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logo Tarascon (24/06/2012) : Roberto Blanco en triomphe

 

tarascon

Photo : ElTico

Les petites arènes de Tarascon (13) étaient correctement remplies au moment du paseo de cette traditionnelle novillada des fêtes de la Tarasque malgré la concurence très proche de la Feria de la Pêche et de l'Abricot à Saint-Gilles (30).

Au menu, cinq novillos de Blohorn et un de Pagès-Mailhan remplaçant un exemplaire du fer titulaire défaillant, pour un trio que l'on retrouvera à l'identique à Lunel (34) le 15 juillet prochain devant du bétail de Yonnet. C'est d'ailleurs en cité Pescalune que les novillos du Mas de Carrelet avaient fait grande impression l'an passé. Impression confirmée lors de la récente corrida "Toros de France" d'Alès où les grands frères avaient livré belles batailles et conquis une assistance cévenole que l'on sait particulièrement difficile en terme de toros. D'où une certaine déception quant au lot lidié ce dimanche dans cette plaza ombragée des berges du Rhône. Correctement présentés pour une arène de troisième catégorie (supérieurs les 1er et 6ème), les Blohorn se sont révélés justes de force et sans grande transmission à l'exception de l'exigeant sixième combattu par le triomphateur du jour. Ils ont néanmoins donné du jeu et il aurait pu se couper quelques trophées supplémentaires sans mauvais maniement de l'épée pour Cayetano Ortiz et Fabio Castañeda.

Cayetano Ortiz a retrouvé semble-t-il un peu de la confiance qui lui permettait de triompher en ces terres l'an passé. Il torea son premier à la corne droite cassée contre un burladero de façon parfaitement relâchée sur de belles séries droitières. Sans classe, son adversaire se montra plus compliqué sur le piton gauche avant de rompre le combat et se défendre sur place. Le biterrois s'engagea pour une entière un peu basse et insuffisante, suivie de plusieurs essais infructueux qui lui ôtérent tout espoir de récompense.

Il dut ensuite s'arrimer ferme devant son deuxième adversaire à la charge courte, mais pincha une nouvelle fois alors que l'essentiel était fait.

Fabio Castañeda a banderillé ses deux adversaires et montré un répertoire muletero un peu court, mais basé sur un engagement de tous les instants. Il entama sa première faena à genoux face à un toro noble mais sans grande transmission. Néanmoins, le vénézuélien semblait avoir fait le plus dur, notamment sur quelques remates fleuris du plus bel effet qui déclenchèrent tardivement la musique, lorsqu'il s'élança sans succès à quatre rerises pour coucher son adversaire, perdant là aussi un pavillon qui lui semblait tout acquis. Même son de cloche malheureusement face au cinquième qui s'est dégouflé après un début de faena prometteur. Castañeda fit tout ce qu'il put pour compenser le manque de force de son opposant jusqu'à la série de manoletinas très engagées finale, mais perdit tout le bénéfice de ses efforts épée en main.

Roberto Blanco n'a pas touché le lot le plus propice. Mais il ne baissa jamais les bras et surtout, il plaça deux belles épées qui lui permirent de concrétiser deux beaux combats face à des adversaires plutôt retors. Son premier de Pagès-Mailhan était juste de race et violent. Il débuta malgré-ce sa faena de trois statuaires spectaculaires au centre de la piste. Le reste fut plus accroché, mais le torero resta vaillant et courageux et arracha la première oreille de la course. Face au sixième qui semblait plus clair, il entama le troisième tiers genou en terre mais dut rapidement reprendre de la hauteur, le novillo se montrant encasté et particulièrement exigeant. L'espagnol paracheva son oeuvre d'une entière efficace qui lui valut une deuxième récompense synonyme de sortie a hombros.

Laurent Deloye ElTico

Tarascon (13)

2/3 d'arène - Temps très chaud - faenas soulignées du chant des cigales...

Cinq novillos de Blohorn correctement présentés (supérieurs les 1er et 6ème), justes de force et de race à l'exception du sixième - un exemplaire de Pagès-Mailhan bien présenté, violent.

Durée de le course : 2 heures 30

10 rencontres avec les groupes équestres armés par la cavalerie Philippe Heyral.

Cayetano Ortiz : Salut / vuelta

Fabio Castañeda : Silence après avis / vuelta après avis

Roberto Blanco : Oreille / oreille

Reportage photographique : ElTico photos

 


 

 

 

 

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