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Arles (10/09/2011) : Juan Bautista a hombros

 

arles

Photo : Daniel Chicot

Après la superbe introduction musicale assurée par l'Orchestre des Arènes Chicuelo II et la chorale Voce, il était temps de passer au cartel phare de cette Feria du Riz avec la traditionnelle corrida goyesque cette année décorée par Claude Viallat.

Six toros de Zalduendo avaient été préférés aux Daniel Ruiz initialement choisis mais dont la présentation n'avait pas convaincu la Commission Taurine. Mieux présentés donc les pupilles de Fernando Domecq Solís, mais malheureusement faibles ce qui a grandement terni le spectacle alors que la plupart d'entre eux possédaient par ailleurs de belles qualités.

Morante de la Puebla ne put guère déboucher le flacon ce soir. Sa tauromachie dominatrice par le bas demande beaucoup à ses adversaires, et ceux du jour n'avaient pas les moyens de ses ambitions. Dommage car l'Andalou était décidé, comme on a pu le constater avec son second adversaire malgré un début de combat plutôt hésitant. Malchanceux aux aciers, le triomphateur de Bilbao est reparti bredouille d'Arles mais a été chaleureusement ovationné à l'issue de sa deuxième prestation.

El Juli a touché un premier toro plutôt compliqué, qui a rapidement montré quelques signes de faiblesse. Désarmé à trois reprises du fait d'un piton droit astillé compliqué d'un méchant coup de tête, le madrilène résolut le problème en toquant fort son adversaire et en lui montant résolument dessus, redevenant ainsi maître du ruedo. Après un pinchazo suivi d'une entière à sa manière (forte), il coupait le premier trophée de la tarde. Le cinquième du jour, quelconque dans les deux premiers tiers, entama la faena de muleta sur un grand son, développant bravoure et transmission. Las, il explosa en plein vol et s'arrêta d'un coup, obligeant le Juli a aller chercher entre les cornes un deuxième trophée obtenu après trois quarts de lame concluants.

Juan Bautista était bien décidé à triompher sur ses terres... Ce qui n'a jamais été très évident pour lui. Dès la réception de son premier, il affichait ses ambitions de deux largas de rodillas au fil des planches. Il assura ensuite la mise en suerte de son adversaire au cheval par Chicuelinas marchées en entama sa faena deux genoux en terre. Son Zalduendo demandant à être ménagé, ils lui servit quelques séries à mi-hauteur pour lui donner son rythme et la faena prit corps. Le toro reprit même confiance et afficha une belle classe en fin de parcours. L'arlésien le coucha d'une entière a recibir, qui déclencha une pétition d'oreille seulement interrompue par les deux mouchoirs blancs tombés du palco. Ce ne fut pas la même histoire avec l'ultime de la course, faible et compliqué. L'Arlésien fit l'effort à mi-hauteur, mais fut rapidement contraint d'abréger.

ElTico

Fiche Technique :

6 toros de Zalduendo bien présentés, braves sous le fer en général mais présentant pour la plupart des signes de faiblesse manifestes. Compliqués les 2ème et 6ème ; bons les autres et meilleurs le 3ème.

Entrée : 9/10ème
Temps : très chaud.
Rencontres avec la cavalerie d’Alain Bonijol: 12.
Juan Bautista est sorti en triomphe, Morante de la Puebla et El Juli à pieds.

Morante de la Puebla : Ovation / Salut

El Juli : Oreille / Oreille

Juan Bautista : Deux oreilles / Silence.

Reportage photographique : ElTico photos (photo du paseo : Jean-Claude Carbonne)

 

 

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