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Saint-Perdon (28/08/2010) : Dufau coupe deux oreilles

 

st perdon

Photo : Nédège Vidal

Mont-de-Marsan, dimanche, novillada des fêtes de Saint-Perdon 1/3 d’arène.
Novillos de Hdros. de Baltasar Ibán, le sixième effectuera une vuelta al ruedo.
Sergio Flores, blessé au début de sa première faena, pouce gauche fracturé (scaphoïde) ne put continuer le combat. La novillada devint un mano à mano.
Thomas Dufau qui remplaçait Mathieu Guillon blessé, en aubergine et or : salut, oreille et oreille ;
Juan del Álamo, blanc et azabache silence, ovation et oreille.
Sortie en triomphe du mayoral et de Thomas Dufau.
Le prix de la meilleure pique est allé à Nicolas Bertoli.

Il y eut de tout dans le lot de Baltasar Iban : les deux premiers imposants, la suite plus accommodante. Trois se sont laissés faire le troisième noble, le cinquième maniable et le sixième le plus complet un toro vibrant et spectaculaire. Les trois autres, violents, broncos, courts de charge se défendaient durement. Dans ce sens, malgré les qualités du dernier la sortie en triomphe du mayoral ne s’imposait pas.

La blessure de Sergio Flores va sans doute lui coûter plusieurs semaines d’arrêt et le torero d’Aguasacalientes ne pourra pas honorer ses prochains contrats, notamment Madrid où il devait débuter. Il avait été débordé par son premier opposant que Thomas Dufau sut rectifier, tirant quelques séries de derrière les fagots.

Thomas déjà très puesto tomba sur un excellent troisième. Il ne fut pas toujours à la hauteur de ces bontés, mais la faena eut ses bons moments avec des séries longues et bien rythmées. Disons qu’elle manqua de pellizco, d’originalité ; c’est dans cette direction que le jeune landais doit porter ses efforts. Etre soi-même ca n’est pas si facile… Une entière au troisième voyage, un descabello et une oreille controversée. Même scénario au quatrième maniable, son officio séduisit mais par manque de transmission il n’embarqua pas l’assistance. Une demie, un descabello et une récompense.

On a retrouvé le Juan del Alamo que l’on aime au dernier toro. Il sut conduire avec émotion les charges vibrantes du Baltasar Iban, conduisant l’animal par le bas dans un tempo parfait. Ce fut le meilleur moment de la soirée. Hélas il se fit bousculer et la faena baissa d’un ton. Une grande entière au second essai aurait pu lui valoir un double trophée mais la maladresse de son péon au cuchillo découragea le public. Il n’avait guère brillé lors de ses deux précédents passages.

Mention à la Peña al Violin pour une animation musicale sensationnelle.

Pierre Vidal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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