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Lunel (18/07/2010) : Alberto Lopez Simon a hombros

 

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Photos : El Tico

Après plusieurs années de disette, les arènes de Lunel ont renoué avec le triomphe par la grâce d'une rencontre entre un novillero époustoufflant de talent et d'aguante, et un grand novillo de Bruno Blohorn, venu substituer à la dernière minute un titulaire de Margé abimé au débarquement.

Sous la Présidence tenue de main de maître par Jean-Louis Lopez, les novillos de Robert Margé ont été un peu en dessous du niveau auquel on les attendait. Toutefois, même si la plupart n'humiliaient pas ou peu, ils se sont montrés maniables et ont permis des faenas construites et entretrenues. Les deux heures trente de la course se sont déroulées au pas de charge.

Le sobrero de Blohorn, entré en course en troisième position, a été très mal piqué sur deux rencontres, ce qui l'a peut-être privé d'une vuelta al ruedo posthume qu'il n'aurait pas été scandaleux de demander.

Côté piétons, on retiendra les bonnes dispositions des trois protagonistes du jour, mais aussi bien sur la domination insolente d'un Alberto Lopez Simon impressionnant de quiétude, qui aura donné des frissons à plus d'un encore aujourd'hui, malgré la température caniculaire.

Laurent Deloye "El Tico"

C'est une novillada aux aspects mitigés qui fut lidiée dans le ruedo pescalune devant une grosse demie-arène. Le troisième exemplaire s'étant cassé une corne dans le toril, il fut remplacé par un novillo de Blohorn. Le prix du meilleur peone fut remis à Pepe Echevaria, de la cuadrilla de Mario Alcalde alors que le prix de la pena Victor Mendez fut légitimement décerné à Alberto Lopez Simon.

Thomas Joubert s'investit rapidement à la cape lors de la réception de son premier sans mauvaises intentions. Il prit deux piques puis fut soigné par l'arlésien qui mit toute sa bonne volonté à donner de l'émotion. Devinant plus de facilités sur la corne droite il signa deux excellentes séries avant de terminer par manoletinas téméraires. Une entière efficace. Une oreille.

Son second parut moins intéréssé par le cheval que par le capote de Thomas qui servit un quite par chicuelinas d'une stature caractéristique de sa tauromachie élégante.  Il brinda sa faena à son père puis réalisa deux cambios des plus impressionnants tant ils passèrent près. Que d'émotion pour le papa! Face à ce novillo-toro plus réfléchi que son confrère précédent, il ne baissa jamais la garde et dut se croiser sans cesse et toquer fort pour mettre toutes les chances de son côté. Ne jamais douter, tel fut le secret maitrisé  par Thomas. Grace à une muleta continuellement sous le museau et un timing bien précis il mit à profit l'animal qui ne manqua pas de l'avertir. Une entière et descabello qui lui fit perdre une oreille.

Mario Alcalde: Après deux piques son novillo manquant de force sembla revigoré dans la muleta , chargeant de loin et au galop mais touchant trop souvent la muleta du jeune-homme distrait. Corrigeant illico cette erreur il se posa à droite pour quelques voyages profonds et ressentis, mais c'est finalement à gauche qu'il se livra le plus, parvenant même à se relacher sur quelques naturelles unes par unes dans une décontraction inattendue. Un pinchazo, une entière et descabello. Il brinda son second exemplaire à l'arlésien Juan Leal, puis c'est décidé qu'il s'empara de la muleta pour faire vibrer ce bon novillo généreux dans ses charges. Alcalde saisit cette opportunité et chercha la profondeur à droite, corne qu'il privilégia. Il se laissa plus surprendre à gauche. Estocade à recibir.

Alberto Lopez Simon hérita donc du Blohorn. Très élégant et surement inspiré dans ses postures et sa tauromachie du maestro Alejandro Talavante, il débuta par aidées par le haut prometteuses. Soignant chacun de ses gestes et sans précipitation, il sut utiliser ce novillo excellent à gauche, le museau frôlant le sol dans une douceur propice au toreo de sentiment. Et même si Lopez Simon est à classer dans un registre plus froid, ses naturelles sont dignes de son idole. Finalement il domina ce novillo à en faire ce qu'il voulut, s'exposant même à genoux pour terminer sa série. Il prit l'épée tenant le public pendu à sa pointe qui fila  en un éclair vers une mise à mort certaine... foudroyante. Deux oreilles.

Il séduit dès le capote face à son second, le menant par véroniques fluides et en rythme jusqu'au centre de la piste. Après deux piques et un brindis aux membres (ravis) du club taurin Goya qui fetait ses 25 ans, il dut aussi attendre son novillo noble mais manquant de transmission malgré son implication. Une entière, une oreille.

Marie Barcelo

Lunel (34) - 18 juillet 2010

1/2 arène -Temps chaud avec léger vent marin

Thomas Joubert : Oreille / Ovation

Mario Alcalde : Ovation / Ovation

Alberto Lopez Simon : Deux oreilles / Oreille

 

Reportage photo : El Tico photos

 

En matinée, le jeune Arlésien Mojales Balti avait reçu tous les prix à l'issue d'une competencia qui mettait en présence trois novilleros du Sud-Est face à trois érales de la jeune ganaderia Michel Barcelo.

Mateo Julian hérita d'un becerro mansito, qui chargeait au pas et avait tendance à se coucher en cours de passe en le regardant beaucoup. Malgré ce, il aguanta ses charges, se faisant avertir à plusieurs reprises sans se départir de son calme. Après une entière un poil basse, il lui fallut recourir à deux descabellos pour coucher son toro. Silence

Mojales Balti se fit cueillir de dos a porta gayola, et réédita la même erreur en début de faena, attendant son becerro au centre pour la même sanction et certainement quelques bleus douloureux demain au réveil... Son erale, très mobile et au caractère bien trempé, le mit à rude épreuve. mais malgré tout, l'Arlésien fit front avec les moyens du moment face à ce très exigeant adversaire, rendant au final une copie plus que satisfaisante. Oreille.

Jordi le Rolland hérita du toro le moins bon pour le ganadero, mais le meilleur pour le torero pour peu qu'on le torée là où il le souhaitait : Au fil des planches. Manso au point d'aller faire le ménage dans le callejon après en avoir mesuré à plusieurs reprises la hauteur, le toro se montra maniable une fois qu'il eut trouvé sa querencia, d'où on ne pouvait plus le tirer. Ceci résultat d'une faena hâchée où il était difficile de rester quieto pour le torero, terminée un peu difficilement aciers en main. Vuelta.

Laurent Deloye "El Tico"

Reportage photo : El Tico photos

 

 

 

 

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