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Nîmes (13/06/2011 - matin) : Andy Cartagena par la Porte des Consuls

 

salida

Photo : Daniel Chicot

La course aurait pu être largement triomphale si les toros de Fermin Bohorquez avaient collaboré d'avantage. Car les trois jeunes-hommes remontés comme des pendules ont clairement tout donné pour séduire ces arènes de Nîmes pleines à craquer.

Andy Cartagena enroula d'emblée son premier toro afin de parvenir à arrêter un temps soit peu ce dernier qui ne lui laissait aucun répit. Puis il commença très fort aux banderilles, aussi à l'aise sur quatre pirouettes enchaînées à quelques centimètres des cornes du toro que lors de la pose par violin. Il suivit par la pose d'une paire à deux mains, ce qui termina de convaincre le public, même si ces techniques sont plus spectaculaires que sincères. Deux rejons de mort dont le deuxième foudroyant : une oreille. Il aura décidément touché le meilleur lot de toros. Face à son second il servit une nouvelle fois de la rapidité et du spectaculaire, un large sourire et la queue tombe, exigée par un public sous le charme.

Diego Ventura confirma sa place de numéro un malgré les toros les moins évidents. Son premier attendait le cavalier jusqu'au dernier moment, obligeant celui-ci à s'approcher beaucoup et toujours de face. Face au danger que représentaient ces deux toros, Diego tenta le tout pour le tout, pour quelques quiebros hallucinants et les banderilles courtes posées por dentro : il fallait oser! Il coupa une oreille face au premier mais eut recours au descabello face au second ce qui le priva de trophées. Quoi qu'il en soit ce garçon possède un sens des terrains et une compréhension de la charge du toro étonnante.

Leonardo Hernandez : les poursuites qu'il imposa à son premier toro furent plus larges et aérées. Aux banderilles il usa du galop sur deux pistes à l'extrême, cherchant ainsi à laisser approcher l'animal. A noter ses quiebros arrêté vraiment spectaculaires, ce qui lui permit de couper une oreille. Son second se révéla être le plus lourd de la course, trop lourd et donc souvent au sol. Quant au torero il s'évertua à animer les débats et dû économiser son adversaire en évitant les poursuites et en se cantonnant à la pose des banderilles, toujours avec talent et dans les règles.

Marie Barcelo

Reportage photographique : Daniel Chicot photos

 

 

 

 

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