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logo Le nouveau départ de Marco Leal

 

marco leal

Photo : ElTico

C'est lors d'un tentadero de becerras du Curé de Valverde chez Olivier Fernay que nous avons rencontré Marco Leal. Le matador arlésien se trouve à une étape charnière d'une carrière qu'il souhaite voir décoller enfin sur les hauteurs du Pérou.

Bonjour Marco. Tu es matador de toros depuis le 2 avril 2010 et, comme beaucoup de tes prédécesseurs, tu as connu une période creuse suite à ton alternative. Comment as-tu vécu ce moment de ta carrière ?

Bonjour. Comme tu peux l'imaginer très mal. Ça a été très compliqué moralement. J'avais vécu de novillero des temporadas importantes où je toréais beaucoup et ça m'a rappelé la période difficile que j'ai vécue après ma blessure.

Tu reviens en 2011 à Arles devant une corrida très sérieuse de Scamandre (Olivier Riboulet). Comment s'est passé cette corrida?

Ce jour là était très important pour moi et je m'y étais beaucoup préparé. La corrida est sortie sérieuse, brave au cheval mais elle mettait les toreros à l'épreuve. J'ai pris mes responsabilités et j'ai fourni un gros effort face au dernier qui m'a d'ailleurs infligé une cornada au moment de l'estocade. Lorsque je suis revenu vers la barrière, j'ai entendu la pétition d'oreille et j'avais espoir. Mais la Présidence n'a pas cédé. J'ai eu un grand moment de solitude... J'en ai même pleuré. La veille, on donnait des oreilles à tout va aux figuras et malgré le fait que je sois Arlésien, pas d'oreille pour moi. J'ai trouvé ça injuste, bien sur, comme beaucoup de monde. Mais je n'en veux à personne et au contraire, ça m'a motivé pour être encore meilleur. Comme ça, il n'y aura pas de discussion au moment d'attribuer les oreilles.


En 2012, tu es parti toréer au Pérou. Peux-tu nous expliquer comment se sont présentées ces opportunités ?

Il y a quatre ans, j'étais allé passer quelques jours chez Michel Lagravère au Mexique. Là-bas, j'ai rencontré un banderillero nommé Jesús de Fariña avec lequel j'ai sympathisé. Il m'avait dit que comme je banderillais, mon style pouvait plaire en Amérique du Sud. Il m'a appelé au mois d'avril dernier pour me proposer le contrat de la Feria de Chota, au Pérou. J'ai accepté et si ne n'ai pas triomphé, j'ai laissé une bonne impression qui m'a permis de décrocher deux nouveaux contrats à Lajas les jours suivants. J'étais même programmé pour une deuxième corrida à Chota, en fin de feria, mais il y a eu un problème au débarquement de mes toros. Puis, j'ai coupé les oreilles à Lajas, ce qui me permet de repartir toréer là bas dans les jours qui viennent.


Comment as-tu perçu l'aficion péruvienne ?

Je me suis régalé. Les gens sont très reconnaissants lorsque tu leur fais plaisir. Ils te donnent le moral et beaucoup de confiance. Quand ça se passe bien, il arrive que tu mettes plus d'une heure pour sortir des arènes.

 

Tu as donc des engagements en prévision ?

Oui, seize contrats dont quatorze au Pérou qui sont signés et des contacts sérieux en Colombie et en Équateur. Je pars ce mardi pour deux mois en Amérique du Sud.

 

Revenons sur ta seule prestation sur notre sol national cette année, le 15 juillet dernier à Chateaurenard. Comment cela s'est-il passé pour toi ?

Plutôt bien. Là aussi, l'enjeu était très important pour moi car c'était mon seul contrat en France en 2012, que je me retrouvais au cartel avec le Maestro El Fundi et Mehdi Savalli, un arlésien comme moi. On craignait un peu cette corrida des Curé de Valverde, mais finalement, quatre toros sur six se sont laissés et j'ai pu couper la seule oreille de la course. Je peux même couper deux oreilles de plus si je ne pinche pas. C'est mon problème actuel. J'ai perdu trop d'oreilles sur les dernières courses à cause de l'épée. Depuis, je travaille beaucoup. J'ai même complètement changé ma façon d'entrer a matar et j'espère être plus efficace à l'avenir.

 

Est-ce que quelqu'un s'occupe de ta carrière actuellement ?

Non. Un de mes anciens banderilleros Javier Vaquero prend des contacts pour moi et s'occupe des contrats. Mais je n'ai pas d'apoderado.

 

Quelles sont les prochaines échéances ?

Je torée les 11 et 12 août à Matara, au Pérou.

 

Suerte !

Merci.

Propos recueillis par Laurent Deloye ElTico

NDLR :

Carteles de la Feria de San Lorenzo à Matara (Pérou)

Viernes 10 de agosto, harán el paseíllo la rejoneadora colombiana Marialba Valencia, el matador peruano Antonio Reyes y el novillero cajamarquino Emilio Barrantes, quienes matarán reses de Vista Alegre, Salagual y Santa Mónica. 

Sábado 11 de agosto, alternarán el matador colombiano Ramiro Cadena, el francés Marc Leal y el español Andrés González, ante astados de Vista Alegre y Parra.  

Domingo 12 de agosto, compartirán terna Ramiro Cadena, Marc Leal y Andrés González, para estoquear ganado de Vista Alegre y Salagual.

 

Reportage photographique : ElTico photos

 


 

 

 

 

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