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Beaucaire (25/07/2010) : La bonne surprise Ivan Vicente

 

ivan vicente

Photos : El Tico

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour le "local" Alberto Aguilar, qui s'est vu malmené par ses deux compagnons de cartel en clôture de la Feria de Beaucaire, après avoir survolé les débâts lors de la corrida inaugurale.

Un peu plus d'affluence sur les tendidos aujourd'hui avec la présence sur l'affiche des toros de "El Jaral de la Mira" et de Curro Diaz, le classieux artiste andalou. Côté bétail, on n'a pas été déçu. Les toros de Don Fernando Peña Catalán, d'origine Baltasar Iban, ont séduit l'aficion Beaucairoise par leur présentation qui, bien que peu homogène, était largement satisfaisante pour des arènes de cette catégorie, mais aussi par leur jeu et leur noblesse. Dommage que le vent n'ait pas cru bon de se poser enfin...

Alberto Aguilar a paru un peu en retrait par rapport à ses compagnons d'affiche. Un peu électrique et brouillon, il trouva difficilement le rythme de ses deux adversaires pourtant bons.

Curro Diaz s'est montré comme à son habitude artiste et disposé. Il a payé sur son premier combat, pourtant esthétiquement parfait, les mauvaises manières de son picador. Mais il s'est rattrapé avec le quatrième, de moindre transmission, en lui coupant une oreille bien chiche au regard de sa prestation en général. Quel paradoxe de voir le public s'enflammer lorsque l'Andalou, en désespoir de cause, prit en main le piton droit de son adversaire, alors que les cinq naturelles qui avaient précédé l'avaient laissé de marbre...

Mais la bonne surprise du jour vint du Madrilène Ivan Vicente, appelé de dernière minute à suppléer Leandro blessé.

Désigné vainqueur de la tarde par le jury, il ne perdit sa sortie a hombros qu'une fois l'épée en main au cinquième toro, après des prestations élégantes et dominatrices devant deux adversaires certes collaborateurs, mais auxquels il fallait faire les choses bien.

Un bon cru que cette Feria du Toro 2010, avec des élevages et des toreros qui demandent à être revus dans notre Sud-Est, et pourquoi pas dans des plazas plus importantes.

Laurent Deloye "El Tico"

La chronique de Marie Barcelo :

Le premier de Curro Diaz humilia beaucoup dans le leurre mais se montra déjà très court à droite apès une pique de près trop longue. Mais ceci ne destabilisa pas le torero même si cette tendance se propagea quelque peu sur la corne gauche. Il dut donc utiliser un placement très étudié, profitant de chaque opportunité, chaque seconde de répit pour nous offrir de savoureuses naturelles. Cherchant à solutionner chaque problème il s'essaya tout de même à droite avec mérite, châtiant le toro de quelques trincheras délicieuses. Une demie-lame. Son second aussi fut trop piqué. A la muleta il chercha les chevilles et se révéla limité de forces. Le toro ne transmettant pas vraiment à la muleta il fut obligé de se rapprocher dans un terrain minuscule et de lui mettre la muleta carrément sur les yeux. Et c'est seulement à cette condition qu'il put lier quelques naturelles révélatrices de l'excellent style du torero. Ayant pinché lors de son premier essai à l'épée, il s'engagea lors du second et se fit violemment accrocher. Miraculeusement sorti indemne il descabella puis coupa une oreille.
 
Le premier de Ivan Vicente poussa correctement dans le cheval lors de la première rencontre et confirma cette impression lors de la seconde, bien qu'elle ne dura pas étant donné le peu de force du toro. Muleta en main il prit son temps. Par séries courtes il parvint tout de même à séduire les gradins par longues naturelles, profondes et templées. La main extrêmement basse il l'aspira tel un aimant posé sur les reins. Il reitéra l'exploit à droite, gagnant encore en saveur. Une entière, une oreille.
Son second de révéla faible dès la réception de cape et ne fut donc piqué qu'une fois. Il fut brindé au ganadero Pierre Henri Meynadier. Ivan débuta fort à la muleta, lui imposant une grosse série droitière qu'il accepta au galop avec une certaine classe. Il se révéla pourtant plus désuni à gauche, touchant trop souvent le leurre à cause du vent. Un pinchazo, une entière et vuelta.
 
Alberto Aguilar: Après une larga de rodilla il s'évertua à intéresser ce toro qui fuyait après chaque passe. Poussant peu dans le cheval il arriva d'ailleurs entier dans la muleta, chargeant avec force au grand galop. Arrancades qu'il fallut aguanter avec une sollicitation ferme et une grande assurance, ce dont ne manque pas Alberto. Car ce bon toro ne se révéla pas moins exigeant, ne pardonnant pas la moindre erreur. Il enchaîna de vibrantes séries malgré des regards de plus en plus insistants et une corne qui passa toujours plus près. Une pinchazo, une entière, une oreille.
Après une excellente réception de cape par véroniques il renouvela son quite par chicuelinas marchées de la veille, tant apprécié. Gabin le piqua peu mais bien par deux fois. Dans la muleta il fallut sans cesse l'intéresser sous peine de le voir gratter le sol. Alberto ne manqua pas d'envie mais ne put éviter une copie brouillonne à gauche. A droite en revanche la décision finit par payer, permettant de faire ressurgir quelques derechazos bourrés d'impact, réanimant ainsi les gradins. Il échoua malheureusement aux aciers et perdit une oreille.

Marie Barcelo

 

Beaucaire (30) - 25 juillet 2010

3/5ème d'arène -Temps chaud avec Mistral soufflant en rafales, souvent génant

6 toros de "El Jaral de la Mira", desiguales de présentation, nobles et maniables en général, 10 rencontres avec la cavalerie Alain Bonijol.

Curro Diaz : Salut / Oreille

Ivan Vicente : Oreille après avis / Vuelta après avis

Alberto Aguilar : Oreille / Silence après avis

 

Reportage photo : El Tico photos

 

 

 

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