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LOGO « L’identité nationale », par Claire Laurenzio

herradero

Photo : Claire Laurenzio - Ganaderia Marquis d'Albaserrada, Mirandilla

L'identité nationale, un sujet qui brûle. Quelque chose qui crame la peau, laisse une odeur de brulé et qui doit, malgré tout, cicatriser. Pour entrer dans le groupe, on nous donne un nom, des numéros, une fonction, des caractères, précis.

Un peu comme un herradero. Une identité, un nom, un numéro. Une appartenance, une société, une communauté.

Et pour la gagner, cette appartenance, il faut se battre.

C'est cette impression qui m'est restée après l'herradero, la ferrade. Une sensation de combat. Comme si, comme nous, les taureaux avaient besoin de se battre pour gagner leur nom. Je parle d'un nom qu'ils n'auront que plus tard, peut-être, comme je dirai un numéro ou tout autre caractéristique d'identité. Gagner son nom, son appartenance au groupe, ça fait mal, ça tape, ça pique, ça brûle. On est pas forcément d'accord. Mais on finit intégré au système, parce que sinon, tout explose.

A chacun son échelle, à chacun son combat. Être soi c’est une bataille.

Les taureaux n’ont pas besoin de notre hiérarchie, ils ont la leur. On leur impose, comme nous nous l’imposons, la nôtre. Alors, sans le savoir, sans le vouloir, eux supportent ce qui les rapproche de nous. Un nom, un numéro. C’est comme cela que nous avons appris à vivre en société. Des lettres, des chiffres et du papier.

Peut-être parce que quatre marques au feu, vécus avec les têtes noires, nous rapprochent un peu plus d’eux ? Un rituel de poudre, de terre, et de sang pour les faire entrer dans le registre, qu’ils soient enfin animaux identifiés, nommés, reconnus. Notre naturelle animalité en somme.

Ce que j’apprends en Andalousie, c’est ce retour au réel. Cette force naturelle du dehors. Du sable, de la terre, des taureaux. Du très serein mêlé au violent et puissant. Du calme et du combat. Une réalité à laquelle je devrai retourner plus souvent. Des parallèles avec la vie, tout simplement. En regardant quelques centaines de kilos se demander ce que je peux bien faire là, les poches vides.

Les taureaux, fin finale, c'est la même chose.

Claire Laurenzio

herradero

 

 

 

 

 

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