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logo Nîmes (16/09/2012 - matin) : Une corrida pour l'Histoire !!!

 

nimes

Photo : Daniel Chicot

Comment faire passer par le verbe tant d'émotions ressenties lors de cette corrida pour l'Eternité !!! Avec la meilleure des volontés je ne pense y arriver. C'était à vivre et les seuls qui médirons ces jours prochains sur ce formidable moment de communion n'y étaient pas.

Comment analyser cet instant ? Et d'abord est-ce utile ? Combien d'oreilles, de queues ? Un indulto ? Et alors ? Ce dimanche matin à Nîmes, un bonhomme d'or et de nuit vêtu a magnifié plus encore sa légende. Ce matin, Jose Tomas n'a pas tutoyé les Anges. Les Anges ont vouvoyé Jose Tomas...

Dès ce paseo interminable, une ferveur extraordinaire montait des gradins. Jose Tomas venait justifier devant un public de vingt cinq nationalités différentes, certains ayant traversé l'Atlantique uniquement pour le voir, le cachet certainement le plus important de l'histoire de la Tauromachie. Tant de responsabilité pour un seul homme... Et pourtant, quel détachement... Quelle économie de geste et de parole. Quelle simplicité ! Quelle pureté !

Deux heures trente plus tard, il repartait à l'opposé, par la grande porte. Pas celle des Consuls mais celle des Héros. Et sa légende avec lui... Entre temps, il avait tué cinq toros ; pardonné la vie à un sixième... Et laissé dans nos yeux des images à jamais gravées que même les meilleures photos ne sauront traduire...

A la toute fin de la corrida, alors que le Maestro entamait sa vuelta triomphale, le public eut le bon goût d'appeler en piste l'autre héros du jour. Simon Casas s'avança alors sur le sable pour saluer son public...

Laurent Deloye ElTico

 

La chronique d'Anthony Pagano :

José Tomas est un toréro mythique et il le prouva dès l'entame de la première faena. En effet, il débuta par des statuaires pieds rivés au sol, sans les bouger d'un seul millimètre. Ensuite sur la corne droite, il donna d'emblée des muletazos longs, profonds et templés. Le toro noble et répondant à chaque cite lui permit également d'offrir de très bons passages sur la corne gauche pour au final une faena courte mais très intense. Il coupa deux oreilles après une entière contraire.

Avec le second, portant le fer de Jandilla, le maestro de Galapagar réalisa une faena uniquement droitière et manquant de transmission malgré quelques bons derechazos. Il coupa deux oreilles dont une bien généreuse pour ne pas avoir exploité la corne gauche.

Face au toro d'El Pilar, il débuta la faena par doblones et par la suite donna un trasteo ambidextre d'une grande qualité, toréant avec relâchement et pureté et faisant parvenir aux tendidos des sensations indescriptibles. Il coupa deux nouvelles oreilles après une entière en place.

Face au quatrième qui sauta dans le callejon dès son entrée en piste et qui reçut deux piques "light", José Tomas réalisa LA faena, celle dont les présents se souviendront longtemps. En effet, il s'avança dans le ruedo, seulement muni de sa muleta, sans ayuda. La faena fut courte mais d'une intensité incroyable, toréant par naturelles avec les deux mains. Le toro montra de la noblesse en répétant dans la muleta mais manqua de force et de transmission. A la demande "presque" générale le toro fut gracié. Cet indulto est certes discutable mais nous retiendrons ce grand moment de tauromachie que nous offrit le Maestro. Il obtint les trophées maximum après simulacre de mort.

Le cinquième appartenant à la ganaderia "Garcigrande " fut faible mais le matador réussit à le tenir en éveil pour distiller de bons passages sur les deux cornes. Il coupa là aussi deux oreilles après une entière en place foudroyante.

Le Victoriano del Rio, sorti en dernière position manqua de forces, et ne laissa guère d'option à José Tomas qui tenta tout de même d'en tirer quelque chose en vain. Il termina la faena par un arrimòn et coupa une oreille après entière tendida.


Capote en mains, José Tomas offrit plusieurs quites par: Mariposas, Faroles, Chicuelinas, Naturelles, des gestes rares et de grande qualité.
En cette matinée, José Tomas réalisa donc six faenas, six faenas différentes, six faenas variées, six faenas intenses, six faenas pour le souvenir.
Le public quitta les arènes avec dans les yeux et dans la tête des souvenirs inoubliables.
Et même si les trophées sont discutables, qu'importe ...
Enhorabuena y Gracias Maestro.


Anthony Pagano

Fiche technique :
Six toros de ganaderias différentes(Victoriano del Rio 1et6, Jandilla 2, El Pilar 3, Parladé 4, Garcigrande 5) tous bien présentés et correctement armés. Tous intéressants, nobles et développant du jeu, permettant au torero d'entretenir une corrida forte en émotions. Le quatrième exemplaire de l'élevage "Parladé" portant le numéro 15 et pesant 514 kgs fut gracié.


Dimanche 16 Septembre 2012. Matinée.
Entrée : No hay billetes.
Temps : Beau et chaud.
Durée de la course : 2h30.
Rencontres avec la cavalerie de Philippe Heyral : 12.
Poids des toros :564 - 515 - 542 - 510 - 495 et 514 kgs.

A noter :

- José Tomas salua sous l'ovation après le paseo.
- Le quatrième exemplaire fut gracié.
- Rafael Lisita salua après avoir banderillé le sixième exemplaire.
-José Tomas est sorti en triomphe par la porte des consuls.


José TOMAS (bleu nuit et or) : 2 oreilles / 2 oreilles / 2 oreilles / 2 oreilles et la queue symboliques / 2 oreilles / 1 oreille.

 

Reportage photographique : Laurent Deloye ElTico photos


 

 

 

 

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