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Céret (11/07/2010 - soir) : Une grande corrida d'Escolar Gil pour un triomphe de Fernando Robleño

 

6 Toros de Don José Escolar Gil 6

pour

Fernando Robleño

Alberto Aguilar

Joselillo 

Entrée : Lleno

Temps : Chaleur tropicale, lourde et humide

Fernando Robleño : Oreille / Oreille

Alberto Aguilar : Vuelta / Deux vueltas

Joselillo : Silence / Silence

Les toros de Don Jose Escolar Gil, de présentation inégale (poids oscillant entre 480 et 600 kgs) et âgés (cinquenos), ont rencontré les groupes équestres armés par la cavalerie d'Alain Bonijol à 19 reprises.

Fernando Robleño est appelé à remplacer Luis Francisco Espla dans le coeur des aficionados cérétans. Après avoir bien dominé un premier noblon, qu'il a couché en deux fois mais avec sincérité, le madrilène a vu son second changé pour cause de corne cassée à son entrée en piste. Le sobrero, anovillado, a pris deux petites piques avant de se révéler maniable dans la muleta de Robleño, qui n'a pas raté l'occasion d'un triomphe facile, en le couchant d'une belle entière en place.

Alberto Aguilar aurait du accompagner a hombros son chef de lidia s'il n'avait été victime d'une mauvaise gestion des temps. A son premier, il initia une belle entame au capote, rematée d'une demi-véronique de catégorie. Le toro prit ensuite 3 puyazos, obligeant même Alain Bonijol a sortir au quite pour sauver son cheval un moment en grande difficulté. C'est ensuite que les choses se gâtèrent, au cours d'un tercio de banderilles un peu trop long auquel le Président mit fin d'autorité. Le toro, décomposé, arriva tardo, parado et finalement avisé dans la muleta du protégé de Stéphane Fernandez Meca, qui n'eut aucune option de succés. Le cinquième vint à quatre reprises sous le fer de Gabin Rehabi, qu'il envoya au sol sur la deuxième rencontre. Après un tiers de banderille sans éclat, Alberto Aguilar réalisa un faenon extraordinaire, basé sur un placement exceptionnel. L'ensemble fut peut être un peu long, et la prestation malheureusement gâchée aciers en main. Le public lui demanda toutefois d'effectuer deux vueltas.

Joselillo toucha le plus petit du lot, qui prit tout de même 4 puyas avant de semer la panique lors du tiers de banderilles. La faena de muleta fut hachée, le toro faisant ressurgir le spectre de l'alimaña Albaserada d'antan... Le sixième de l'envoi, curieux cardeño choreado capirote, occasionna une chute du groupe équestre sur la première rencontre, provoquant une nouvelle intervention d'Alain Bonijol au quite. Le castoreno ne se vengea pas pour autant une fois remonté en selle, et au contraire joua le jeu en lui donnant deux belles piques dans les formes. A la muleta, Joselillo ne se montra pas sous son meilleur jour, avant de coucher son adversaire d'une épée astucieuse.

A noter :

Avant le paseo, des anti-corridas qui avaient payé leurs places ont joué les espontáneos pour tenter de s'enchaîner dans le ruedo. Ils ont été évacués par le personnel de piste.

Le tiers de pique à Céret est vraiment redevenu le tiers du Roi. Le public de ce dimanche après-midi ne s'y est pas trompé, qui a applaudi la plupart des tercios de varas debout..

Le mayoral d'Escolar Gil a salué en piste.

Le prix Bernard Bertagne, du nom d'un célèbre Président de "La Muleta" d'Arles qui a beaucoup oeuvré aux côtés des organisateurs cérétans, a été remis par le Président actuel du non moins célèbre club Arlésien au picador Placido Sandoval, de la cuadrilla de Joselillo.

Un prix a été également remis à Sebastian Garrido, de la cuadrilla d'Alberto Aguilar, pour le tercio de varas au deuxième toro de la course.

Un prix Spécial a été attribué à Alain Bonijol, chaleureusement acclamé en piste.

 

 

Depuis Ceret : Jacques Lanfranchi

 

 

 

 

 

 

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