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logo Les Saintes Maries de la Mer (14/07/2012) : Joao Moura remporte le trophée Pommery

 

moua

Photo : Alain Colombaud

C'est bercés par l'écho des vagues et les notes flamencas de l'excellent groupe de Diego Carrasco ,que les spectateurs de la traditionnelle corrida de rejon ont apprécié le brio de Mendoza et le fougue des jeunes frères Moura face aux toros de Bohorquez. En effet ces derniers confirment que la relève est assurée, notamment le plus jeune Miguel qui faisait sa présentation en France. Du haut de ses seize ans le « gamin » ne manque pas d'expérience et de sentiments toreros. Son premier toro est presque aussi haut que son cheval, ce qui n'intimide en rien Miguel qui ose déjà sans complexes, cherchant les attitudes de face et la sincérité, sans oublier pour autant le spectacle. Un manque de chance lors de la mise à mort le prive de trophée. C'est donc un regard bien plus déterminé qui s'installe sur son visage face à son second, prenant ainsi le pas sur la pression qui pesait sur ses épaules. Une rage de triompher qui le pousse à se mettre en danger dans les planches. Mais sa prise de risques et son alegria sont reconnus par le public qui lui offre deux oreilles malgré une mise à mort approximative. Et ce sous le regard bienveillant de son grand frère, déjà plus aguerri dans le métier et coupant lui aussi les oreilles à l'issue de son deuxième combat.

Il faut dire que son premier toro n'est pas un cadeau: chargeant la tête très haute comme s'il a pour cible le cavalier plutôt que le cheval. Il galope sur une piste intérieure et se montre hésitant lors des actions décisives, tout pour plaire... Mais avec Spartacus, Joao trouve enfin la distance idéale et le timing adéquat, apportant même du frisson lors de la pose de ses courtes al violin. Dommage qu'il tue mal lui aussi. Face à son second peu communicatif il met les bouchées doubles, répétant les rencontres de loin au quiebro, soulignant ainsi la pureté de son torero. Il tue avec rapidité cette fois-ci et coupe donc deux oreilles.

Et il les fallait ces oreilles pour accompagner à hombros le géant Pablo Hermoso de Mendoza qui a d'emblée ouvert la corrida avec deux trophées. Le navarrais fait encore rêver face à son premier toro à la charge bondissante mais combatif. Il lui impose une domination parfaite, le menant d'un point précis à un autre sans avoir besoin de ses péons qui se la coulent douce. Sur Viriato, il trouve le moyen de nous étonner encore en embarquant le toro dans une volte où le cheval tourne autour des épaules, ne déplaçant que les hanches de manière à faire tourner le toro autour de son étrier tout en restant sur place! Incroyable... Entre deux poses de banderilles courtes les rennes à la ceinture, il nous laisse apprécier le dressage de Pirata qui change de pied aux deux temps avec comme seules aides les jambes et la ceinture. Une entière et deux oreilles. Son deuxième toro est distrait et il faut garder un distance courte. Pablo se sert du drapeau pour lui faire baisser la tête afin d'atténuer sa charge. Et si Van Gogh n'est pas le cheval le plus adéquat pour templer, ses quiebros sont à vous mettre debout. Sur Icaro, et enivré par les accords flamencos, Pablo se laisse aller à un piaffer endiablé, tête à tête passionnel , il envoûte le public qui aurait sûrement exigé les oreilles si la mise à mort avait  été réussie. Rendez vous à Méjanes le 21 juillet pour admirer Pablo Hermoso de Mendoza, Diego Ventura et Leonardo Hernandez face à des toros de Luis Teron et avec la présence de Manuel Vidrié.

Marie Barcelo

Reportage photographique : Alain Colombaud photos

 

 

 


 

 

 

 

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