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La Crau des Gardians en deuil, par Jacques Lanfranchi

 

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Photo : DR

Tout aficionado respectable, connaît la Via A.381 de Jerez à Tarifa, via Medina Sidonia.

Elle est appelée « Ruta del Toro », car elle dessert les propriétés de Cebada Gago, Torrestrella, Juan Pedro Domecq et Martelilla.

Il existe, ce type de route chez nous en France ; à Mas Thibert.

C'est la limite géographique la plus méridionale de la Crau des Gardians.

Par la C 67 (les Bruns) puis la C 68 « les costières », elle se termine par la draille du Mas de Beauchamp, c'est l’itinéraire qui vous conduira :

Au Mas du Vieux Capeau : avant Manade Jaubert-Barbaroux, aujourd'hui Rolland Durand.

Le Mas des Bruns : avant : Saurel, Pouly, Puget aujourd'hui Frédérique et Alain Tardieu.

La Cour des Boeufs : Saurel, Pouly puis Lucien Tardieu

La Demoiselle et Icard : De Laborde, puis Aimé Gallon et fils.

Beauchamp et les Trinitaires ; Barbier, Pouly

Tenque : Barbier, Lescot, Gallon.

En direction de Fos (voie rapide 568) . on peut évoquer les manades disparues, devant l'implantation des usines : Bertet, Gardair, Raoux, Saurel.

Ces dernières années : la Crau des Gardians a vu disparaître beaucoup de ses anciens : Mme Durand (mère de Rolland), Aimé Gallon et très récemment Monsieur Lucien Tardieu.

Orphelin de père, très jeune, Lucien Tardieu est élevé à la dure école des Pouly, et plus particulièrement de l’aîné : Étienne.

En 1959, il deviendra « le pelot » à part entière de l'élevage qui résidera à la Cour des Bœufs.

Une époque où si l'élevage n'était pas obligatoirement une vocation, le travail était un véritable sacerdoce bien loin aujourd'hui de certaines vitrines dorées, symbole d'une réussite sociale, voire industrielle...

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Très tôt ses fils Louis et Alain prêtent main forte, ce qui permettra de développer et d'affiner l'élevage de base d'Etienne Pouly, auquel s’adjoindront les sangs Infante Da Camara et Duc de Tovar.

En 1962, le syndicat des éleveurs de toros présidé par Bresilllon Pouly (Pouly II) se scinde en deux groupes : manadiers Camargue d'un côté, les ganaderos de l'autre.C'est ainsi qu'en octobre 1962 se forme le syndicat des ganaderos français dont le trésorier est Lucien Tardieu.

En 1968, révolution, ce syndicat devient l'association des éleveurs français de toros de race espagnole, le trésorier garde sa place.

En mai 1990, Monsieur Tardieu succède à Hubert Yonnet à la présidence.

Il demeura président d'honneur à dater de 1996.

Cela serait un doux euphémisme de dire que la vie de l'éleveur de toros (et de sa famille) est un long fleuve tranquille. On pourrait l'illustrer par la parabole suivante «  c'est un homme qui vient de faire fortune après des efforts inouïs, dans une monnaie qui le lendemain n'a plus cours ».

Ces dernières années, Monsieur Tardieu souffrait de graves problèmes de santé, mais c'était toujours debout (avec de terribles efforts) qu'il regardait « ses bêtes au campo ».

Il avait été plusieurs temporadas empresa des arènes de Collioure, sa disparition arrive à peine un an après celle de la plaza colliourencque.

La Crau des gardians est en deuil.

A Émilie, son épouse, et à toute la famille Tardieu.

Avec respect

 

Jacques et Evelyne Lanfranchi

bibliographie :

- Toros en Camargue Pierre Dupuy 1995 (photo 1 et 2)

- association des éleveurs de Toros de race espagnole 1990 (photo 4)

- Toros de France 1997 – 2003

- Photo 3 collection personnelle

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