reportages 2008 2009 2010 2011 2012 campo
cartels archives liens mentions legales
 
partenaires
 
pub
pub
pub
pub
pub
pub
pub7

contact

 

 
 
 
 

 
 
 
 
logo "Tauromachies et accessoires", par Jacques Lanfranchi

 

photo1

Photo 1

Il est des toreros qui se passent également des « trastos » inhérents à la lidia.

Antonio Carmona « Gordito » inventa le quiebro au départ sans se servir des banderilles, comme le font aujourd’hui les recortadores.

On vit à Nîmes Paco Ojeda laisser la muleta et donner deux naturelles main ouverte, paume en avant.

Guillermo Carvajal «  El Chicharin » torero mexicain dans ce même ruedo pour sa présentation en arènes de premières en France (1959) estoqua son toro sans muleta avec un petit mouchoir blanc.

Bien sûr, l’incontournable fut Antonio Jose Galan dont l’apodo « El loco Galan » lui venait de son estocade sans muleta (quelquefois avec une casquette) (photo 1)

C’est un accident de voiture qui eut raison du maestro à l’hétérodoxe manière d’estoquer.

Il existe une pose de banderilles sans les mains …avec la bouche dont l’inventeur et unique exécutant est « Platerito de Cadix » (photo 2).

Le partage des trastos peut également se faire comme dans le torero « al alimòn », souvent pratiqué avec des débutants dans des fiestas camperas, le maestro tenant un bout du capote, le novice l’autre bout. Elle fut exécutée en corrida formelle par les frères Bienvenida : Antonio et Angel Luis (photo 3).

Deux frères de la même famille exécutent la pose des banderilles «  al alimòn », Manolito et Pepote dans la « suerte de la cabra » (photo 4). Cette suerte aurait été inventée par José Sanchez del Campo « Cara Ancha » et exécutée aux arènes de la rue Pergolèse à Paris en septembre 1890, grande première à Paname !

Les frères Espla Luis Francisco et José Antonio pratiquaient par coleras, c'est-à-dire à deux, mais chacun avec le trasto correspondant au moment de la lidia, c'est-à-dire à la cape mais aussi aux banderilles.

Les biterrois se rappellent cette suerte pratiquée par Jean Baptiste Jalabert et Sébastien Castella lors de leur époque novilleril en 1999 (photo 5)

Il existe également deux figures qui restent inclassables :

- La passe de la chauve-souris « murcielago » par son créateur Pepe Ordoñez Chacon, (photo 6)

- Le saut à la garrocha que l’on retrouve également dans la Tauromaquia de Goya (planche 20)

Pepe Calabuig, torero d’alternative, granadino d’origine et fontvieillois d’adoption fit redécouvrir cette suerte aux aficionados français, elle fut immortalisée par le peintre Ambrogiani lors d’une course à Méjanes (photo 7)

Pour conclure ce catalogue non exhaustif comment ne pas penser à la phrase de Nietzche dans le Crépuscule des Dieux : « ce qui ne Tue pas, Fortifie »

Jacques Lanfranchi

3 mars 2012


Photos 1, 2,3 ,6 in tauromachies à l’usage des aficionados

Photo 4 in Toros n°1614

Photo 5 et 7 collection personnelle

photo 2

Photo 2

photo 3

Photo 3

photo 4

Photo 4

photo 5

Photo 5

photo 6

Photo 6

photo 7

Photo 7

 

 

 

retour