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Mont de Marsan (20/07/2010 - soir) : Triste final...

 

mont de marsan

Photos : Pierre Charrain

« No hay billetes » pour assister à une corrida qui promettait beaucoup et qui, au final, ne restera certes pas dans les mémoires. Faute en incombant avant tout au lot de toros de Victoriano DEL RIO CORTES composé de six exemplaires assez disparates tant de trapio que de moral, assez peu solides et affichant un genio gênant.

Manolo SANCHEZ (bleu pétrole et or – salut et silence) se montrera à son avantage face à un premier adversaire qui sera piqué par trois fois et conservera quelque charge et un soupçon de nerf. La musique joue pour des séries fort bien composées notamment à droite. L'entière est efficace mais ne provoque bizarrement qu'une légère pétition. La réception de son second (de Cortes), portant tête haute et cornes au ciel, laisse froid le conclave qui sifflera le torero pour un toreo adapté et à mi hauteur nécessaire pour éviter la chute d'un cornu qui sera copieusement hué. L'entière est jusqu'aux doigts et silence sur le Plumaçon...

Et vint défiler majestueusement sur le sable un MORANTE DE LA PUEBLA (vermillon et or – silence et silence) très attendu. Las, par deux fois, le matériau tiré au sorteo ne lui conviendra pas. Face à son premier, deux trois jolis capotazos, deux puyazos, pas de brindis et de nouveau deux trois jolis gestes avant pinchazo et ½ lame. Face à son second, de peu de présence, le maestro sera prudent au capote et curieusement n'abrégera pas sa faena au cours de laquelle il tentera, mais en vain, de faire collaborer le vilain cornu copieusement hué lui aussi.

Réception allurée vers le centre et chicuelinas pour notre Sebastian CASTELLA (lilas et or – silence et salut) puis mimique contrariée et pas de réelle faena. Le maestro l'avait bien vu, ce N°33 était impropre à la consommation, sifflets pour sa dépouille. C'est face, heureusement, au dernier toro de ce chaud 20 juillet, salué en sortie par une jota allègre, que le torero ira accueillir sans brindis et après que Javier Ambel se soit illustré aux banderilles, « Emparado » au centre. Statuaires et muletazos sur la pointe des pieds, musique obligatoire et répertoire de loin, de face, sincère avec temple. La lame est problématique et tout espoir de trophées s'envole. Hélas !

Rideau sur le Moun et à l'an que ven.

Pierre Charrain

 

Reportage photographique : Pierre Charrain photos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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