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Professionnels français : La belle temporada de Gabin Rehabi

 

gabin rehabi

Photos : El Tico

Corridafrance : Bonjour Gabin. Comment définirais-tu ta saison 2010 ?

Gabin Rehabi : C'est ma plus grosse saison depuis mes débuts. J'ai commencé en 2005 et pour ma première corrida, j'ai toréé aux côtés de Sebastian Castella à Mauguio pour un mano a mano avec Manuel Diaz El Cordobes. Ensuite, j'ai toréé toute la fin de saison avec Stéphane Fernandez Meca. C'était l'année de sa despedida. Je dois beaucoup à ces deux toreros et ils comptent beaucoup pour moi. En cette fin de temporada, après cette saison importante, c'est à eux que je pense. Ce sont eux qui m'ont donné ma chance. J'ai apprécié de faire la fin de saison 2005 aux ordres de Stéphane et j'ai toréé à 13 reprises avec Sebastien. Ce n'est pas rien. Je pense aussi à Alain Bonijol qui m'a fait beaucoup travailler. C'est un peu mon deuxième père. Mais dans le travail, il ne me fais jamais de cadeaux. C'est un visionnaire qui veut revaloriser de tiers de piques. Et j'aime sa vision du tercio de varas, avec des chevaux légers et mobiles, des picadors acteurs de la corrida qui permettent de mettre en valeur le toro pour le plus grand plaisir des aficionados.

Corridafrance : Quel en a été le point culminant ?

Gabin Rehabi : Bien entendu la corrida concours d'Arles... J'ai eu la chance de pouvoir la toréer aux côté d'Israel Tellez, le Mexicain. J'étais à domicile, dans les arènes de ma ville de naissance et je remercie Luc Jalabert de m'avoir donné cette opportunité. Je n'avais pas le droit de me louper et c'était une grande responsabilité. Mais j'ai su résister à la pression. Ca n'a pas été simple avec le toro de Margé qu'il m'a fallu aller chercher derrière la ligne. Certains ne l'ont pas compris et j'ai du m'expliquer plusieurs fois depuis ce jour. Mais c'était la seule solution et au final, j'ai triomphé et le toro de Margé a gagné le concours.

J'ai connu d'autres moments forts comme à Saint-Martin de Crau avec les Prieto de la Cal ou à Alès et même à Vic-Fezensac pour Pentecôte. Et puis des moments où j'étais moins bien. Je ne suis qu'un homme et j'ai des jours en dessous de là où je souhaiterais toujours être... Mais bon, j'ai été récompensé cette année par "La Muleta", qui est un club taurin d'aficionados exigeants, et je pense que ce n'est pas pour rien. Lors de la remise du Prix, ils m'ont même trouvé bien à Céret alors que je ne pense pas avoir été à mon meilleur niveau ce jour là... C'est une sorte de reconnaissance pour moi et mon parcours 2010.

Corridafrance : Comment se présente ta temporada 2011 ?

Gabin Rehabi : Depuis le 3 octobre 2010, je suis officiellement sans matador attittré. Le changement d'apoderado d'Alberto Aguilar m'a coûté ma place à ses côtés. Mais je ne m'inquiête pas. Je n'ai que 27 ans et même si je dois faire une saison en dents de scie, ça n'entamera pas ma détermination. Je vais continuer à m'entraîner avec beaucoup d'envie et de passion, aller au campo, participer à des tentaderos lorsque les ganaderos ou les toreros me feront cette confiance. J'espère qu'ensuite, des opportunités se présenteront. Et je serais prêt si c'est le cas.

Corridafrance : Quelles sont tes ambitions pour la suite de ta carrière ?

Gabin Rehabi : Je veux continuer à progresser mais sans brûler les étapes. Si l'on veut s'améliorer, il faut savoir se remettre en question. Je veux toujours montrer le plus grand respect pour la profession que je représente, que ce soir au campo ou en corrida. C'est pour ça que je m'entraîne dur, sans rien laisser au hasard. Je dois du respect au public ; aux toros et à mon matador...

gabin rehabi
gabin rehabi

Ensuite, si j'ai l'opportunité de partir avec une figura, j'irais bien entendu. Mais c'est vrai qu'on me voit plus dans les corridas dures. Ca ne me gène pas, au contraire. Je trouve que c'est encourageant que les gens sachent qu'ils peuvent compter sur moi dans ce créneau...

Propos recueillis par Laurent Deloye "El Tico"

 

 

 

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