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logo Alès (20/05/2012) : L'invité de dernière minute Eduardo Gallo a hombros

 

ales

Photo : ElTico

Quatrième corrida du concours Toros de France 2012 avec cette fois un encierro de Bruno Blohorn pour départager les deux belluaires en mano a mano : Fernando Robleño et l'invité de dernière minute substituant Javier Castaño blessé, Eduardo Gallo.

L'empresa Caltoros semblant en délicatesse avec la météo depuis son arrivée à Alès, c'est avec beaucoup de craintes après l'annulation de la corrida équestre matinale, qu'une belle chambrée de passionnés s'est rendue aux arènes sans céder aux provocations de la cinquantaine de vociférants anti-corrida parqués à distance par les autorités locales. Car, et c'est la constatation du jour, malgré des appels à manifester relayés ces derniers temps par une presse complaisante, les fameux "antis" qui nous préoccupent tant, n'arrivent à mobiliser qu'une poignée d'illuminés alors que les aficionados, loin d'être refroidis par la pluie ou par les très proches échéances taurines qui se dérouleront peut-être, souhaitons-le en tous cas, sous un ciel plus clément, sont venus copieusement garnir les travées des arènes du Tempéras. Ils ont été récompensés de leur aficion par un lot sérieux en provenance du Mas de Carrelet. Six et même sept toros superbement présentés, qui ont donné du jeu et autorisé une tarde entretenue. Les difficiles aficionados Alésiens ne s'y sont pas trompés, qui ont invité le ganadero Bruno Blohorn et son mayoral Patrick Alarcon à saluer en fin de course.

Autre succès, celui du concours de picadors qui a été bien suivi par les spectateurs et a connu un vainqueur lui aussi passionné et impliqué : Gabin Rehabi. Une expérience à renouveler sans l'ombre d'un doute.

Le "vainqueur" du mano a mano est donc Eduardo Gallo qui a su profiter d'un sorteo peut-être un peu plus favorable, Fernando Robleño s'étant montré toutefois meilleur lidiador.

Laurent Deloye ElTico

La chronique d'Anthony Pagano :

Le premier exemplaire du jour reçut deux piques et montra dès lors des signes de faiblesse. Au cours de la faena Fernando Robleño fut combattif mais ne réussit pas à s’accorder avec le bicho donnant des coups de tête et chargeant à mi-hauteur. Il put tout de même donner de bons détails. Le troisième du jour, applaudi à sa sortie du toril, rencontra par trois fois le picador mais sans s’y employer. Le toro fut exigeant et peu franc ; Robleño le domina lors d’une faena technique et courageuse, il servit de bons passages sur la corne droite. L’espagnol le tua d’un golletazo après un pinchazo. Le cinquième fut lui aussi applaudi à sa sortie en piste et permit à Gabin Rehabi de briller lors d’un bon tercio de pique au cours duquel le toro se montra brave. Le picador arlésien montra une bonne maitrise de sa monture et une bonne technique. Hélas, une banderille placée dans le cou de l’animal l’invalida et il dut être puntillé en piste. Fernando Robleño se vit offrir le septième par l’empresa en remplacement du cinquième. L’espagnol s’illustra au capote et brinda sa faena a Pierre-Henry Callet. Le toro fit illusion en début en chargeant de loin et avec cadence et Fernando sut profiter de sa bonne corne droite. Ensuite, le toro s’éteignit et finit arrêté, le matador fut bon lidiador et coupa une oreille après une entière caida.

 

Eduardo Gallo brinda son premier combat au public, et étala une tauromachie allurée  et de bon goût. Le toro, après deux piques reçues en poussant mais sans grande bravoure, fut noble mais manqua de classe et transmission. Malgré son envie le salmantino ne put réchauffer l’atmosphère et coupa une oreille après une entière en place. Le quatrième reçut trois piques sans histoires et se révéla noble et mobile dans la muleta d’Eduardo qui sut profiter des bonnes dispositions de son adversaire et notamment de la bonne corne gauche. L’espagnol donna de bonnes séries de naturelles avant de tuer d’une entière al-encuentro et de couper une oreille. L’espagnol s’illustra à la cape avant de conduire à deux reprises le sixième vers le groupe équestre, desquelles il sortit faible. Lors de la faena Eduardo se fit souvent attraper la muleta et ne parvint pas à donner d’intensité au combat avec un bicho noble mais sans intensité dans la charge. Il termina la faena entre les cornes avant de le tuer d’une entière après deux pinchazos.

Anthony Pagano

Fiche technique :

Sept toros de la ganaderia « Blohorn », tous bien présentés et très bien armés mis à part le septième aux armures plus commodes. De jeu inégal, meilleurs les premier, deuxième et quatrième. Le cinquième brave à la pique resta inédit. Le deuxième, troisième et cinquième applaudis à leur sortie en piste pour leur présentation.

- Entrée : ½ arène.

- Temps : Couvert avec averses intermittentes.

- Durée de la course : 2h40.

- Rencontres avec la cavalerie d’Alain Bonijol : 17.

- Poids des toros : 510 – 523 – 542 – 560 – 555 – 531 et 550 kgs.

 

A noter :

- Eduardo Gallo remplaçait Javier Castaño initialement prévu mais blessé.

- La corrida débuta avec 15 minutes de retard.

- Le prix du meilleur picador fut remis à Gabin Réhabi.

- Le prix du meilleur matador fut remis à Eduardo Gallo.

- L’éleveur et le mayoral saluèrent à l’issue de la course.

- Eduardo Gallo est sorti en triomphe.

 

Fernando Robleño (Blanc et or avec parements noirs) : Silence après un avis / Saluts / Silence / 1 oreille.

Eduardo Gallo (Corail et or souligné de blanc) : 1 oreille / 1 oreille / Vuelta al ruedo.

 

 

 

Reportage photographique : ElTico photos

 


 

 

 

 

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