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logo Arles : Corrida Concours - Prix déclaré desierto ! La cuadrilla de Javier Castaño assure le spectacle...

 

arles

Photo : ElTico

Des corridas concours, il faut en voir beaucoup pour en vivre une vraiment bonne... Et comme peu d'arènes se risquent à l'exercice, on n'en voit forcément par énormément. Arles ose l'expérience chaque temporada, voire même plusieurs fois par an. Ceci étant posé, il est clair que la concours de cette année ne restera pas dans les annales...

La faute en premier lieu aux toros, matière première de ce genre de spectacle. Mais pas que... Car si on enlève Javier Castaño, pas vraiment gâté par son lot aujourd'hui, on ne peut que constater que Domingo López Chaves est bien loin de ses bonnes années et que Iván García manque cruellement de pratique.

Au final, ce sont les subalternes qui ont ramassé les miettes de ce festin qui a bien failli se muer en indigestion : Tito Sandoval a reçu le Prix du meilleur picador et David Adalid celui du meilleur banderillero malgré quelques entorses au règlement avec la pose de quatre paires de banderilles dont deux accompagnées de la musique. De quoi assurer un succès annoncé.

Toro n°1 - Carriquiri - n°46 nommé Miracielos :

Piqué à 4 reprises par Nicolas Bertoli sur Tabarly, le toro vient de loin mais ne s'emploie pas et sort seul du peto. Il aura la même attitude dans la muleta de Domingo López Chaves qui ne s'impliquera pas outre mesure.

Toro n°2 - Partido de Resina - n°25 nommé Chorlito :

Piqué sur trois rencontres par Fernando Sanchez Muriel sur Tabarly, le toro s'emploiera moyennement avant de refuser une quatrième rencontre au regaton. Il arrivera arrêté dans la flanelle de Javier Castaño qui le couchera d'une vilaine atravesada et d'un descabello.

Toro n°3 - Peñajara - n°46 nommé Afriquito :

Ira à trois reprises rencontrer le fer de Jose Maria Tafalla monté sur Quasimodo, tardo et développant plus de violence que de bravoure. Il gardera le même comportement au troisième tiers, marquant les limites techniques actuelles d'un Iván García en manque de contrats.

Toro n°4 - Jose Escolar - n°54 nommé Armensitill :

Piqué par Jose Manuel Nogales Quinta sur Bianco, il n'acceptera que deux fois le fer à courte distance et sans s'employer. Il se montrera ensuite sournois dans le muleta d'un López Chaves sur le reculoir et un peu chahuté par le public.

Toro n°5 - Adelaïda Rodriguez - n°32 nommé Profesor :

Permettant à Javier Castaño de faire briller son picador vedette Tito Sandoval, monté sur Quasimodo, il ira rencontrer le groupe équestre à trois reprises sans que l'officiant ne mette réellement "les cordes". Il refusera également l'épreuve d'une 4ème rencontre au regaton. Arrivé avisé et très dangereux au troisième tiers, il se fera voler quelques passes grace à la technique rompue désormais à ce genre d'exercice de Javier Castaño, qui récoltera fort logiquement la seule ovation de la soirée pour son courage malgré une entière basse.

Toro n°6 - Robert Margé - n°48 nommé Perdigon :

Piqué à trois reprises avec implication du toro par Joaquin Sevillano monté sur Quasimodo, il se montrera le plus brave et le plus spectaculaire de la course. Le changement de tiers arrivant trop tôt au goût du piquero, et certainement à celui de son matador, il prendra une quatrième ration de fer après les clarines. La faena de muleta vit se poursuivre le chemin de croix d'Iván García. Ce toro encasté et très sérieux n'était certainement pas un foudre de guerre, mais il semblait mériter mieux et notamment sur le piton gauche, que ce qui lui a été proposé. Mais pas question de blâmer un torero qui n'avait aujourd'hui et dans de telles circonstances que son courage à offrir.

Laurent Deloye ElTico

Arles - 9 septembre 2012

1/2 arène d'arène - Temps beau avec vent marin tourbillonnant

 

Domingo López Chaves : Sifflets ; silence.

Javier Castaño : Silence ; salut.

Iván García : Silence ; silence.

 

A noter :

- Une minute de silence a été observée après le paseo à la mémoire de Philippe Mourgues, Mozo de espada de Luc Jalabert puis de son fils Jean-Baptiste Juan Bautista, entre autres, décédé au printemps dernier des suites d'une longue maladie.

- David Adalid a salué à l'issue de ses poses de banderilles au 2ème et au 5ème toro.

- Les prix au meilleur toro et au meilleur lidiador n'ont pas été décernés.

Reportage photographique : Laurent Deloye ElTico photos


 

 

 

 

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