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logo Les Saintes-Maries de la Mer (13) : Festival taurin

 

stes maries

Photo : ElTico

La meteo a donc donné raison à Marie Sara dans sa décision de déplacer l'acoso y derribo trop souvent chahuté par les intempéries ces dernières années aux alentours de Toussaint. C'est sous un soleil radieux et par des températures réellement dignes de ce premier week-end de printemps que les aficionados se sont retrouvés en tout premier lieu sur la plage, puis dans les arènes des Saintes-Maries de la Mer pour ce festival censé lancer la saison taurine dans notre Sud-Est.

Malheureusement, d'autres avaient eu la même idée et il y avait embouteillage au calendrier tauromachique... Dommage, car à l'heure où l'aficion se compte, personne n'a à gagner à ne remplir qu'à moitié les arènes.

ElTico

Les Saintes Marie de la Mer

5 novillos de Juan Pedro Domecq 5

pour

El Fundi ; Matias Tejela ; Daniel Luque ; Thomas Dufau & Juan Leal

Temps radieux

1/2 arène

 

El Fundi sembla prendre beaucoup de plaisir face à ce joli novillo dans cette cape joliment déployée. Ce dernier agréable entra franchement dans le peto du cheval de pique et poussa longuement. Mais déjà affaibli par cette rencontre et un coup contre le burladero, il fallut changer de tercio aussitot. A la muleta le torero dût adopter la même méthode que face à cette vache sur la plage: prendre son temps, laisser respirer l'adversaire afin d'avoir une chance de profiter de son envie de combattre. Car des qualités ce novillo en avait assurément. D'une noblesse délicieuse il collabora totalement aidé par la technique du maestro qui prit grand soin de l'animal sans jamais l'étouffer, sans trop baisser ni lever la main car les deux l'auraient envoyé au sol. Il le tua d'une entière et coupa une oreille.

Matias Tejera sut convaincre par ses quites variés par chicuelinas et taffalleras. Le tout éxecuté avec une aisance et un dynamisme plaisants. Après l'unique rencontre avec le cheval, Matias découvrit muleta en main un adversaire plus réfléchi que le précédent et extrémement attentif. A présent il se s'agissait plus de faire des erreurs. Et si Tejela s'est laissé marcher dessus à gauche lors de la première série, on ne l'y reprit plus. Il se posa donc plus près afin de lui soumettre le leurre fermement  et en s'affirmant d'avantage, il put réaliser quelques jolis gestes. Il tua bien et coupa deux oreilles.

Daniel Luque nous ravit une fois encore de son élégance à la cape. Survint un véritable récital à la muleta dès la réception du novillo le long des planches, sans se déplacer d'un pas. Tout en domination et en profondeur  la main basse il régla en quelques passes les désordres de la charge de l'animal qu'il expédia ensuite d'une entière en arrière. Il coupa deux oreilles. 

Thomas Dufau: C'est avec une aisance déconcertante qu'il reçut son exemplaire tout en cherchant à le garder dans sa cape non sans mal. Il y parvint pourtant pour dessiner quelques véroniques sublimes. Dans la muleta l'adversaire collabora avec combativité bien qu'il fallut veiller à bien le mener au bout de la passe sous peine de le voir se retourner dans les chevilles. Armé d'une détermination sans faille, Thomas se plaça dans le terrain de l'animal, au plus près des cornes. Ainsi il le mena là où il l'avait décidé, de tel point à tel point, à gauche, dans le dos... Bref, il ne démérita pas aux côtés de ses compagnons de cartel plus expérimentés. Un pinchazo et quelques coups de descabello le privèrent d'une oreille.

 Juan Leal débuta réellement les débats après l'unique pique lors d'un quite par lopezinas dont la première époustouflante de quiétude. Après avoir brindé son novillo à Marie-Sara il garda l'émotion intacte en démontrant à nouveau son courage lors d'un cambio stylisé passé tout près. En torero pur et sincère, il offrit toujours sa muleta bien devant, exposant sa poitrine à ce novillo peu communicatif. A gauche il sembla chercher absolument le rapprochement dans une maitrise totale du sujet. La corne frôla puis toucha le mollet à plusieurs reprises sans que le torero ne s'en inquiète. C'est donc tâché de sang qu'il acheva par quelques naturelles de face dans le ton de sa faena. Il pincha deux fois puis le tua d'une entière et coupa un oreille. 

Marie Barcelo

Reportage photographique : ElTico photos

 

 

 

 

 

 

 

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