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Lunel (34 - 17/07/2011) : Et l'histoire se répéta...

 

lunel

Photo : ElTico

Comme en 2010, Alberto Lopez Simon a triomphé à Lunel et coupant les deux oreilles d'un excellent novillo de Blohorn... Il y en avait six cette année.

De belle présentation, lourds, en général commodes de tête mais astifinos, les pensionnaires du Mas de Carrelet ont fourni du jeu et autorisé une course entretenue seulement ternie par la blessure de Cayetano Ortiz face à au quatrième novillo, plutôt compliqué. Une blessure idiote qui n'a rien à voir avec le comportement du toro puisque le jeune biterrois s'est apparemment (des examens étaient en cours à l'heure où j'écris ces lignes) sectionné un tendon du pouce de la main gauche avec l'épée en se croisant pour entrer a matar. Souhaitons que les investigations qui sont en cours et les soins qui en découleront ne le priveront pas d'un contrat à Madrid qui se profile le week-end prochain. Le cinquième exemplaire a été primé d'une vuelta al ruedo posthume et le mayoral invité à saluer par Alberto Lopez Simon.

Autre héros de la tarde, le picador Gabin Rehabi, officiant aux ordres de Juan Leal, instigateur d'un superbe tercio de varas face au troisième Blohorn du jour pour son retour en terres pescalunes après cinq années d'absence.

Pour le reste, le temps a tenu et l'entrée était satisfaisante malgré la concurence de la corrida de Chateaurenard, qui n'a pas non plus fait le plein espéré en présence du Maestro El Juli... Le jour où les organisateurs du Sud-Est s'entendront pour monter un vrai calendrier, tout le monde y trouvera son compte et eux les premiers...

ElTico

La chronique de Marie Barcelo :

Cayetano Ortiz ne tarda pas à se poser par véroniques, découvrant vite que ce novillo plaisant par sa mobilité se retournait court à gauche. Il se révéla ensuite intéressant au cheval lors de la première rencontre mais ne put y retourner qu'une fois. Face à ses irrégularités, Cayetano répondit par une grande confiance et une certaine fermeté a droite, couronnant le tout d'une profondeur et d'un style séduisants. Cependant les choses se compliquèrent lorsqu'il voulut changer de main. A force d'abnégation il parvint malgré tout à arracher quelques bonnes naturelles même s'il commit quelques petites erreurs comme ce redondo sur la corne gauche. Il tua d'une entière, décrochant ainsi une oreille.

Il mena son second tout aussi en forme jusqu'au centre à la cape avant de le présenter au cheval par deux fois. Il brinda ensuite sa faena à son companero Juan Leal puis s'attaqua à une tache peu aisée :  dominer cet animal. Sans baisser la garde il lui livra un combat très méritoire mais le danger resta omniprésent. En entrant a matar il se coupa la main, ce qui l'empêcha de tuer ce novillo. Lopez Simon s'en chargea.

Lopez Simon mit la barre très haute d'entrée de jeu par véroniques pieds joints impressionnantes de classe et de quiétude. Après deux piques prises avec force, ce novillo généreux fut embarqué dans la cape de Juan Leal pour un excellent et oh combien courageux quite par tafalleras, auquel Simon tenta de répondre non sans mal. A la muleta il décida de commencer par trois cambios dignes de son idole de Galapagar avant de dévoiler une tauromachie dans le même ton: pure et engagée, mais son adversaire raccourcit de plus en plus ses charges.  Un pinchazo et une entière. Salut.

Son second mobile lui permit de se poser franchement a droite, progressant peu a peu dans la profondeur et s'autorisant quelques fioritures qui allégèrent les débats. Aussi très à l'aise de face, il joua de la ceinture, extrêmement relâché,  afin de donner encore de l'ampleur a son esthetisme, et ce grâce à la collaboration de ce bon novillo. Il tua d'un mete y saca entier a recibir. Deux oreilles et vuelta posthume pour l'animal de Blohorn.

Juan Leal tenta un larga de rodilla passée tout près avant de mener ce novillo au cheval. La première rencontre fut explosive étant donné que le palo se brisa sous la violence du choc. Et ceci à trois reprises au grand galop, de quoi satisfaire l'appétit de sensations du picador Gabin qui assura le spectacle. A la muleta Juan dut s'accrocher et surtout être habile et rapide lors de ses déplacements. Il s'appliqua à aller le chercher loin devant et grâce à une réflexion avisée et un grand coeur il nous offrit quelques naturelles exceptionnelles et une grosse frayeur lors de ces deux fortes volteretas. Mais ce qu'il faut retenir malgré une mise a mort ratée c'est l'immense courage du garçon.

Ce dernier  novillo digne de ses frères question force et rapidité  s'employa par  deux fois sous  le fer. Juan  chercha d'abord à le soumettre  par doblones puis  en lui  baissant bien la main. Posé et réfléchi , il prit son temps , sagement, afin de ne tirer que le meilleur de l'animal, notamment  par derechazos impliqués . Malheureusement il pincha plusieurs fois avant de le tuer d'une entière.

Marie Barcelo

Lunel - 17 juillet 2010

3/5ème d'arène - Temps couvert sans précipitation

6 novillos de Blohorn, bien présentés, braves en général, donnant du jeu. Supérieur le 5ème primé d'une vuelta posthume. 14 piques

Cayetano Ortiz : Oreille / blessure au pouce gauche au moment de l'estocade

Alberto Lopez Simon : Salut au tiers / Deux oreilles

Juan Leal : Salut après avis / Salut

 

Reportage photographique : ElTico fotos

En matinée, trois représentants du Centre Français de Tauromachie et de l'Ecole Taurine d'Arles s'affrontaient en competencia face à trois erales de Roland Durand devant un parterre relativement bien garni pour ce genre de spectacle.

Alejandro De Benito a touché un premier adversaire exigeant, développant même par moment une pointe de genio. Bousculé à plusieurs reprises, le catalan du CFT revint avec détermination au combat et coucha son opposant d'une belle entière. Oreille

Mojales Balti a récité ses gammes face au bon second qui passait sans rechigner sur la corne droite mais restait plus rétif sur le piton gauche. Quelques beaux passages artistes en fin de faena, mais on aurait souhaité un peu plus de décision sur la corne difficile qui auraient certainement valu la vuelta à cet excellent exemplaire. L'arlésien l'occit en trois fois. Oreille après avis.

Lilian Ferrani fit preuve de beaucoup d'envie en accueillant son adversaire de trois largas de rodillas avant d'entamer sa faena par la fameuse cambiada au centre du ruedo. Par la suite, le second arlésien du jour se montra à la hauteur d'un autre bon novillo qu'il eut malheureusement du mal à tuer. Silence après avis.

Le prix Albert Fournier fut remis à Mojales Balti.

Reportage photographique : ElTico fotos

 

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