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logo Arles (09/04/2012 - matin) : Diego Ventura débute la saison en beauté

 

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Photo : Daniel Chicot

Si les corridas de rejons ont tant de succès et remplissent les arènes, notamment en Arles, c'est parce que les cavaliers nous vendent du rêve. C'est d'ailleurs la spécialité de Diego Ventura auteur de deux faenas spectaculaires à l'issue desquelles il coupa la bagatelle de quatre oreilles face aux toros de la ganaderia Murube (bons les trois premiers, plus hésitants et fuyards les trois derniers).
Il utilisa sa jument Triana de salida, et quelle jument! Face à ce toro d'une vitesse intimidante elle enchaîna les petites voltes et à peine la tête dépassée, effectuait une demie pirouette laissant le toro sur place. Mais pas pour longtemps car la tendance de ce dernier à fuir aux planches le mena même jusqu'à sauter dans le callejon. Diego débuta très fort aux banderilles, déjà au galop de côté au fil des planches avant même de clouer la première. Mais l'apothéose survint lors de ses départs de face de l'autre bout de la piste au petit galop puis quiebro au dernier instant. Il coupa donc deux oreilles grâce à la collaboration de cet infatigable cornu et d'une mise à mort propre et rapide.
Mais le plus fort c'est que les oreilles Diego les coupe aussi face aux toros plus compliqués. La preuve face à son second très fuyard. Qu'à cela ne tienne il l'emmena carrément à l'autre bour de la piste et toréa de très près, à la limite du raisonnable, afin de garder son attention. Et là, magie! Le toro méconnaissable s'investit soudainement dans cette faena! Un exploit qui en plus d'une mise à mort encore reussie valait bien deux oreilles supplémentaires.
Son aîné Fermin Bohorquez fut beaucoup moins chanceux. Aux aciers d'abord ce qui le priva d'oreille face au premier toro pourtant excellent et généreux dans ses charges. Dans le style classique qui est le sien et tout en sincèrité et fluidité il offrit une faena faite de poses au cuarteo mais il se laissa même aller à quelques poursuites au galop de côté et de face. Mais la malchance ressurgit face au second qui se brisa le postérieur droit. Et comme s'il était responsable de cela, l'indignation et la colère du public se reporta sur lui. Il fallut donc le tuer, non sans mal...

Leonardo Hernandez profita lui aussi d'une toro à la mobilité abondante bien que moins régulier et parfois indécis, s'arrêtant dès que la distance entre lui et le cheval se faisait trop grande. Et c'est ce qui compliqua les choses car ses fusées violentes empêchaient le torero de rester trop près. Mais ce dernier fit oublier ces complications en optant pour des poses spectaculaires plutot que des poursuites. En effet ses quiebros accentués suscitèrent frissons puis euphorie sur les spectateurs emballés. Malheureusement l'usage du descabello le priva de trophée.
Il se rattrapa donc face au second pourtant pas évident et violent, en lui coupant une oreille grâce à ses quiebros et la pose des banderilles courtes al violin, une valeur sure. Il tua d'une demie-lame en arrière mais efficace.

Marie Barcelo

Reportage photographique : Daniel Chicot photos

 

 


 

 

 

 

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