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Mont de Marsan (18/07/2010) : Oreille pour Bolivar

 

bolivar

Photos : Pierre Charrain

Des aiguilles sur la tête et des épines au moral, les six magnifiques exemplaires de FUENTE YMBRO ont donné du fil à retordre aux trois piétons de ce 18 juillet dans les arènes du Plumaçon. Un grand plein et une chaleur suffocante pour cette corrida de feria qui ne passera pas à la postérité.

Sergio AGUILAR (bleu roi et or – vuelta et silence après avis) s'ouvrira élégamment de cape face à son premier, negro liston, qui ira provoquer la chute du uhlan puis le secouer une seconde fois. Pas de brindis et certaines séries droitières sympathiques en allongeant le bras. Problèmes d'un adversaire peu clair à gauche malgré l'insistance du jeune maestro. L'entière est efficace et la pétition presque majoritaire sans que la Présidence n'y prête attention ce qui lui vaudra une cruelle bronca. Finalement la faena de son second, brindée au public, résultera insipide face à un animal ne se livrant pas à droite, encore moins à gauche et s'arrête à mi passe. Toro hué et silence après avis.
Accompagné au patio de caballos par une banda sud américaine haute en couleurs, Luis BOLIVAR (vert bouteille et or – oreille et silence après avis) accueillera par cambiadas son premier et lui servira de douces séries avec parcimonie mais à bon escient. Musique aussi belle que les autres jours et lame entière concluante. Bien peu de pétition et mouchoir blanc du palco.

Assez peu inspiré, malgré l'aide vocale de César Rincon, le jeune colombien restera prudent face à son second qui sèmera quelque panique en piste. A noter plusieurs quites salvateurs de Domingo Navarro très ovationné. Lame à la va vite après deux, trois muletazos en se fâchant après le coriace.
Troisième homme en rose pâle et or, Arturo MACIAS ( silence et silence) ne se montrera pas à son avantage face à un premier beau, lourd et bien armé qui se révèlera andarin, compliqué et dangereux. Le maestro abrègera de ¼ de lame et d'un bajonazo déclenchant quelques sifflets. En cadeau d'adieu il aura en partage un magnifique jabonero marqué d'un « 5 » quasiment inlidiable ! Capote inexistant et pas de brindis après une succession de coups de tampon en manso. L'accueil est au centre, genoux en terre, avec un certain mérite de paraître rester quieto face à l'adversité et les « fusées » d'un bestiau criminel. Lame entière et rideau sur l'arène.

Pierre Charrain

Reportage photographique : Pierre Charrain photos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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