bonnes fetes
reportages 2007 2008 2010 2011 campo
lequipe
cartels archives liens mentions legales

 
 
 

 

 

 
 

 
 
contact
 

 

LOGO
Nîmes (09/06/2011) : Sur la planète du Juli...

 

juli

Photo : ElTico

Décevante corrida malgré une affiche alléchante. Le plus déçu fut surement Patrick qui pour son alternative tant rêvée tira au sorteo les pires toros de l'après-midi. Malgré beaucoup de volonté et un talent indéniable il ne put rien faire. El Juli nous donna comme d'habitude une vraie leçon de tauromachie toute en rondeurs. Quant à Castella il prouva une nouvelle fois son pundonor face à ce toro de Los Galos que beaucoup auraient expédié sans regrets.

Patrick Oliver chercha dés la première passe de cape à se poser par véroniques lentes et statuaires. Mais le toro sembla déjà bien éteint et les deux piques qui suivirent n’arrangèrent pas les choses . Suite à la cérémonie d'alternative, il brinda sa Faena à son père. Muleta en main il débuta par le bas et signa déjà une trinchera révélatrice de son style. A droite et sans précipitation il chercha à animer la bête tout en gardant une certaine profondeur mais le toro qui n'avait rien dans le ventre ni dans les pattes gâcha la fête . Il pincha une fois puis le tua d'une entière à l'effet rapide et fut chaleureusement ovationné lors de son salut au centre.

Son second aussi très lourd ne lui facilita pas tellement les choses à la cape, mais le nîmois signa cependant une demie -véronique délicieuse. Muleta en main il alla se placer au centre pour effectuer un cambio osé mais réussi dans une parfaite immobilité. A droite son toro ne lui laissa pas le temps de se replacer. El Juli, son ancien professeur conscient de la charge impossible de ce toro conseilla le jeune-homme de la barrière tout le long. Mais à l'impossible nul n'est tenu et la bataille se termina grâce à une trois-quart de lame. Déception...

El Juli déplia la boîte à magie , à la cape notamment par chicuelinas après deux piques. Ce toro plus mobile mais désordonné fut vite réglé par quelques mouvements d'étoffe du maestro qui commença à mi-hauteur, profitant du galop généreux de son adversaire. Il lui fit d'ailleurs tout ce qu'il voulu, le faisant passer dans d'improbables postures, et le tout les pieds vissés au sol et sans jamais se faire toucher la muleta . Un pinchazo, une entière et une oreille.

Il remit ça à la cape par véroniques face à son second mais fut cette fois ci concurrencé par Castella qui intervint sur un quite par gaoneras incroyable de précision et de sincérité . A la muleta le madrilène chercha à alléger l'animal par des passes à mi-hauteur bien que généreuses et liées avec goût. Le toro montra cependant des signes de mansedumbre puisqu'il fuit aux planches. Qu'à cela ne tienne, Juli ne lui enleva plus la muleta des yeux, l'entraînant ainsi dans un ballet enroulé a l'extrême . La rondeur de ses passes, leurs liaisons astucieuses et cette fameuse lenteur conquirent véritablement le public nîmois . Une pinchazo, une entière et une oreille, grosse pétition pour la deuxième .

Sébastien Castella: son premier toro présentant des signes désignés de faiblesses fut changé ainsi que le sobrero . Ce fut donc un toro de Los Galos qui fut attribué au français, mais ce ne fut pas pour autant un cadeau. Totalement arrêté dès la cape, il prit deux piques non sans mal. Malgré ce, Castella s'assit sur l'estribo muleta en main, avant de dérouler une Faena irrégulière . Il tenta de rester le plus sincère possible faute de ne pouvoir montrer plus, se mettant même réellement en danger. Il réussit d'ailleurs une estocade entière avant de descabeller. Salut aux tiers.

Il pu se faire plaisir à la cape par véroniques, menant son second toro jusqu'au centre . Il enchaîna par chicuelinas avant de laisser la place à Patrick Oliver qui fit de même sans démériter. Par deux fois le toro rencontra le cheval cette fois ci avec un peu plus de bravoure . Ceci n'échappa pas au Torero qui débuta par quelques statuaires effarants de tranquillité. Il se plaça ensuite loin de l'animal, soulignant ainsi sa bravoure et son envie de charger au galop, sans jamais se faire prier. Il participa donc à une tauromachie classique mais profonde, rapprochée mais intense. Une mete y saca, une entière , une oreille.

Marie Barcelo

 

Nîmes

Feria de Pentecôte - 9 juin 2011 - 2ème de feria

Plein apparent - Beau temps

6 toros de Victoriano del Rio (Toros de Cortès 3ème), inégaux de présentation et de jeu. Meilleur le 5ème - 12 rencontres avec la cavalerie armée par Philippe Heyral.

Patrick Oliver (qui prenait l'alternative) : Salut / Silence

El Juli : Oreille / Oreille avec forte pétition de la deuxième.

Sebastian Castella : Salut après deux avis / Oreille après avis

 

Reportage photographique : ElTico photos

 


 

 

 

RETOUR