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logo Parentis (04/08/2012) : Le sang précieux de Valdellan

 

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Photos : Nadège Vidal

Parentis-en-Born, samedi, première novillada de la féria de « Sent
Bertoumieux ». 4/5ème d’arène.


Six toros de Valdellan, vuelta du troisième, « Correño », numéro 21.

Imanol Sanchez en blanc et argent : salut et une oreille.

Cayetano Ortiz en vert et or : tour de piste et salut.

Antonio Puerta en pétale de rose et or : silence et silence.

Salut final du mayoral.

Juan Aguado a obtenu le prix de la meilleure pique pour sa prestation au
quatrième toro.

Présentation supérieure du lot de Valdellan qui cette année encore a donné des émotions fortes au nombreux public. Les deuxièmes, troisièmes, quatrièmes et sixièmes méritent une mention même si c’est le troisième qui a été récompensé d’une vuelta. Le quatrième aura été le plus spectaculaire prenant cinq piques avec une grande ovation au piquero Juan Aguado qui a justement gagné le prix. Le sixième, moins brave, avait beaucoup de classe par la suite. Tous sont morts la bouche fermée.
Le premier juste de force. Le cinquième compliqué : violent et se défendant sur place.
Pour juger justement les piétons, il faut mesurer la difficulté de la tache pour ces jeunes qui avaient affaire à des adversaires sérieux même s’ils étaient négociables.
Imanol Sanchez est un guerrier. Ses qualités de cœur, son courage compensent son manque d’élégance. Il a bien bandérillé ses deux adversaires, les recevant à la cape avec allure. Peu de finesse par la suite mais de la volonté, une décision qui emporta le morceau face à l’émouvant quatrième, l’as de la soirée. Il le tua bien et coupa une oreille légitime qui va compter dans sa courte carrière. C’est l’aficion Salamantina qui va se réjouir... Dans les durs combats, il a désormais sa place.

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Le bitterois Cayetano Ortiz nous a surpris positivement. Il ne s’est pas dégonflé face à cette rugueuse opposition. Il a un vrai bagage technique. Sans doute manque-t-il un peu de transmission, ne vend-il pas assez son ouvrage pour lui permettre de passer la rampe. Il eut pu couper l’oreille de son premier avec l’indulgence présidentielle. Il y avait une pétition. Face au cinquième, délicat à négocier, il ne se laissa pas déborder et ne perdit pas les papiers. C’est pas si mal... Il relève d’une blessure qui l’a tenu longtemps éloigné des ruedos. Il mérite une nouvelle chance.
Antonio Puerta a une classe réelle. Il est fin muletero et il est l’auteur des plus belles séries, à gauche notamment face à l’excellent sixième. Le murciano n’emballe pas non plus l’assistance. Sa froideur excessive limite l’adhésion à un toreo pourtant séduisant, orné de détails de classe comme de bons changements de mains ou des pechos bien donnés. Le sixième face auquel il avait donné sa mesure, bien tué d’une entière, tarda à tomber ce qui le priva de tout succès.

Mais les vedettes du jour c’étaient les novillos de Valdellan, ce sang précieux d’origine Santa Coloma, Graciliano dont il reste si peu en Espagne et renié par les vedettes. L’ovation finale au mayoral témoigna de l’admiration du public de Parentis pour le maintien de ce sang précieux

Pierre Vidal


 

 


 

 

 

 

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