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logo Arles (08/09/2012) : Un moment de magie... Hermoso de Mendoza et Juan Bautista a hombros

 

arles

Photo : Daniel Chicot

C'est pour ces moments là qu'on va aux arènes... Certains auront certainement boudé leur plaisir pour telle ou telle bonne raison tauromachique... Mais moi, je l'avoue, j'ai vibré... J'ai vibré aux accords du Concerto d'Aranjuez interprêté par Chicuelo II, magnifié par la soliste et les choeurs de Voce. J'ai vibré et le temps m'a semblé s'arrêter... Les deux combattants au centre de cette splendide piste ocre-rouge aux paillettes dorées, semblaient avoir trouvé l'accord parfait...

Malheureusement, les trois autres exemplaires emmenés par Victoriano del Rio (le n°3 étant du fer de Toros de Cortes) n'étaient pas du même tonneau. Violents, présentant tous les trois des complications et des hésitations, ils ont quelque peu plombé la deuxième partie de la course malgré quelques gestes de grande classe de la part des deux Maestros.

Pablo Hermoso de Mendoza n'a pas forcé outre mesure son talent lors de son premier combat. Assez fréquemment bousculé, il en termina d'un vilain rejon dans l'épaule et écouta un silence... Ce qui n'est pas dans ses habitudes.

Revenu en piste alors que Juan Bautista avait déjà deux oreilles en poche, il fut l'auteur d'une prestation beaucoup plus accomplie face au quatrième du jour, avec notamment de beaux passages templés sur Icaro. Un rejon cette fois-ci en place lui valait deux oreilles et une sortie en triomphe.

Juan Bautista n'a pas failli face au très bon second exemplaire, le premier de Victoriano del Rio, un toro brave avec beaucoup de transmission qu'il a parfaitement compris jusqu'aux séries de Bautistinas finales. L'arlésien s'est montré inventif et dominateur, compensant une baisse de régime du toro sur le piton gauche par une technique à toute épreuve... Le Concerto d'Aranjuez, Chicuelo II et les choeurs de Voce ont fait le reste... Rompant avec une série d'échecs aux aciers qui lui ont fait perdre de nombreuse oreilles ces derniers temps, Juan Bautista couchait le Victoriano d'une belle entière qui lui ouvrait déjà la Puerta Grande. Si le deuxième de l'envoi allait finalement se révéler le meilleur du lot, le cinquième fut le pire. Mansote sur trois rencontres avec la cavalerie Bonijol, le toro se révéla violent, n'humiliant qu'avec parcimonie dans les leurres et se retournant très vite. Le Camarguais tenta de le doubler par le bas en début de faena pour le réduire. Il se montra combattif ensuite pour parachever son triomphe, mais dut se résoudre à se débarrasser d'un adversaire de peu d'option.

Jose Mari Manzanares a touché deux opposants compliqués face auxquels il a fait étalage de beaucoup de pouvoir et de classe. Son premier, mal piqué sur deux rencontres, lui a posé beaucoup de problèmes à droite, l'avertissant à trois reprises en début de faena. Une fois réglé à gauche sur de longs muletazos, le toro se laissa également sur la droite, l'Alicantin le toréant parfaitement en rond. Une entière tendida et un descabello pour en terminer. L'ultime se montra également violent, incertain, tout en toisant constamment le torero. Très technique, Manzanares réussit à lui construire une faena mais connut plusieurs échecs aux aciers qui incommodèrent le public.

Quelques sifflets malheureusement pour clore cette Goyesque 2012...

Laurent Deloye ElTico

Arles - 8 septembre 2012

8/10ème d'arène

2 Toros de Carmen Lorenzo pour le cavalier et 4 toros de Victoriano del Rio (3ème Toros de Cortes), bien présentés, violents et compliqués à l'exception de l'exemplaire sorti en 2ème position, très bon.

Pablo Hermoso de Mendoza : Silence ; deux oreilles.

Juan Bautista : Deux oreilles ; ovation.

Jose Mari Manzanares : Salut ; sifflets après deux avis.

 

A noter :

- La décoration des arènes avait été confiée à l'Artiste peintre franco-sévillan Loren auquel Juan Bautista a brindé son premier combat.

- L'animation musicale était assurée par l'Orchestre des arènes Chicuelo II et les Choeurs de Voce.

- Pablo Hermoso de Mendoza et Juan Bautista sont sortis a hombros.

Reportage photographique : Laurent Deloye ElTico photos(photo du paseo : Jean-Claude Carbonne)


 

 

 

 

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