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logo Arles (06/04/2012 - tarde) : Ouverture en triomphe majeur...

 

arles

Photo : ElTico

Que pouvait-on rêver de mieux pour cette première corrida de la temporada Arlésienne ? Trois toreros sortant à dos d'hommes accompagnés du mayoral d'un élevage qui a mis la barre très haut dans l'optique du prix à la meilleure corrida 2012. Et surtout, un TORERO, un brave parmi les braves qui revient de si loin... et triomphe. S'il ne nous reste qu'un symbole à opposer aux anti-corrida, il faut que ce soit lui... Stigmatisation : Le mot est à la mode en ce moment. Il ne faut pas stigmatiser en raison de son appartenance ethnique, de sa religion, de sa sexualité ou de son handicap... Juan Jose Padilla torée l'oeil droit masqué, la gueule cassée. Il accueille les toros à genoux ; il les banderille ; il les torée de la gauche... comme de la droite ; il les tue et leur coupe les oreilles malgré son handicap... Ah, c'est vrai, il ne faut pas stigmatiser. Même quand c'est pour dire son admiration ?

Les toros de Domingo Hernandez ont participé bien sur grandement à ce triomphe majuscule. Pas en tendant leurs oreilles, mais en opposant une vraie bravoure et une noblesse loin d'être niaise à leurs matadores. Une corrida comme on les voudrait toutes...

Juan Jose Padilla est vraiment un drôle de type. Dans sa vie précédente, il pouvait être génial comme exaspérant, enthousiasmer comme lasser à force de "Padilladeries". Mais s'il est une chose dont on n'a jamais douté, c'est de son aficion. Et maintenant qu'il a ressucité, à le voir si calme et sobre, on se rend compte qu'il était déjà un grand torero et qu'il le reste. Parfois le naturel revient au galop, comme devant ce grand toro sorti en quatrième position qu'il avait accueilli de trois largas de rodillas et qui demandait beaucoup de douceur dans les toques. Après l'avoir plusieurs fois sollicité un peu trop virilement et du coup arrêté, le nouveau Padilla s'est remis à l'aspirer dans sa muleta et la voie du triomphe s'est rouverte. Le Maestro de Jerez a coupé les deux pavillons de ces deux opposants. Il ferait encore la vuelta sous les applaudissements s'il ne fallait pas que même les bonnes choses aient une fin...

Juan Bautista a touché un premier Domingo Hernandez difficile à manoeuvrer au capote, qui prit en suivant deux grosses rations de fer en poussant les reins mis. Une fois châtié, le toro permit un quite agréable de l'Arlésien par chicuelinas, mais ne se départit pas d'un comportement peu clair et limite sournois dans sa muleta. La faena qui connut toutefois de beaux moments, surtout à gauche, sera conclue d'une belle entière décisive. Le camarguais salua son second genoux en terre et le mit en suerte pour la première des deux rencontres au fer par chicuelinas marchées. Poussé par son public, il se saisit ensuite des bâtonnets et cloua trois paires dont un quiebro et un violin. Muleta en main, il se montra une nouvelle fois dominateur, confirmant son grand moment, avant de rouler son adversaire d'une grosse estocade sin puntilla.

On a retrouvé le grand Sebastian Castella, celui de 2008, celui qui ne doutait jamais même dans les terrains les plus compromis. Son premier adversaire avait poussé fort et occasionné une chûte de la cavalerie sur la première des deux rencontres. Il le reçut par six statuaires pieds rivés sur un timbre poste en début de faena. Celle-ci baissa de ton lorsque le biterrois prit la main gauche, le contraignant à raccourcir les distances. S'en suivirent alors quelques séries rapprochées au cours desquelles les pitones frôlèrent à plusieurs reprises les chevilles, qui maintinrent l'émotion à son maximum avant une entière suffisante. Le dernier de l'envoi n'était pas le plus brave. Après avoir quelque peu semé la panique dans les cuadrillas lors du premier tiers, il conserva son comportement mansito au troisième où il arriva peu éprouvé par les trois refilons qu'il avait daigné subir au passage. Il fit alors l'avion dans la muleta d'un Sebastian Castella qui n'en demandait pas tant, faisant preuve à nouveau de beaucoup d'aguante lors des charges puissantes de son adversaire. Une nouvelle grosse estocade venait clore les débats et clôturer une bien belle tarde de toros.

Laurent Deloye ElTico

Arles - 6 avril 2012 - tarde

3/4 d'arène - Temps nuageux.

6 toros de Domingo Hernandez, bien présentés, braves (à l'exception du 6ème) et donnant du jeu ; meilleur le 3ème Fondero, primé d'une vuelta al ruedo ; moins bon le 2ème à la charge sournoise. Poids des toros : 540 ; 535 ; 530 ; 530 ; 545 et 525 kgs. 13 rencontres avec les groupes équestres armés par la Cavalerie Bonijol.

Juan Jose Padilla : Deux oreilles / Deux oreilles

Juan Bautista : Oreille / Deux oreilles

Sebastian Castella : Deux oreilles après avis / Deux oreilles

Reportage photographique : ElTico photos

 

 


 

 

 

 

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