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logo Béziers (12/08/2012) : Miguel Angel Perera indulte Calabres et sort en triomphe avec Daniel Luque

 

beziers

Photos : Daniel Chicot

Invité de dernière minute pour susbtituer Enrique Ponce blessé, Miguel Angel Perera a créé la sensation ce dimanche en obtenant le deuxième indulto de l'histoire des arènes de Béziers.

Mais comme hier cependant, malgré un final triomphal, la tarde aura gardé un petit goût d'inachevé. En grande partie en raison du comportement des toros de Daniel Ruiz, nobles en général mais manquant de fond et de classe. Le meilleur, Calabres, n°57 de 525 kgs sorti en cinquième position comme pour confirmer l'adage, aura la vie sauve à l'issue de son combat. Un peu chahuté par le public après avoir refusé la première oreille de la course au Juli demandée bruyamment mais non majoritairement par une partie du conclave, le Président Claude San Nicolas a cédé à la demande d'indulto pour ne pas s'attirer définitivement les foudres d'un auditoire volontiers hostile à son endroit. Si cette grâce n'a rien de scandaleux en soi, elle n'ajoutera certainement pas ni au prestige, ni à la lignée de son éleveur. Mais elle permet au Président du jour de rentrer dans l'histoire, lui qui était déjà au centre du Palco le 15 août 2006 pour l'indulto du fameux Cara alegre de Valdefresno par Yvan Garcia.

Autre fait marquant du jour, l'étrange absence d'El Juli, manquant de son immense pouvoir lors de ses deux combats et un peu ailleurs lors de la lidia, comme lorsqu'il abandonna le banderillero d'un de ses compagnons de cartel au sortir d'une pose de bâtonnets alors que son quite aurait été des mieux venus... A suivre.

Laurent Deloye ElTico

La chronique d'Anthony Pagano :

El Juli, n'était apparemment pas dans un bon jour, Face au premier de la tarde qu'il fixa rapidement, le madrilène fut technique et réussit a estomper la violence du bicho. Julian domina son adversaire mais la faena ne décolla pas, la faute au toro -collant, et à la charge désordonnée- qui ne laissa guère d'options au matador ; il mit fin au combat d'un julipié foudroyant. El Juli salua après pétition d'oreille. Le quatrième provoqua la chute du groupe équestre lors de la première pique au cours de laquelle il poussa mais sans réelle bravoure. Lors de la faena brindée au public, l'espagnol débuta de belle manière sur la corne droite avec ce toro noble et répondant à chaque cite avec franchise. El Juli fut dominateur mais ne réussit pas à transmettre l'émotion au public qui finit par s'impatienter.Il tua le Daniel Ruiz d'un vilain bajonazo traversant après un pinchazo.

 

Miguel Angel Perera, hérita d'un premier toro anovillado et aux armures commodes qui reçut deux piques sans histoire. L'extremeño entama la faena sur la corne droite dans de bonnes séries à ce toro noble, manquant toutefois de classe dans la charge. Sur la corne gauche le toro fut plus compliqué. Au cours de la faena, il donna de bons détails et en fin de parcours, Miguel Angel se lança dans un arrimon qui ravit le public. Il coupa une oreille après une entière légèrement tombée. Sorti en cinquième position « Calabres » portant le numéro 57 et pesant 525 kilos, sema la panique dans la cuadrilla, reçut une première pique sur le cheval de réserve et en reçut une seconde édulcorée. Miguel Angel Perera débuta la faena par un cambio au centre plutôt osé étant donné le comportement du toro (manso, imprévisible) et eut ensuite un peu de mal à imposer son rythme. Par la suite l'espagnol cadra son adversaire, et celui-ci montra noblesse, envie dans la charge et franchise mais manqua de classe. Par la suite, le public demanda l'indulto et le matador allongea la faena jusqu'à ce que le mouchoir orange tombe du palco. Deux oreilles symboliques après simulacre de mort.

 

Daniel Luque, fut très bon au capote face au troisième, autant dans la lidia que dans de bonnes véroniques au pur style sévillan. Après un très bon début à droite, Luque prit la gauche pour de bonnes séries de naturelles allurées et templées, face à ce bicho noble et à la charge franche. Il donna de très bons passages sur les cornes avant de terminer par une série de Luquesinas. Il tua d'une entière en place et coupa deux oreilles. Face au dernier du jour, le sévillan ne put construire de trasteo, l'animal chargeant tête à mi-hauteur et se montrant peu franc. Daniel raccourcit les distances sur la fin mais la faena resta à l'état de brouillon. Silence après ¼ de lame et descabello.

Anthony Pagano

Fiche technique :

Six exemplaires de la ganaderia « Daniel Ruiz », correctement présentés et armés mis a part le second anovillado. Tous nobles à divers degrés, mis à part le dernier. Meilleur le cinquième qui fut gracié.

Dimanche 12 Aout 2012. Tarde.
Entrée : 4/5.
Temps : Beau et chaud avec vent.
Durée de la course : 2h25.
Rencontres avec la cavalerie d'Alain Bonijol: 12.
Poids des toros : 500 – 520 – 500 – 515 – 525 et 540 kgs.



A noter :
-Miguel Angel Perera remplaçait Enrique Ponce blessé.
-Daniel Luque se présentait à Béziers.
-Le cinquième exemplaire portant le numéro 57 et baptisé Calabrès fut gracié.
-Miguel Angel Perera et Daniel Luque sont sortis à hombros.

El Juli (Rouge et or) : Saluts / Silence.
Miguel Angel Perera (Bleu nuit et or) :1 oreilles après un avis / 2 oreilles symboliques après 1 avis.
Daniel Luque (Fuschia et or) :2 oreille / Silence.


 

Reportage photographique : ElTico photos

 


 

 

 

 

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