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Arles - Feria de Pâques

5 avril 2010 - soir

 

juan bautista

Photos :Daniel Chicot

Cette corrida de clôture n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices : Le toro de Domingo Hernandez qui ouvrait la course en substitution du Puerto de San Lorenzo titulaire pour cause de corne cassée, se révélant faible et terne, à l'identique des six lidiés en ouverture vendredi. Rien ne s'arrangeait avec les premiers Puerto et on s'acheminait doucement vers un nouveau constat d'échec ganadero lorsque sortirent le cinquième, bon, qui accréditait le fameux dicton, puis l'ultime de la Feria 2010, un toro de beaucoup de transmission qui se décomposa malheureusement dans la muleta de Matias Tejela.

Côté piétons, El Juli repartait, et ce n'est pas coutûme, à pied et le compteur à zéro alors que Juan Bautista et Matias Tejela sortaient à dos d'homme, après avoir coupé les deux oreilles de leurs derniers adversaires respectifs. L'arlésien s'était auparavant battu comme un lion avec son premier, arrêté, et la grosse pétition n'avait pas fait fléchir la Présidence. Il récupérait cette oreille perdue sur le cinquième, et pouvait donc légitimement sortir en triomphe aux côtés de son ami Matias Tejela qui avait bénéficié avec bonheur et maîtrise des charges vibrantes du dernier de l'envoi.

Une clôture en feu d'artifice pour une feria marquée par la piêtre qualité du bétail en général, pour un résultat statistique satisfaisant avec 6 sorties a hombros sur le cycle.

Laurent Deloye "El Tico"

La Chronique de Marie Barcelo :

Ennuyeuse corrida du Puerto sauvée par la sortie des deux derniers toros bons dans le leurre et permettant à leurs deux toreros de couper deux oreilles chacuns: Juan Bautista et Matias Tejela. El Juli quant à lui fut privé de trophée à cause de mises à mort laborieuses.

Le premier toro d'El Juli était un réserve de Domingo Hernadez car son toro s'est cassé la corne peu avant la course. Ce dernier prit deux piques qui réglèrent quelque peu les derrotes inattendus de cet exemplaire qui se déplaçait pourtant bien mais qu'il fallut pourtant beaucoup attendre et provoquer. Muleta en main El Juli sut composer sa faena petit à petit sans se précipiter, laissant un temps précieux entre chaque passe tout en gardant un toque ferme. Une once de moral ainsi redonnée au toro, il put se laisser aller à une série gauchère d'une lenteur et d'une douceur déconcertante. Tel un véritable façonnier il donna une tonalité supplémentaire à chaque série jusqu'à convaincre le public qu'il n'y a pas de toro ininterréssant pour El Juli. Une entière et descabello. Salut aux tiers.

matias tejela

Son deuxième toro se blessa à l'antérieur gauche et fut remplacé par un autre du même fer. Après une pique et deux paires de banderilles seulement il tenta de faire courrir celui-ci la tête haute de manière à le ré-oxygéner et alimenter ses forces. Indécis, tour à tour gaucher puis droitier, El Juli opta finalement pour l'épée. Une entière et descabello.

Juan Bautista débuta à genoux à la cape avant de servir quelques véroniques stylisées rématées par une demie très personnelle. Après une pique sans relief son toro se révéla hésitant et n'humilia que par moments. L'arlésien chercha une émotion difficile à atteindre avec un tel adversaire. Une trois-quart de lame basse, une entière foudroyante. Salut aux tiers avec pétition d'oreille.

C'est accoudé aux planches qu'il débuta à la muleta face à son second, sans bouger d'un millimètre, décelant en ce toro une opportunité de triompher et bien décider à ne pas la laisser passer. Se plaçant à 10m à droite il chercha à mettre en valeur cet excellent adversaire tout en se relâchant sur quelques détails artistes délicieux. Inspiré, il fut tout aussi varié par molinetes et rematés divers que profond par derechazos. Lui extirpant plusieurs redondos suivis et manoletinas osées, il boucla ainsi idéalement sa faena.

Matias Tejela resta toujours très ferme face à son premier sans ne laisser aucune place au doute. Il baissa la main à outrance, parfois trop peut-être, mettant ainsi le toro au sol. Il soigna cependant chaque remate, donnant ainsi de l'importance à chacune de ses séries.Une entière. Salut

Son second renversa le cheval lors de la première rencontre mais ne poussa pas vraiment lors de la seconde. Surement motivé par les deux oreilles de son companero il l'attendit au centre de la piste pour exécuter deux cambios époustouflants. Conscient des qualités de ce toro  qui "faisait l'avion", il dessina sans attendre une série droitière à faire rugir les gradins, d'une profondeur vertigineuse et d'une lenteur vaporeuse, un délice! Mais cette domination brutale eut raison du toro qui partit finalement se réfugier aux planches. Plusieurs fois ramené au centre il resta pourtant attentif et s'élança toujours au galop d'aussi loin. Ambitieux, Tejela réitéra ses deux cambios en fin de faena. Une entière, deux oreilles.

Arles - 5 avril 2010 / 17:00

Beau temps avec légère brise non génante

9/10ème d'arène

6 Toros de "Puerto de San Lorenzo ", (1er de Domingo Hernandez substituant le toro titulaire qui s'était cassé une corne - 4ème bis du fer titulaire), de présentation homogène mais pauvres de jeu, à l'exception des deux derniers.

El Juli : Salut après pétition / Applaudissements

Juan Bautista : Salut après avec et pétition / Deux oreilles.

Matias Tejela : Salut après avis / Deux oreilles

 

 

 

Reportage photographique : El Tico photos

 

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