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logo Istres (17/06/2012) : Diego, encore et toujours...

 

istres

Photo : Daniel Chicot

La chronique de Marie Barcelo :

C'est sous une chaleur harassante et avec un 2/ 3 d'arène que s'est déroulée cette corrida de Carmen Lorenzo qui rassemblait au cartel deux toreros portugais et la star hispano-portugaise. Le tout récemment triomphateur de Las Ventas Rui Fernandez ouvrit les débats face à un premier toro idéal pour cette discipline, doté d'un galop soutenu et cadencé des plus agréables. Le jeune homme profita donc de cette opportunité pour dévoiler une tauromachie plutôt classique mais surtout un sens de la lidia élaboré, replaçant son toro toujours seul avec une imparable efficacité. Il aurait d'ailleurs pu couper la première oreille de la course s'il n'avait pas échoué aux aciers. Et la malchance survint à nouveau à l'issue de son deuxième combat puisqu'il dut une fois encore user du descabello, le privant ainsi de la moindre oreille. De plus ce second exemplaire plus réservé et dangereux ne lui permit pas de vraies poursuites, ce que le maestro nous fit oublier grâce à des quiebros spectaculaires et ses banderilles posées sans les rênes.

Et si ses deux prestations séduisirent le public, lorsque l'ouragan Diego Ventura arrive derrière tout est alors remis en cause. En effet le désormais sévillan empocha d'emblée deux grosses oreilles à l'issue d'une faena qui tarda à démarrer en raison de la mansedumbre de son adversaire. Mais il en faut plus pour mettre Diego en difficulté! Car voyant que le toro refusait les cercles serrés il l'embarqua avec le fabuleux Nazari pour un tour de piste entier incroyable: au galop de côté, épaules en dedans, totalement perpendiculaire au toro et avec un temple hallucinant, à quelques centimètres à peine des cornes. Après avoir châtié son second de deux rejons rapides et efficaces, il utilisa Pegaso aux banderilles, ce cheval gris doté d'une expression saisissante. A souligner sa manière de provoquer le toro: s'avançant au pas droit sur lui jusqu'à se retrouver tout près, et après trois foulées de galop seulement exécuter un quiebro culotté. Malheureusement lui aussi dut avoir recours au descabello, de quoi rager ...

Il triompha donc, mais pas tout seul. Car le jeune Francisco Palha chercha lui aussi à tirer son épingle du jeu, coupant un oreille à chacun de ses adversaires. Face à son premier il dut revoir sa stratégie à plusieurs reprises mais se révéla discret dans ses actions que ce soit dans les mains ou les jambes, tout en gardant un certaine efficacité. Courageux, il n'hésita pas à prendre des risques, créant un contraste entre la sensation de grand danger qu'il dégage, suivi d'une démonstration de précision et d'aisance, surprenant... Il tua vite et coupa un oreille. Face à son second on sentit bien la pression monter d'un cran, voyant que son companero Ventura allait sortir à hombros, il fallait couper au moins une oreille supplémentaire! Il se montra donc moins réservé et plus tourné vers le public, un peu trop parfois mais cela fonctionna puisqu'il coupa la fameuse oreille salvatrice.

Rendez-vous pour la prochaine corrida de rejon française auxSaintes Maries de Mer le 14 juillet, avec des toros de Fermín Bohórquez pour Pablo Hermoso de Mendoza, Joao Moura et Miguel Moura.

Marie Barcelo

Reportage photographique : ElTico photos

 

 


 

 

 

 

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