piqué: deux rencontres dont la deuxième plus légère. Muleta en main le malagueno confirma la première impression concernant la corne droite de son toro, dangereuse. Sans chercher à exploiter l'autre piton il l'expédia d'une demie-lame.

Il sembla plus inspiré face à son deuxième signant une série de véroniques rematée d'une demie de face surnaturelle. Deux piques. Muleta en main il le reçut par le bas dans une attitude qui lui est propre, unique en son genre. Il soigna chaque détail et prit son temps, rendant ainsi l'attente entre chaque toque interminable. Son bon toro qui prit tout au galop, chargeant dès la moindre sollicitation aurait peut être mérité plus d'engagement de la part de son torero. Ah si El Juli l'avait touché! Un pinchazo, une trois-quart de lame.

El Juli quant à lui ne prit pas autant de précautions et se posa d'emblé par véroniques, ayant décelé avant même de le tester dans sa cape, un futur collaborateur. Il poussa et mis les reins lors de l'unique rencontre avec le cheval et fut invité par le maestro pour un spectaculaire quite par chicuelinas puisque citées de loin. Confirmant ainsi les grandes qualités de son toro, il nous fit mille promesses lors de la réception de muleta par doblones sereins et profonds. Il les tint évidemment, réussissant à droite quelques séries enivrantes et surtout délicates face aux coups de tête de son adversaire. A gauche et la main au ras du sol, parfois même sans toquer, juste en l'aspirant dans la pansa du leurre, il allongea les passes suscitant des olés qui n'en finissaient plus. Quelques redondos pris au galop par l'excellent cornu finirent de convaincre un public charmé. C'est dans un silence religieux qu'il le tua d'une entière. Deux oreilles.

Face à son second il s'agit de prendre le temps  et de faconner ce toro qui se révéla plutot tard grâce aux précautions du maestro qui explosa en milieu de faena. A gauche il l'améliora  en cherchant le rapprochement et donc une passe plus longue derrière pour un effet esthétique assuré. Malgré ce le tout resta en demi-teinte, le toro n'en voulant déjà plus. Un pinchazo, une enitière, une oreille.

Sebastien Castella accueillit son premier un genoux à terre puis par delentales et chicuelinas dans une fluidité captivante. Il eut du mal à garder l'attention de ce toro gazapon qui alla furtivement au cheval. A la muleta il dévoila finalement un toro plutot violent se faisant désirer. Il l'avertit par deux fois à droite. S'ensuivit une faena de frissons et de mando, consentie grace à un savoir considérable et de sacrés réflexes: le pas inverse avant même que le toro fasse mine de fuir, trois secondes de plus accordées avant le toque si la passe précédente avait perdu de son dynamisme, autant de complications passées quasiment inaperçues. Une mete y saca suffisante. Salut aux tiers.

Son second se coucha vers le torero à la fin de chaque capotazo, ne présageant rien de bon. A la pique il se révéla très manso, ne s'employant absolument pas et donc difficile à châtier. Indécis à la muleta il obligea le torero à exercer avec une fermeté sans faille. Et c'est à ce prix qu'il parvint à séduire, toujours croisé et déterminé, sans toutefois ne rien enlever à l'élégance de sa tauromachie. Le toro ne voyant finalement plus que la muleta, il termina dans un mouchoir de poche et suscita un tonnerre de respectueux applaudissements. Une entière, un descabello, deux oreilles.

Marie Barcelo

Istres - 1ère de Feria

Beau temps / No hay billetes

Javier Conde : Silence / Ovation

El Juli : Deux oreilles / Une oreille

Sebastian Castella : Ovation / Deux oreilles.

 

Reportage photographique : El Tico photos

 

 

 

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