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logo Nîmes (14/09/2012) : Triste despedida...

 

nimes

Photo : ElTico

On aurait aimé tellement mieux pour Julien Lescarret... On aurait tellement voulu qu'il coupe cette oreille du dernier toro... On aurait tellement apprécié qu'il ne quitte pas les arènes comme ça, à pieds, par cette porte là... Certes, lui n'a pas grand chose à se reprocher. Il a même été le torero le plus en vue de la tarde. Mais les circonstances ne l'ont pas aidé avec un vent toujours violent et gênant en début de course et un lot de Margé bien en deçà de la qualité à laquelle nous a habitué le ganadero des Monteilles depuis des années. Et puis il y a eu cette maudite épée au sixième...

Très bien présentés et supérieurement armés, les toros de Robert Margé ont déçu par leur manque de transmission au troisième tiers alors que certains exemplaires s'étaient révélés spectaculaires sous le fer. Seul les deux derniers ont donné un jeu intéressant à la muleta, les quatre premiers s'arrêtant rapidement pour se défendre sur place.

Javier Castaño a touché un premier toro qui s'est agenouillé deux fois après avoir été piqué à deux reprises. Le Margé confirmera rapidement sa faiblesse au troisième tiers en donnant de la tête et ne passant plus dans le leurre qu'avec parcimonie. Castaño parera les coups avant d'en finir d'une vilaine atravesada. Le troisième du jour, suelto dès les premiers lances de capote, s'allumera sous le fer lors de quatre rencontres, les deux dernières données dans la longueur de la piste. Dès les premiers muletazos, le toro confirmera sa condition en allant se réfugier aux planches, devant le toril où il attendra qu'on vienne le chercher. Castaño le couchera d'une épée dans l'épaule. Le cinquième prendra deux piques sans convaincre avant de se révéler tardo mais moins violent dans le leurre que ces prédécesseurs. Javier Castaño va entamer prudemment les débats avant de se montrer moins périphérique et même de terminer par un numéro de touche-touche entre les cornes qui sortira le public de sa torpeur. Malheureusement, après une entière tendida, deux échecs au descabello maintiendront son compteur à zéro.

Qui aurait donné cher de Julien Lescarret au moment de l'annonce des affiches de cette Feria des Vendanges 2012 ? L'effet Castaño n'était pas retombé depuis la Miurada historique du mois de mai et l'Aquitain avait connu un début de temporada poussif. Oui mais voilà, l'été est passé par là et si le leonense  a du mal à confirmer son nouveau statut, Julien Lescarret a enchaîné les succès. Pour sa dernière corrida, à Nîmes, il s'est montré régulièrement à son avantage et aurait mérité une autre issue. Julien brinda son premier combat au public. Cet exemplaire au danger sourd se montra particulièrement exigeant, marchant toujours et pesant beaucoup sur l'homme. Sans option après avoir tout essayé, Lescarret le tua en trois temps. Le quatrième, brindé à son épouse était tardo et violent. Une nouvelle fois très digne et tout recours épuisé, le néo-bayonnais le coucha en deux envois. Puis ce fut le sixième au moment même ou le Mistral calait. Ce toro noblon allait permettre à Julien Lescarret de se relâcher sur quelques séries ambidextres unanimement appréciées avant trois pinchazos profonds qui faisaient s'envoler une oreille légitimement gagnée...

Enhorabuena Julien ! Suerte pour la suite et... Carpe Diem.

Laurent Deloye ElTico

Vendredi 14 Septembre. Tarde.

Entrée : 3/4

Temps : Soleil avec vent s'appaisant en fin de course.

Durée de la course : 2h30.

Rencontres avec la cavalerie de Philippe Heyral : 15.

Poids des toros : 516 ; 527 ; 507 ; 535 ; 505 et 525 kgs.

Javier Castaño : Silence / Silence / Salut après avis.

Julien Lescarret : Silence / Silence / Salut et chaleureuse ovation de despedida

A noter :

- A l'issue du paseo, le matador de toros Julien Lescarret a reçu des mains de Jean-Paul Fournier, Sénateur-Maire de Nîmes et de Daniel-Jean Valade une sculpture de Stéphane Lopez à l'occasion de sa dernière corrida.

- David Adalid a banderillé le troisième toro al quibro, assis sur une chaise. Il a salué à l'issue de chacune de ses prestations.

- Julien Lescarret a brindé le dernier toro de sa carrière à sa cuadrilla.

 

Reportage photographique : Laurent Deloye ElTico photos


 

 

 

 

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