bandeau haut
 
 
 
 

 

observatoire

 

LOGO
Béziers (13/08/2010 - soir) : JM Manzanares triomphe d'une décevante corrida de Domingo Hernandez

 

manzanares

Photos : Daniel Chicot

Les résultats statistiques sont quelquefois trompeurs. Et si je ne boude pas mon plaisir de voir Jose Maria Manzanares sortir en triomphe des arènes de Béziers, les trois oreilles qui lui ont été accordées aujourd'hui ne reflêtent en rien la qualité du spectacle qu'il nous a été donné de voir.

La faute au vent, comme hier, mais aussi au piètre jeu donné par les Domingo Hernandez, bas de races et faibles à l'exception des deux compliqués échus à l'Alicantin, qui dut aller chercher dans un registre guerrier les ressources nécessaires à son triomphe. Mais bon, il est des belluaires moins parfaits esthétiquement...

El Juli n'aime pas le vent, c'est une constante. Un premier adversaire éteint et un second court de charge lui ont plus encore compliqué la tâche.

Quant à Sebastian Castella, il n'a pas triomphé pour la deuxième tarde consécutive et est reparti contrarié et à pieds de ses arènes. Il faut dire qu'il a touché le plus mauvais lot.

Laurent Deloye "El Tico"

La Chronique de Marie Barcelo :

Décevante corrida de Domingo Hernandez qui, hormis les 4eme et 6eme, se révélèrent éteints et sans transmission. Ce handicap ajouté à celui d'un vent violent ne permit qu'à Jose Maria Manzanares de se démarquer, coupant un total de trois oreilles.

El Juli (Lie de Vin et or) débuta sa faena par une démonstration de temple déconcertante à la cape par véroniques, puis mena son toro par trois fois au cheval, mais trois piques légères. Gêné  par le vent à la muleta, il chercha le terrain adéquat, déçu de ne pas pouvoir profiter pleinement de la noblesse de ce toro pourtant rapidement très tardo à gauche. A droite il parvint à lier les passes le temps d'une bonne série seulement. Deux pinchazos, une entière.

Face au second il parut aussi à l'aise que face à une vache de tienta à la cape. Celui-ci poussa longuement lors de l'unique rencontre avec le cheval. Semblant avoir hérité du plus mobile du lot, El Juli ne laissa pas passer cette occasion et tout en prenant un temps bien étudié il reussit à illuminer cette faena de quelques derechazos de bonne facture, bien que contraint lui aussi à réduire les terrains. Une entière, une oreille.

Sebastien Castella (Mauve et Or): Son premier se montra plutot coriace dans la cape du maestro qui sans perdre son sang froid le mena jusqu'au centre. Ce toro plus intéressé par le cheval que par la cape prit trois piques dont les deux dernières très légères. Mais il garda toute sa force dans la muleta, obligeant le torero à le châtier encore par doblones. Indécis à droite il surprit plusieurs fois par ses derotes inattendus et ses violents coups de tête. Castella s'imposa donc en allant toujours en avant, avec une détermination payante. A gauche, corne plus compliquée encore, il fit l'effort le temps d'une série, par pundonor. Une trois quart de lame efficace. Une oreille.

Après une pique il révéla un cinquième toro qui bondit plus qu'il n'humilia dans la muleta. Le biterrois tenta de corriger cela par un temple infaillible et le leurre en dessous des cornes. Mais les rebellions de l'animal vinrent entacher cet effort. Trois pinchazos et un coup de descabello.

José Maria Manzanares (rouge et or) fit face avec brio à la cape face à son explosif premier. Sans se faire déborder malgré les assauts répétés du bicho il se jeta même à genoux pour la demie-véronique. Cet exemplaire poussa fort lors de la rencontre avec le cheval puis fut invité à un savoureux quite par chicuelinas. Mais ce dernier fit comme les deux précédents: après avoir fit illusion au départ, il s'éteignit soudainement, obligeant le torero à le toquer plusieurs fois. A force d'obstination il parvint à lui arracher quatre redondos inespérés, renouant ainsi avec les gradins. Une formidable entière lui permit de couper une oreille.

Il ne manqua pas de détermination à la cape face à son second. Ce dernier n'en manqua pas non plus dans le cheval, poussant avec bravoure lors de l'unique rencontre. Par doblones il s'appliqua à conduire l'animal le plus loin possible afin de valoriser sa charge et ses qualités de noblesse et mobilité. A droite il fut énorme de courage et d'entrega, ignorant avec audace le danger de ce toro qui se retournait si court, véhiculant ainsi une intense émotion et un respect palpable. A la fois guerrier héroîque et d'une profondeur esthétique il fit ainsi l'unanimité. Il tua d'une trois quart de lame et coupa deux oreilles.

 

Béziers - 13 août 2010 - soir

Plein -Temps beau et chaud avec vent génant.

6 toros de Domingo Hernandez, correctement présentés mais bas de race et de forces. 10 rencontres avec les groupes équestres armés par la Cavalerie Alain Bonijol.

El Juli : Silence / Oreille

Sebastian Castella : Oreille / Silence après avis

Jose Maria Manzanares : Oreille / Deux oreilles

 

Reportage Photographique : El Tico photos

 

 

 

 

RETOUR

 

 

occterra