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logo Arles (07/04/2012 - matin) : Fernando Adrián a hombros

 

arles

Photo : ElTico

Deux mondes se sont opposés en matinée sur le sable des arènes d'Arles : La planète sur laquelle évolue Fernando Adrián et celle des terriens. L'ancien pensionnaire de la Fundacion El Juli n'en finit pas d'étonner par la richesse de son répertoire et son abattage. Il n'a pas fait de détail ce matin et a triomphé, coupant trois oreilles de ses adversaires de Antonio Palla.

Les novillos de Ledesma (Salamanca), bien présentés, se sont révélés en général fuyards dans les capes avant de prendre correctement leurs rations de fer, certains même avec application au point d'en faire choir les destriers et leurs montures. Au troisième tiers, trois d'entre eux se sont rapidement éteints, pour le plus grand malheur d'une Conchi Rios à la douceur exquise, mais qui semblait baisser la main un peu rapidement pour la condition physique de ses adversaires et d'un Cayetano Ortiz qui peine à retrouver le niveau qui était le sien avant son accident de Lunel l'an passé.

Le protégé de Simon Casas poursuit quant à lui sa marche triomphale qui le mènera jusqu'à son alternative conférée par son ancien mentor au mois de septembre à Nîmes. D'ici là, ceux qui croiseront son chemin devront compter avec lui...

Laurent Deloye ElTico

La chronique de Marie Barcelo :

Six novillos de la ganaderia salmantine Antonio Palla joliment présentés et tous emplis de noblesse. Néanmoins leur mobilité première ne dura qu'un temps et beaucoup d'entre eux finirent par s'éteindre rapidement. Hormis le dernier attribué à Fernando Adrian, honoré d'une vuelta posthume pour sa classe et sa grande collaboration. 

Conchi Rios offrit quelques véroniques de bonne facture même si le novillo se révélait plutôt inattentif au départ et déjà faible. C'est avec beaucoup d'aisance qu'elle le mena au cheval par deux fois. Malgré son manque de force l'animal poussa avec envie. C'est avec beaucoup d'élégance que la jeune femme débuta à la muleta, prenant soin de prendre beaucoup de distance entre chaque passe afin de laisser respirer son adversaire. A droite elle l'invita dans de belles séries parfaitement liées , rythmées par de longues passes permises grâce à l'excellente collaboration de ce novillo des plus nobles. A gauche en revanche il la serra plus et elle n'insista pas et dut mettre fin à cette faena face à l'attitude désormais très immobile. Elle le tua d'une entière en place puis salua.

Elle fut à nouveau très propre face à son second qui chargeait au grand galop avec force. Par contre ce fut le grand bazar lors du tercio de piques avec un cheval renversé, une belle frayeur pour le picador Jacques Monnier et Alain Bonijol et la contribution involontaire du deuxième picador. Après avoir brindé sa faena à El Fundi et Ruiz Miguel présents dans le callejon, elle dut bien baisser la main à la muleta, ce qui ajouta de la profondeur à ses muletazos. A gauche elle réalisa les passes une par une, prenant ainsi le risque de se voir reprocher un manque d'envie... Elle tua encore avec succès et fit la vuelta.

Cayetano Ortiz: Son premier exemplaire ne cessa de courir en tous sens, ce qui ne facilita pas son placement face au cheval. Il ne le rencontra d'ailleurs qu'un fois, se révélant de plus en plus violent. Il brinda sa faena à El Fundi puis s'attaqua à cet adversaire rapide et donnant un violent coup de tête en fin de passe. Mais Gaetan sut être suffisamment ferme et agile dans ses déplacements pour le fixer définitivement sur son leurre, parvenant même à se montrer très esthétique à gauche, ce qui déclencha soudainement l'enthousiasme du public et la musique. Poussé par cette ambiance il enchaina les rédondos et même un passe dans le dos inattendue à l'effet garanti. Il termina en nous procurant quelques frissons lors de ses manoletinas pour le moins culottées. Ses efforts auraient pu être récompensés mais il échoua à deux reprises lors de la mise à mort. Salut.

Son second sorti chargé de promesses dans la cape: mobile et obéissant, il renversa le picador Jacques Monnier et son cheval, puis y retourna par deux fois sans grande bravoure cependant. Dans la muleta ce joli sardo tint donc ses promesses au départ, enivré par les passes du bitterois qui semblait prendre beaucoup de plaisir. Malheureusement cela ne dura qu'un temps puisque ce novillo finit par s'éteindre rapidement, comme la plupart de ses frères, laissant le torero sans options. Il pincha une fois puis le tua d'une entière. Salut.

Fernando Adrian tira son épingle du jeu et ce dès sa première réception de cape. Car la manière dont il envoie la cape est tout à fait spéciale, parvenant à gérer à la perfection la vitesse de sa cape et rattraper la moindre avance ou le moindre retard de manière assez impressionnante. Muleta en main le madrilène révéla un novillo de beaucoup de classe, chargeant au galop jusqu'aux derniers centimètres imposés par le leurre. Mais ne vous y trompez pas ce ne fut pas un novillo facile pour autant. Car ce n'est qu'après un recadrage très subtil et avec une fermeté discrète qu'il put lui en demander autant et dévoiler sa tauromachie. Celle dont on nous avait tant parlé. En effet ce garçon maitrise son sujet. Même si ses nombreux redondos et adornos en tous genres ont pu en lasser certains, étouffant quelque peu son adversaire. Il tua d'une entière légèrement en arrière et coupa une oreille.

Toujours aussi à l'aise à la cape face à son second, il le plaça fort bien au cheval ce qui nous permit d'admirer sa bravoure à trois reprises :départ de l'arrêt au galop lors de la deuxième rencontre. Muleta en main il sut convaincre le public en une série époustouflante composée de trois cambios rapprochés effarants. Nous fument comblés par les grandes qualités de ce novillo qui chargeait de loin au galop, le nez au ras du sol avec une réelle bravoure. Ce fut sans doute un régal pour le jeune homme qui profita pleinement de cette occasion de se faire plaisir, le compas bien ouvert pour des passes d'une longueur infinie. Une entière, deux oreilles et vuelta posthume pour le novillo.

Marie Barcelo

Arles - 7 avril 2012 - matin

3/4 d'arène - Temps nuageux.

6 novillos de Antonio Palla, donnant du jeu ; supérieur le 6ème Belicoso, primé d'une vuelta al ruedo. 15 rencontres avec les groupes équestres armés par la Cavalerie Bonijol.

Conchi Rios : Salut / Vuelta

Cayetano Ortiz : Salut / Silence

Fernando Adrián : Oreille / Deux oreilles

Reportage photographique : ElTico photos

 

 


 

 

 

 

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