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Nîmes (12/06/2011 - matinale) : Juan Bautista ouvre la Porte des Consuls

 

juan bautista

Photo : Daniel Chicot

Une nouvelle très bonne entrée pour cette matinale de l'Art, avec au cartel deux enfants chéris de l'Aficion Nîmoise : Enrique Ponce et Javier Conde face à des Juan Pedro Domecq ... Et on avait presque oublié le joker de luxe Juan Bautista sur lequel bien des observateurs n'avaient pas misé un sou... Ils avaient tort.

Depuis la déception Madrilène face aux toros du même fer et le rendez-vous manqué avec Nîmes suite à l'annulation de la corrida de l'Ascension, l'Arlésien avait une revanche à prendre. Et il l'a fait de la plus belle des manières, en ouvrant en grand la Porte des Consuls après deux prestations de haut niveau et une implication de tous les instants.

Les Juan Pedro Domecq ont été fidèles à leur légende, élevés pour servir l'Art et non pour le contrarier. Maria Corbacho reçut en barrera le brindis de Javier Conde et plusieurs oreilles ont été tendues vers le ciel... Il y a un an, Morante de la Puebla et sa chaise entraient dans l'Histoire : Juan Pedro Domecq savourait dans le callejon.

Laurent Deloye "ElTico"

Enrique Ponce a reçu une forte ovation avant son premier combat. Capote en main il fut gêné par le vent et le tiers de pique fut plutôt discret car le toro chuta lors de la 2eme rencontre dont il sortit affaibli. Le maestro de Chivas commença par des doblones, le bicho qui reprit sa forme se fixa et répondit alors à chaque cite, chargeant avec franchise. Le valencian en maitrise totale, le toréa avec douceur et lenteur. Le toro s’affaiblissant de plus en plus, il tua d’une entière après un pinchazo.

Son deuxième adversaire fut puissant au capote et intéressant sous le fer. Le toro se révéla en 2eme partie de faena, et se rendit lorsque le 1er avis eut sonné. Enrique distilla quelques détails de très bonne qualité, dont une série de naturelles de face pieds joints à en faire pâlir les tendidos, et coupa une oreille.

Javier Conde eut affaire en premier lieu à un joli jabonero, qui prit 2 piques en venant de loin mais sans s’employer. Il débuta la faena par des doblones allurés et une série relâchée empreinte de personnalité, à donner des frissons. Pour la suite, il ne pesa pas sur le toro et toréa de loin. Il coupa une oreille généreuse après 1/3 de lame, basse et trasera.

Lors de son second combat, il dessina quelques jolies véroniques avant un tiers de pique peu intéressant. Sur les belles notes d’Opera Flamenca, il esquissa ses fameux pas de danse, ce qui enchanta le public. Il tenta sur quelques élégantes séries de conquérir en plein le conclave, mais en vain. Il tua d’un vilain bajonazo trasero.

Grand jour pour le torero Arlésien. Dès la sortie du toro, on sentit la motivation et la détermination de Juan Bautista. Capote en main, larga de rodillas, véroniques (à genoux, en tablier) et chicuelinas ajustées. Toro mis en suerte par chicuelinas marchées, le bicho fut discret dans le peto. Juan posa lui-même les banderilles avec beaucoup d’engagement, dont une belle paire al-violin. Il commença sa faena par une série à genoux. Ensuite, le toro noble et mobile permit à Jean-baptiste de toréer a gusto, relâché, doux avec temple et lenteur. Le toro s’éteignant petit a petit, Juan finit au corps-a-corps avec celui-ci. Après des bautistinas il le tua d’une entière efficace, et coupa très justement 2 oreilles.

Pour son deuxième combat, il mit le Juan Pedro en suerte par des gaoneras en marchant. Le tiers de pique fut bref et sans grand intérêt. Après une première série en guise de test, le torero Français lia des séries de muletazos longs et profonds sur les deux pitones. Juan montra un répertoire varié, avant de finir par un numéro entre les cornes avec prise de risque. Public conquis, il coucha son adversaire d’1/4 de lame et descabello, et coupa une nouvelle oreille.

A noter: l’émouvant brindis de Javier Conde au ciel et a la compagne de Juan Pedro Domecq. La devise de l’élevage habituellement rouge et blanche était aujourd’hui noire et blanche. Une minute de silence à été observé en la mémoire du ganadero récemment disparu. Juan Bautista sortit a hombros par la porte des Consuls.

Beau temps. Vent gênant soufflant par rafales. Plein apparent.12 rencontres avec la cavalerie.

Durée de la course : 2h40.

Enrique Ponce (bleu turquoise et or souligné de blanc) : salut après 1 avis / oreille après 2 avis .

Javier Conde (vert bouteille, strass rouge et azabache) : oreille / silence après 1 avis.

Juan Bautista (framboise et or souligné de blanc) : 2 oreilles / 1 oreille.

Anthony Pagano

 

Reportage photographique : ElTico photos Photo du paseo : Jean-Claude Carbonne

 

 

 

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