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"Virgen Maria" : Tradition et détermination

 

JMM

Photo : Collection Olivier Fernay

Cela fait cinquante six ans qu'il y a des toros dans la famille FERNAY. Et Olivier, que ce soit à Fos Sur Mer (13) du temps de son père, ou au " Mas des Jasses de la Ville" (ARLES), camp de base de la ganaderia depuis 1980, en a toujours vus au fond de son jardin. Mais depuis 2004, l'histoire s'est accélérée lors de sa rencontre avec Jean-Marie RAYMOND, homme d'affaire déterminé et entreprenant, et la création d'un nouveau fer inscrit comme aspirant à la « Unión de criadores de Toros de Lidia » : « Virgen Maria ».

En fait, c'est la rencontre idéale : Jean-Marie RAYMOND est depuis toujours un grand aficionado, très connaisseur de la chose taurine. Il apporte à l'élevage des moyens matériels et une vision nouvelle, extérieure au Mundillo. Olivier FERNAY en est la caution morale. Celui qui rassure par sa connaissance des bêtes et de leur maniement. Et depuis six ans, pas mal de choses ont changé aux portes de l'antique cité d'ARLES.

Et tout d'abord une approche commerciale bien différente de celles des confrères hexagonaux, pour lesquels lidier en France est une réalité, et exporter en Espagne la cerise sur la gâteau. Chez « Virgen Maria », c'est le marché Ibérique que l'on cible en priorité, avec une préférence pour les plazas importantes et le soucis de toujours présenter des toros de qualité, en adéquation avec la catégorie des arènes.

Et les résultats sont là, avec notamment 5 oreilles coupées en 2009 lors d'une novillada piquée à AVILA et le triomphe d'Antonio BARRERA lors de la présentation de « Virgen Maria » en corrida à BARCELONE (3 oreilles) qui a fait beaucoup parler de la ganaderia outre Pyrénées. Mais les éleveurs ne boudent pas pour autant le sol français, sur lequel la devise blanche et bleue-ciel a connu de beaux succès, comme à VIEUX-BOUCAU (3 oreilles et queue - NSP) ou à SAINT-GILLES (Graines de Toreros), même si dans la plupart des cas, ce sont des pupilles d'Olivier FERNAY d'origines identiques, qui sont lidiés sans picador. Il est à noter que trois exemplaires de la ganaderia ont connu en 2009 les honneurs d'une vuelta posthume : A VIEUX-BOUCAU (NSP) ; RODILHAN (NSP) et lors du Festival de fin de saison à nouveau à RODILHAN (novillo du fer de Fernay).

Avec 250 vaches de ventre, 8 sementales en provenance d'élevages plus prestigieux les uns que les autres tels « Jandilla » ; « Garcia Jimenez » ; « Luis Algara » ou « Victoriano del Rio » pour un total de 600 têtes, les deux ganaderos sont à la tête d'un patrimoine génétique impressionnant, que le foin de Crau et le soin porté à la sélection pourrait bien voir s'imposer dans les plus grandes arènes dans un avenir peu lointain. Et en matière de sélection, on peut dire que la ganaderia est gâtée puisqu'outre les toreros français régulièrement invités à venir s'entraîner dans les installations d'inspiration typiquement andalouses, Luis VILCHES ; Eduardo GALLO, Sergio AGUILAR et même José Maria MANZANARES hijo sont venus se frotter aux vaches et machos maisons, avec un bonheur non dissimulé. Olivier FERNAY nous confiera d'ailleurs être toujours impressionné de la simplicité de ces toreros et de l'écho que peut avoir sur la planète taurine, un simple tentadero lorsque l'un d'entre eux y participe. Il se rappelle ainsi avoir eu quelques heures après l'un d'entre eux, Victoriano del Rio au téléphone qui, averti de la qualité des becceras, tenait à connaître les numéros des mères des vaches tientées et à le féliciter de son choix.

Mais la temporada 2010 est là, avec ses nouveaux défis et des toros triés sur le volet, préparés pour des destinations qui nous seront restées inconnues. Mais la présentation ne trompe pas... Et notamment celle d'une novillada (malheureusement pour les photos...) protégée par les fameuses « fundas » qui devrait franchir allègrement le reconocimiento de n'importe quelle arène de première catégorie... L'avenir nous dira laquelle. En tout, quatre novilladas piquées et une, voire deux corridas pourraient être lidiées cette saison.

En attendant ces échéances, les représentant de « Virgen Maria » se préparent tranquillement dans les cercados du Mas, forts de leurs hérédités et certains de leur force. Bon sang ne saurait mentir....

 

Laurent Deloye "El Tico"

Photos : Daniel Daudet - "El Tico" et Collection privée d'Olivier Fernay photos

 

 

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