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logo Jusqu'au 7 octobre, le Musée des Cultures Taurines de Nîmes est "Sous le soleil de Françoise"...

 

nimes

 

La 60ème Féria de Nîmes – marqué aussi par le 10ème anniversaire du Musée des
Cultures Taurines – rend hommage à Picasso Nîmois.

La présentation de près d’une centaine d’oeuvres de Pablo nous donne la fierté, à
Nîmes, d'avoir offert à l'artiste cet univers exceptionnel qu'est la corrida, où il a puisé
tant de puissantes émotions.
Les années durant lesquelles ce Minotaure s'est imprégné des couleurs, des
lignes, des clameurs qui bouillonnent au coeur de ce chaudron de passion que sont nos
arènes, demeurent parmi les plus fertiles de l'artiste. Ses oeuvres, en quelque technique
que cela soit – et Picasso était un authentique démiurge – constituent l'un des fonds les
plus fondamentaux de l'histoire universelle de l'Art.
Picasso eut, auprès de lui, en ces fertiles années, Françoise Gilot. Sa muse – ellemême
plasticienne – a toute sa part dans le processus créatif de l'artiste. Elle incarna son
duende.
A l'heure où la Tauromachie vient d'être solennellement reconnue par le Ministre de la
Culture comme patrimoine immatériel de la France, Nîmes présente avec reconnaissance
les oeuvres de Pablo Picasso, venu ressourcer son aficiòn dans notre ville.

 

2002-2012 Le Musée des Cultures taurines a 10 ans


Situé à deux pas des Arènes, le Musée des Cultures Taurines rassemble les différentes formes d’expressions que les tauromachies ont générées. Inauguré en mai 2002, est un lieu unique en France.
Il propose un panorama riche et varié présentant les origines et l’évolution des jeux taurins, de la course camarguaise à la corrida, sans omettre les festivités que ces spectacles engendrent.
Le musée des Cultures Taurines offre au public la possibilité de découvrir une culture encore vivante, au patrimoine riche et varié qui perdure depuis l’Antiquité. OEuvres d’art et objets du quotidien évoquent ici des traditions autant régionales qu’internationales.

Trois collections, plus de 30.000 pièces

Le musée des Cultures taurines conserve trois collections :
- La collection taurine du musée du vieux Nîmes : depuis sa création en 1920 par Henri Bauquier, le Musée du vieux Nîmes conserve dans son fonds des pièces à caractère tauromachique. Ainsi, au même titre que l’industrie textile, partie prenante d’une économie et d’une identité nîmoise, la présence d’oeuvres et objets taurins était révélatrice d’un particularisme régional fort. De même, l’organisation de diverses expositions artistiques lors de manifestations taurines, comme les Fêtes du Taureau de 1937 ou la première Feria nîmoise de 1952, sont autant de témoignages de la richesse et de la vivacité de ce patrimoine. Depuis, le fonds taurin du Musée du vieux Nîmes s’est enrichi régulièrement avec, notamment, l’acquisition par la Ville, en 1955, des collections d’André Castel, chroniqueur taurin reconnu et
ami de Michel Leiris et Pablo Picasso, collection qui reste encore aujourd’hui un élément essentiel par sa richesse et sa variété.
- Deux collections en dépôt, la collection d’Henriette et Claude Viallat, d’une part, celle des Amis du Musée des Cultures taurines d’autre part.
La diversité iconographique et la complémentarité de ces trois collections autour d’une même thématique tauromachique justifiait leur regroupement qui permet ainsi d’aborder les différents aspects du discours culturel : historique, artistique, ethnographique.
La pertinence de ce regroupement réside également dans le caractère documentaire, communà la plupart des objets, qui prédomine l’ensemble de ces collections et qui en fait un lieu exceptionnel et unique en France.
Ce sont tous ces éléments qui font la richesse et la singularité de ce fonds, avoisinant les 30.000 pièces, dont la valeur scientifique a d’ailleurs été reconnue par la Direction des Musées de France en 2001, validant officiellement au niveau national une réalité culturelle en gestation depuis longtemps.

2002-2012
L’exposition du mois de mai 2002 s’est inscrite dans la démarche d’occupation du bâtiment et de préfiguration du Musée des Cultures Taurines à travers la célébration du cinquantenaire de la Feria de Nîmes. Des oeuvres choisies dans le fonds du musée ainsi que des pièces prêtées par des musées ou des particuliers ont été présentées sur les deux niveaux du bâtiment.
En 2012, à l’occasion des soixante ans de la feria, Picasso vient occuper les lieux et célébrer la grandeur de la plaza nîmoise. Un hôte de marque pour célébrer les dix ans du premier musée taurin de France.

Présentation de l’exposition
A l’automne 1947, huit ans après en avoir exprimé le souhait, Picasso scelle ses retrouvailles avec la corrida, en répondant à l’invitation d’André Castel, ami nîmois de l’écrivain Michel Leiris. Installé depuis 1946 au bord de la Méditerranée avec sa compagne Françoise Gilot, Picasso prend désormais le chemin de Nîmes pour assister aux corridas en compagnie de ses amis Michel et Zette Leiris, de Jean Cocteau, et de tout un gotha des arts et des lettres. Jusqu’en 1955, date du départ d’André Castel pour l’Espagne, il est l’invité privilégié de celui-ci, alors directeur du laboratoire d’oenologie du Gard, dégustant à l’ombre du figuier de la cour du laboratoire, ses fameuses paellas.
Ce sont ces années, de 1947 à 1955, riches de rencontres, d’effervescence, de moments festifs, que dévoile la première partie de l’exposition, rendant ainsi hommage à André Castel, grand aficionado, personnage fantasque et parfois mystérieux. Des correspondances de Michel Leiris et Jean Paulhan aux envois et dédicaces de Blaise Cendrars, Jean Dubuffet, Henri Michaux, Jean Cocteau, André Masson, tout un réseau
d’amitiés littéraires et artistiques se livre tandis que se dessinent au gré de photographies, de documents d’époque et de dessins les grands moments des temporadas nîmoises. Les collections de bibliophilie d’André Castel, celles rassemblées sur la tauromachie espagnole, enrichissent depuis 1955 les fonds de la bibliothèque Carré d’art et du musée du Vieux Nîmes et une exposition intitulée André Castel, revistero nîmois lui est plus particulièrement dédiée à la médiathèque.

A Nîmes, Picasso accueilli et célébré, va renouveler radicalement sa représentation de la tauromachie, s’inspirant des spectacles taurins auxquels il assiste. Débarrassé du personnage mythique du Minotaure, l’artiste choisit de représenter tous les moments de la corrida, comme le montre l’exceptionnelle suite d’aquatintes illustrant le traité de tauromachie de Pepe Hillo. Dans ces années-là, il décline la thématique sur des supports et par des techniques qu’il expérimente et perfectionne : la gravure, sur la pierre, le métal ou le linoléum, la terre, dans l’atelier du Fournas, à Vallauris, où il réalise ses plus belles céramiques. Comme l’analyse Annie Maïllis, dans cette production tauromachique, se détachent deux figures essentielles, le banderillero et le picador, axes de la seconde partie de l’exposition, dont l’artiste livrera d’éblouissantes variations.
Prévue dans l’ensemble des manifestations célébrant le soixantième anniversaire de la Feria de Nîmes et les dix ans du Musée des Cultures taurines, l’exposition s’est construite à partir du travail de recherches mené par Annie Maïllis, commissaire de l’exposition et auteur du livre-catalogue « Picasso sous le soleil de Françoise, l’artiste, la femme, le toro », édité à cette occasion.
Des prêts exceptionnels, dont Le petit picador, première oeuvre tauromachique de Picasso peinte à l’âge de huit ans, des pièces uniques et originales de céramique, vont contribuer à assurer le succès d’une manifestation destinée à révéler au grand public, au Musée des Cultures taurines, un pan essentiel de l’histoire tauromachique et artistique nîmoise, comme les nouvelles modalités adoptées par Picasso dans ces années-là pour traduire plastiquement le fait taurin.


Aleth Jourdan
Conservateur du Musée du Vieux Nîmes
et des Cultures taurines

Parcours muséographique
L’exposition « Picasso sous le soleil de Françoise, Nîmes et les toros » constitue le premier volet d’un diptyque dont le second : « Pablo Picasso et Françoise Gilot peintre et muse » se tient au Musée du Vieux Nîmes. La période où Picasso a vécu avec Françoise Gilot relie en effet les deux manifestations. Le Musée des Cultures taurines présente donc un ensemble d’oeuvres de Picasso et de documents datant de ces années où, après voir retrouvé la corrida, l’artiste opère une mutation radicale dans la représentation de celle-ci.
Le parcours proposé éclaire aussi bien la façon dont Picasso a pu vivre son aficiòn ressourcée aux arènes du Midi de la France - et particulièrement à Nîmes - que la manière dont il aborde autrement le traitement de la tauromachie, parfois influencée par son expérience de spectateur.
La visite débute par l’évocation de l’ambiance que Picasso trouve à Nîmes lorsqu’il se rend a los toros. En premier lieu, nous tracerons le portrait de son hôte, André Castel auquel la Médiathèque Municipale de Nîmes rend également hommage. Un aperçu est donné des échanges entre artistes, écrivains et matadors réunis grâce à André Castel.
Les liens décisifs noués entre Nîmes, Picasso, André Castel et Michel Leiris constituent l’objet d’une deuxième étape de la visite. Elle se poursuit avec un bref rappel des tauromachies d’avant-guerre afin de mieux mesurer l’évolution des motifs, des supports et des modalités de création dont le reste du parcours témoigne, depuis la salle consacrée à la pique, jusqu’à celle dédiée aux banderilles et à l’art des séries.
Au cours de ce cheminement thématique, une pause permet de mieux appréhender l’art de Picasso graveur à travers les détails des processus techniques. Après-guerre, il privilégie cette pratique et celle de la céramique, et délaisse alors la peinture à l’huile. La linogravure de l’affiche du festival taurin de Vallauris de 1954 illustre magnifiquement la réussite de Picasso dans ce genre.
Nous clôturons ce parcours par cette dernière manifestation, adieux de la cavalière Françoise au maestro, dix ans après être entrée dans vie.
En épilogue, un échantillon d’oeuvres atteste la permanence de la nouvelle voie plastique suivie désormais par Picasso.

Annie Maïllis
Commissaire de l’exposition

Autour de l’exposition
Visites guidées

Le mercredi à 14h30
6, 13, 20 27 juin
4 juillet, 11 juillet ,18 juillet, 25 juillet
1er août, 8 août, 15 août, 22 août, 29 août
5 septembre, 12 septembre, 19 septembre, 26 septembre
3 octobre

Le samedi à 14h30
2 juin, 9 juin, 16 juin, 23 juin, 30 juin
7 juillet, 14 juillet, 21 juillet, 28 juillet
4 août, 11 août, 18 août, 25 août
1er, 8, 15, 22, 29 septembre
6 octobre

Accessibilité/Handicap
Le premier samedi du mois à 14h30, visite commentée traduite en Langue des Signes Française
Rez-de-chaussée accessible aux personnes à mobilité réduite

Jeudis de Nîmes
En juillet et en août le musée est ouvert jusqu’à 20h00
Visites guidées : à 18h00
5 et 19 juillet ; 2, 16 et 30 août
Journées du Patrimoine / Feria des vendanges Samedi 15 et dimanche 16 septembre 2012

Le jeune public
Ateliers pédagogiques, ouverts aux enfants de 5 à 14 ans, dans le cadre scolaire, ou pour les individuels dans le cadre des « mercredis aux musées »

A la découverte de Picasso
Jeu de piste dans l’exposition « Picasso à Nîmes » 10 juillet, 24 juillet, 7 août, 21 août

Empreintes de Picasso
Réalisation d’un gaufrage à partir d’une oeuvre de l’artiste 13 juillet, 27 juillet, 10 août, 24 août

Les céramiques
Réalisation d’une assiette représentant une scène taurine 17 juillet, 31 juillet, 14 août

A la manière de Picasso
Les enfants donnent leur vision d’une oeuvre de Picasso 20 juillet, 3 août, 17 août

Catalogues
Aleth Jourdan, Annie Maïllis, « Pablo Picasso et Françoise Gilot, peintre et muse » 10 €
Annie Maïllis, « Picasso sous le soleil de Françoise, l’artiste, la femme, le toro » Editions Images en Manoeuvre Editions, Marseille 35 €

A savoir
Horaires d’ouverture du Musée
Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00

Tarifs
Le billet donne accès à l’exposition présentée au Musée du Vieux Nîmes « Pablo Picasso et Françoise Gilot, peintre et muse »
Plein tarif : 6 euros
Tarif réduit : 4 euros (voir conditions)
Tarif groupe (10 personnes et plus) : 4 euros par personne
Tarif famille : 15 euros à partir de 4 personnes issues de la même famille
Tarif visite guidée : 2 euros en sus du prix d’entrée
Tarif des ateliers pédagogiques : 5 euros par enfant
Gratuit pour les écoles et centres nîmois.

 


 

 

 

 

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