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Parentis (08/08/2010) : Juan Ortiz, héros du jour

 

juan ortiz

Photo : Pierre Charrain

Parentis-en-Born, dimanche, 2ème de féria. Plein.

Six novillos de Moreno de Silva, très forts, armés, bien dans le type Saltillo. Violents sous le fer, la plupart âpres, le troisième intoréable, les seconds et quatrièmes plus abordables.

Nuño Casquhinho en blanc et argent : silence et silence.

Juan Ortiz en bleu nuit et or: tour de piste et une oreille.

Daniel Palencia en Bordeaux et or : silence et silence.

Le prix de la meilleure pique est allé à Carlos Reboso de la cuadrilla de Juan Ortiz pour son travail au second novillo.

Course impressionnante par son trapio et émouvante par son comportement. Le poids moyen des Moreno de Silva dépassait les 500 kilos, c’est dire ! A la pique ils furent spectaculaires : plus violents que réellement braves, contournant parfois la monture et faisant sonner les étriers sans pour autant s’échapper. Cela donna des tiers prenants, piqueros et banderilleros jouant dans l’ensemble le jeu. Par la suite il fallait les consentir mais les novilleros purent les embarquer sur quelques séries. Il y avait un fond de noblesse à exploiter…

Nuño Casquhino, le plus expérimenté des trois, se montra prudent dans l’ensemble. Il se croisa peu mais parvint à canaliser les charges de ses deux adversaires peu avenants. Il tua le premier d’une entière tombée et le second d’une entière au second essai ; le Moreno De Silva mourant au centre de la piste.

Juan Ortiz très décidé à ses deux passages fut le héros du jour. Culotté, il accueillit ses deux novillos à genoux, c’étaient pourtant des « Tios »… Il mania la cape avec élégance et sut dessiner quelques véroniques de qualité. Ses faenas furent appliquées, tirant les passes une à une, centré le plus souvent, sans se laisser impressionner. Son courage plut et on sent qu’il peut progresser. Malgré sa petite taille il tua bien ses adversaires et il aurait mérité sans doute de sortir en triomphe. On peut compter sur le petit colombien, il fera son chemin...

Vert encore Daniel Palencia eut beaucoup de mal à tuer le troisième, avisé qui coupait le terrain et marchait sur l’homme. Il se reprit au dernier et dessina de belles séries sur la corne droite, la plus amène, qui enthousiasmèrent le public. Il frôla le triomphe mais hélas tua mal. Les Moreno de Silva nous firent trembler de bout en bout et nous avons vibré aux exploits de Juan Ortiz.

Pierre Vidal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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