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Les Saintes-Maries de la Mer (13) : Pluie de trophées sur les arènes

 

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Photos : El Tico

Un public chaleureux et prompt à vibrer ; une Présidence généreuse ; cinq toros de Palla nobles à souhait et calibrés pour l'occasion ont permis aux trois diestros du jour de sortir à dos d'hommes sous les acclamations de spectateurs comblés. Seul le premier Palla, quasi invalide, aurait pu gâcher la fête. Mais Juan Bautista confirma son grand moment avec le quatrième, qui n'était pas aussi évident qu'il n'y paraissait dans la muleta de l'Arlésien.

Ce fut également l'occasion de revoir Jérémy Banti. Il n'a d'ailleurs pas raté l'opportunité de triompher à proximité de ses terres, lui qui s'est exilé outre-Pyrénées pour vivre sa passion. Ayant hérité d'un lot très intéressant, il s'accoupla parfaitement avec son premier mais connut plus de difficulté avec le dernier de l'envoi, un peu plus réservé. Un échec aux aciers lui ôta tout espoir de trophée. Mais l'essentiel était fait avec les deux oreilles du troisième.

Reste El Capea, qui du fait de sa tauromachie sur le passage, ne contraint pas trop son premier bon, mais un peu faible. Seule sa grande envie lui permirent de couper les deux oreilles du cinquième, qui l'avait mis plusieurs fois en difficulté.

En conclusion, une belle tarde flamenca aux Saintes-Maries de la Mer pour la traditionnelle corrida du même nom animée par le groupe Ibor Sanchez.

Laurent Deloye "El Tico"

La chronique de Marie Barcelo :

C'est une après-midi chargée de triomphes qu'on vécu les spectateurs de la corrida flamenca aux Saintes Maries de la Mer en ce samedi 7 aout. Et si certains diront que le président s'est montré généreux, il faudra surtout retenir le plaisir qu'on put ressentir les trois toreros face à cette bonne corrida d'Antonio Palla.
Juan Bautista: Son premier agé de presque 6 ans se révéla déjà faible dans la cape. Il le fit donc peu piquer. Muleta en main l'arlésien prit le temps de ré-oxygéner ce toro en le faisant courir en ligne droite, sans jamais l'obliger, lui imposant peu à peu des séries plus longues. Ce problème de faiblesse fut d'autant plus regrettable que l'on décela chez cet adversaire de grandes qualités de spontanéité, chargeant au galop avec noblesse, et ce tout au long de la faena. Avantage qui permit au torero de nous donner un avant goût de son doux toreo avant de le tuer d'une demie-lame. Son second mansito n'en fit qu'à sa tête lors de la lidia. Après une légère pique Juan Bautista se jeta à genoux à la muleta malgré le comportement désordonné de l'animal. A droite sa fermeté lui permit de canaliser sa charge débordante, reussissant à lier de vibrantes séries, tout en s'attachant à ne pas le laisser fuir. A gauche et alors que le toro commençait à accuser le coup, le torero alimenta les débats par quelques molinetes et variantes bienvenues. Une trois quart de lame suffit à lui faire décrocher les deux oreilles et la queue.
Le salmantin El Capea hérita lui aussi d'un premier exemplaire qui montra des signes de faiblesse à la muleta bien que généreux dans ses intentions. il fallut cependant éviter de trop peser sur l'animal et prendre en compte ses lacunes car ce dernier tomba trop souvent par cette erreur. Il tua d'une entière et coupa donc une oreille. Bien décidé à accompagner ses compagnons a hombros il débuta par une larga de rodilla. Ce seond exemplaire surement trop gros manqua cruellement de mobilité et d'émotion. El Capea qui ne ménagea pas ses efforts lui coupa pourtant deux oreilles même s'il n'atteignit jamais la dimension de ses compagnons de cartel.
C'est très motivé et avec du gout que Jeremy Banti débuta à la cape avant de mener son premier pour une pique lors de laquelle il poussa bien. Muleta en main Jeremy profita de la douceur de l'animal pour exprimer la tauromachie qu'il affectionne, celle qui est faite de sentiments et d'esthétisme. Le dernière série gauchère fut sans doute le sommet de cette faena: le compas ouvert, la muleta trainant au ras du sol, le relachement poussé a l'extrème, embarquant le toro de la pointe de la muleta seulement, un plaisir. Il tua d'une belle estocade et coupa donc deux oreilles. Il ne bénéficia pas d'autant de chance face à son second. Après avoir brindé aux chanteurs flamenco du groupe Ibor Sanchez, il dut trouver les solutions face à ce toro intéressant mais plus réservé et plus court. Un echec à l'épée le priva définitivement de trophées.
Ainsi les trois toreros sortirent en triomphe mais il est à regretter qu'ils n'aient même pas convié le mayoral à saluer.

Marie Barcelo

 

Les Saintes Maries de la Mer (30) - 7 août 2010

8/10ème d'arène -Temps superbe

6 toros de "Palla", desiguales de présentation, nobles et maniables, accusant un poil de faiblesse la plupart (1er invalide), 6 rencontres avec la cavalerie Alain Bonijol.

Juan Bautista : Applaudissements / Deux oreilles et queue

El Capea : Oreille / Deux oreilles

Jérémy Banti : Deux oreilles / Silence

Reportage photo : El Tico photos

 

 

 

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