bandeau haut
 
 
 
 

 

 

 

LOGO
Vergèze: Intéressante corrida de Pagès / Mailhan. Camille Juan coupe la seule oreille.

 

vergeze

Photo : Laure Crespy

Les organisateurs du Club "Fiesta Brava" de Vergèze peuvent être satisfaits : Cette Feria du Rhôny 2010, dont on a longtemps cru qu'elle ne verrait pas le jour, s'est finalement terminée par une intéressante corrida de Pagès/Mailhan, sous un soleil radieux et devant une assistance très satisfaisante, au vu d'une date un peu plus compliquée que les autres années. Coincée désormais entre Arles (Pâques) et un mois de mai très riche en cartels attrayants (Palavas - Alès - Nîmes...), on pouvait craindre que la petite (mais sérieuse) organisation Vergèzoise paye au prix fort ce changement. Mais il n'en fut rien, et c'est tant mieux...

Côté médical, à déplorer toutefois le très sérieux accrochage dont a été victime Maxime Ducasse, coincé entre le burladero et les planches au moment de se mettre à l'abri. Un traumatisme costal a été diagnostiqué, qui a motivé son transport à la Clinique Kennedy de Nîmes pour des examens complémentaires. Il semblerait qu'une fois encore, le "plus de peur que de mal" soit de rigueur. Mais cet accident nous permet de réaliser qu'il n'y a pas de petite corrida et que le danger guette les professionnels à tous les instants et dans n'importe quelle arène. C'est d'ailleurs le même toro qui marchera quelques minutes après sur le pied gauche de Camille Juan. Des radios seront réalisées demain. Une fracture est à craindre pour le torero Nîmois, vainqueur moral de la course.

Laurent Deloye "El Tico"

La Chronique de Marie Barcelo :

Inégale corrida de Pagès Mailhan qui ne se laissa pas vraiment couper les oreilles malgré le courage des hommes de lumière dont Camille Juan qui fut déclaré meilleur torero de l'après-midi. Les ganaderos ont participé à sa reconnaissance en saluant à leur tour.

Octavio Chacon: Son premier se déplaça bien dans la cape, humiliant suffisamment et doté d'un bon tranco, mais laissant paraitre un léger manque de force. Il débuta sur la corne gauche et dut arracher les naturelles face à la charge reserrée de son toro. Il trouva peu à peu les solutions, notamment en gagnant toujours du terrain vers l'avant de manière à indiquer une direction de charge au toro. A noter quelques statuaires épicés, toujours sur la corne gauche. A droite en revanche le combat parut impossible. Une entière. Salut aux tiers.

Après avoir mené son deuxième une seule fois au cheval, il se montra réfléchi et dut prendre en compte la querencia de celui-ci. Sans se démonter Octavio prit les devant en allant se placer directement au plus près des cornes sans toutefois le sortir des planches. A gauche son adversaire sembla plus généreux dans son embestida et le torero profita de cette brève opportunité pour dessiner quelques naturelles remarquables, donnant toujours beaucoup d'importance à son labeur. Une entière. Vuelta.

Paco Ramos: Dès la cape son premier toro révélait plus de prestesse sur la corne droite. Deux piques sans relief. Muleta en main Paco nous servit une entame des plus plaisantes, attitude stylisée tout en conduisant son adversaire à la perfection. D'ailleurs ce dernier montra bien plus de qualités que son confrère sorti en premier, chargeant avec allant la tête basse et suivant le leurre jusqu'à sa disparition. A droite cette aubaine coordonnée au bon goût du torero offrirent au public quelques séries dont il faudra se souvenir. A gauche en revanche le cornu se fit plus prier, obligeant le torero à réduire les distance et terminer par une tauromachie plus entrecoupée mais tout aussi méritoire. Plusieurs pinchazos le privèrent d'une épée. Vuelta.

Son second en revanche poussa sous le fer surtout lors de la première rencontre. (3 piques). A noter les deux bonnes paires de banderilles de David Romero qui salua aux côtés de Marc Antoine Romero son neveu, avec qui la relève est assurée ! Plutot violent ce toro vint parfois en marchant dans le leurre laissant ainsi une grande place au doute. Mais Paco Ramos n'y succomba pas  et trouva peu à peu un terrain d'entente sur la corne gauche. Une demie-lame et pinchazos.

Camille Juan servit un début de cape dynamique. Après avoir brindé son combat au matador José Manrubia il mit tout son enthousiasme dans les deux premières séries droitières, liant le tout avec bon sens, la muleta toujours devant, toujours sincère. Son toro s'élança avec vibration dans la muleta mais cela ne dura qu'un temps puisque ce dernier finit par réfléchir plus intensément. Une entière. Une oreille.

A la cape il se consacra à la lidia de ce deuxième toro, le menant jusqu'au centre les mains basses et allongeant son voyage. Première pique en poussant par à-coups, deuxième et troisième plus courtes. Camille dût faire très attention à la corne droite très dangereuse. Il redoubla donc d'efforts à gauche, attaquant le toro avec panache et communicant ainsi une vraie émotion au public qui réclamait la musique. Vaillant, il tenta tout de même une série droitière méritoire et se jeta littéralement dans les cornes lors de l'estocade. Une pinchazo et une demie lame.

Marie Barcelo

Reportage Photographique : El Tico photos

 

RETOUR

 

occterra